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Châteaux, manoirs, maisons fortes de l'Ain

Cette page est réservée à la découverte de nos châteaux. Qu'ils soient encore habités, devenus musées, ou en ruines.
Il suffit de se promener dans notre région pour trouver nombre de "châteaux" trônant fièrement au somment d'un pic, d'un village, ou bien complètement ruinés et bien cachés...

Je vais vous les faire découvrir, au fur et à mesure de mes promenades...

Je ne demanderais pas l'autorisation au "châtelain" de voir l'intérieur qui, pour moi, reste du privé.
Si vous êtes propriétaire contactez moi pour prendre des photos de vos demeures, je suis preneur afin d'améliorer et compléter le site.

Pour rédiger les différents articles, j'ai consulté, entres autres :
- les registres de PEINCEDE. Cet homme a étudié, répertorié tous les actes concernant les nobles et les seigneuries détenus par la chambre des comptes de Bourgogne. Les répertoires sont en ligne sur le site des Archives Départementales de Cote d'Or ;
- les écrits de nos historiens locaux comme J. BAUX et ses nobiliaires de Bresse, Dombes, Bugey.... Sans oublier M.C. GUIGUE, S. GUICHENON, etc......
- les Archives Départementales de l'Ain, du Rhône, de Savoie. détentrices des incontournables série B des justices seigneuriales, les séries J...
- sans oublier le formidable travail des bénévoles qui ont participé à la publication des richesses archéologiques et touristiques des cantons de l'Ain ;
- et bien sûr Internet : les sites historiques concernant les châteaux, la bibliothèque nationale de France (gallica), etc....

Avant de vous les laisser découvrir un par un, je vais essayer de vous permettre de faire la différence entre les divers bâtiments, très souvent appelés "château" dans les actes d'archives. Le terme peut désigner aussi bien un château fort, une maison forte, une bâtie, un manoir, une maison bourgeoise, ...
Les premiers châteaux servent exclusivement à la défense des nouvelles seigneuries qui se créent vers les X et XIème siècle.
De grandes familles seigneuriales profitent de l'éloignement des princes de Bourgogne et de leur autorité pour prendre possession des terres. De grandes familles s'installent comme les THOIRE, VILLARS, LUYRIEU, GROLEE, COLIGNY, MOYRIA, etc. Mais également les abbayes : Ambronay, Nantua, Saint-Rambert, Saint-Sulpice, etc.
Ce réseau castral va évoluer à l'arrivée des comtes puis duc de SAVOIE, des luttes avec le Dauphiné, des familles (mariages, partages, absence de descendances, etc.), et des moyens pour l'entretenir.

Au XIIème siècle Les COLIGNY ont Géovressiat, Brion, Montréal La Cluse, ... Les THOIRES sont propriétaires de Jujurieux, Saint Martin du Fresne, Rougemont à Aranc, ... Les VILLARS possèdent La Ceuille, Cerdon, Arbent, Matafelon... 
Au XIIIème siècle Les COLIGNY règne sur Chazey/Ain, Sainte Julie, Saint Germain, Varey, Briord, Neyrieu.... Le Duc de SAVOIE seigneur de Pontd'Ain, Ambérieu, Rochefort, Seyssel, le Valromey, .... Les LUYRIEU sont établis à Culoz (Montvéran), Réoux....
Au XIVème Les BELMONT sont installés à Hostel , les LABALME à Montaigre, Prangin, etc...Les MONTFALCON à Flaxieu,... LA BALME à la Balme sur Cerdon, Les MOYRIA à Maillat.....

A partir du XVème les seigneuries n'ont plus besoin d'avoir des châteaux défensifs. Les ducs de SAVOIE vendent les propriétés et demeures aux seigneurs locaux. Les châteaux s'embellissent et deviennent des demeures bourgeoises et raffinées ou disparaissent....

Dans l'Ain nous trouvons toutes les sortes de constructions, à savoir :

Le château fort

Celui ci est signe de puissance et de défense. Il possède des fortifications et se situe sur un pic rocheux ou une motte castrale (butte de terre naturelle ou  construite). Au début simple tour avec une basse cour comportant des bâtiments agricoles et du personnel. Ils sont nommés castellulm en latin dans les textes.
Cette tour évolue en un ou des bâtiments fortifiés, toujours à des fins défensives entre le XI et XIVème siècle. Dans les terriers nous trouvons le terme de castrum.
Le château fort est donc un ensemble fortifié d'une seigneurie. Il se compose d'un donjon défensif et d'un logis, entourés de murailles avec fossés. Il est habité soit par la famille noble seigneur du lieu soi par le châtelain.

La maison forte

Ce n'est ni un château, ni une maison. Très souvent ce bâtiment est constitué d'un logis et une tour, le tout fortifié. Elle n'est pas construite comme le château au somment d'une butte, d'un pic afin d'avoir une vue éloignée du danger, mais se trouve le plus souvent dans un village. Elle reste l'apanage du seigneur qui assoit son autorité sur le lieu, mais ce lieu dépend très souvent d'une châtellenie avec un château.

La tour

Les tours étaient en bois ou en pierre, souvent au sommet d'une montagne, colline, etc, afin d'être visible du château fort ou des autres tours formant une limite de terres. Elle pouvait contenir une petite garnison chargée de veiller et prévenir. La tour possède très souvent une cheminée et un puits servant aux soldats.

La bâtie

La bâtie est l'intermédiaire entre le château fort et la maison forte. Elle sert de défense, comporte de quoi tenir un siège.. Elle est construite en moins de temps car plus petite qu'un château et avec moins d'argent. Très souvent de forme carrée ou rectangulaire elle possède un logis avec deux ou quatre tours.

Le château

Il se différencie du château fort par sa perte du côté militaire et défensif. Ils apparaissent à la renaissance au 16ème siècle. Les fortifications disparaissent, le pont-levis est remplacé par un pont en pierres, la cour fermée prend des parterres arbusifs avec des perspectives, les fenêtres s'agrandissent, etc. L'architecture passe du défensif au confort, au prestige... Apparaissent les fenêtres à meneaux, corniches, moulures, etc....

Le manoir

Le manoir ou gentilhommière est une habitation grande et  riche en raffinement intérieur comme extérieur. Souvent entouré d'un parc, situé près ou dans un village, il est habité par un noble, un riche propriétaire ou industriel. Leur construction commence à partir du 17ème siècle avec des matériaux nobles, souvent ceux d'un ancien château fort.

La maison Bourgeoise

La maison bourgeoise ressemble au manoir dans tous les points, il est donc difficile de faire une différence. Elle est construite entre le 17ème et le 19ème siècle, avec un architecte pour mener les travaux.

Lorsque je ne peux pas faire de photo du lieu vous retrouverez la même photo de ruines.

Le château de Peyzieu

Le château de Peyzieu


Nous n'avons pas beaucoup de documents le concernant.

Une plaque en façade rappelle le premier occupant : la famille de LUYRIEU.

En 1333 la famille de LONGECOMBE en prend possession. A ce moment là, la famille ce partage en deux branches.
L'ainé reste sur le village éponyme.
Le frère puiné devient seigneur et marquis de Thoy. Ils habitent à Peyzieu, dans leur château de Thoy ou dans leur maison de Belley.

Le marquisat resta dans la famille en branche direct jusqu'à Antoine Balthazard décédé à Paris en 1726. Sa veuve, dame Marguerite Antoinette MOISSARD de BEYVIER décède en 1747 à Belley.
Le couple n'a pas de descendance. Antoine est le dernier marquis de Thoy.

Le 07 octobre 1747, Claude MOISSARD de BEYVIER devient légataire universel de haut et puissant messire Antoine Balthazard de LONGECOMBE, chevalier, marquis de Thoy, lieutenant général des armées du roi, capitaine général de celles du roi d'Espagne, gouverneur de Belle-Ile, et héritier universel de dame Renée Charlotte de POLEINS.

Il transmet à Joseph de LONGECOMBE, chevalier, seigneur des terres de Thoy et de Longecombe, lieutenant colonel dans le régiment du Lyonnais et à dame Marguerite Antoinette MOISSARD du BEYVIER, sa sœur, la terre et seigneurie de Peyzieu. Le tout contre la somme de 20000 livres, donnée en écus d'or par Joseph de LONGECOMBE le jour du contrat.

La famille de LONGECOMBE de THOY est une très ancienne famille du Bugey. Elle est originaire du village de Longecombe dont elle prit le nom.
Elle s'éteint par la naissance de 2 filles : Louise Marguerite née ne 1805, épouse Abel MAIGRE de LA MOTTE et Suzanne Louise née en 1806 mariée à Abel de MOYRIA.

La famille entretenait une amitié sincère avec Saint François de SALES qui est leur confident et directeur de conscience. Il vient souvent à Belley voir son ami l'évêque de CAMUS. L'évêque de Genève marie de LONGECOMBE François avec Jeanne de BEAUFORT le 05 novembre 1622.

La plaque

"HOC CAST. CONDITUM FAMILIA DE LUYRIEU ACQVISIT FAMILIA DE LONGECOMBE IN ANN. DNI. MCCCXXXIII RESTAURAVIT IN ANNIS DOMNI MCMLIX.LXVIII JACOB DUFOUR DU ROUCHET CUM AUXILIO ELYS NEURY CUM DEI GRAT.

PLUS EST IN NOBIS"

Un écu est sculpté : d'or à deux bandes ondées d'azur, qui sont les armes de la famille de LONGECOMBE.

CAST. est l'abréviation de castellum. 
ANN. DNI est l'abréviation d'anno domini. 
GRAT. est l'abréviation de gratias

"Ce château fondé par la famille de LUYRIEU a été acquis par la famille de LONGECOMBE dans l'année du seigneur 1333. Restauré dans les années du seigneur 1969-68 par Jacob DUFOUR du ROUCHET avec l'aide d'Elys NEURY. Avec l'aide de Dieu."

Une devise au dessous : Plus est en nous.

Je ne la connais pas comme étant celle de la famille de LONGECOMBE.

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Le château de Réoux

Le château de Réoux

Le château de Chateauneuf régnait de sa hauteur sur le Valromey. Mais Réoux, hameau de Songieu, possédait aussi son château autrefois. Le château est situé sur les hauteurs de la colline surplombant le moulin du même nom.

D'après l'Abbé GRINGOZ, Réoux viendrait de Rotaticum (rota : roue), impôt payer par le propriétaire d'un charriot pour circuler. Une hypothèse : roue de moulin ?

On le trouve écrit : Royou, Réou, Réouz, Réous et/ou Réoux.

Sa construction semble remonter, comme châteauneuf, au XIIème siècle.
Un chemin assez raide part du hameau jusqu'au pont-levis donnant accès à la porte d'entrée au premier étage. En effet, dans nos pays savoyard, l'accès à la tour se fait au premier étage.
A cette date il n'est constitué que d'un donjon carré ou rectangulaire. Afin d'en assurer la défense des fossés sont creusés y compris dans le roc sur plusieurs mètres tant en profondeur qu'en largeur.
Au XII ou XIVème siècle la demeure est agrandie : la cour est entièrement close d'une muraille sud-est et sud-ouest renforcée de deux tours rondes. Des maisons, avec caves et celliers, sont construites coté sud. Le château dans son ensemble mesure environ 70 mètres de longueur sur 27 de largeur. Le donjon ne sert plus que pour le défensif ou le replis. L'eau provient du lac des Alliettes sur Songieu. 

Il possède quatre façades, dont l’entrée est située coté Sud avec pont-levis, menant à la porte basse, en ogive, donnant accès au castel.
Les murailles, crénelées, construites en pierres de taille, sont redoutables et entourées d’un fossé. Au dessous du château se trouve des caves voûtées, dont on apercevait autrefois des anneaux en fer. Il sert, en effet, de prison du Valromey. Les anciens disent avoir connu les fourches patibulaires auxquelles étaient pendus les criminels.

A ce jour, il ne reste rien à part quelques traces visibles sur place ou sur le site « Geoportail ».

Humbert de LUYRIEU est propriétaire de Réoux en 1324, puis Perceval de LUYRIEU lui succède.
Ce dernier, sans enfant, lègue le fief à son cousin Claude du SAIX en 1431. Ce dernier décède en 1443, son fils Jean récupère la seigneurie. A son décès en 1475, Antoine du SAIX son fils lui succède. En 1482, la seigneurie arrive à Claude du SAIX, héritier, puis à son fils François, docteur en théologie. En 1561 il est reçu prévost en l'église de Lyon et revend Réoux.

Claude ODDINET en devient seigneur jusqu'en 1592, date à laquelle il revend le fief à Gaspard de MALYVERT,  seigneur de Conflans et de Corveissiat. 

La reprise de fief est datée du 05 juin 1602. Le fief consiste en un château et une maison forte. Il donne en bail la maison forte à Claude FAVRE, notaire d’Hotonnes, et à Pierre LYVET, avec condition de nommer des meuniers.
entre 1626 et 1654 le nouveau propriétaire engage de gros travaux de réparations. 

Le 03 juillet 1691, de par la mort de François de MALYVERT, écuyer, Melchior BRILLAT, conseiller du roi et son procureur au baillage du Bugey, se rend à Réouz (sic) accompagné de Jean François DUMAREST, greffier audit baillage. Ils ne trouvent personne car la Dame de CONFLANS, sa veuve, accompagnée du frère et de la belle sœur du défunt, ont accompagné le corps en l'église de Songieu. Ils reviennent après au château de Réoux.
Le 04 juillet se transportent de nouveau au château de Réoux. Ils sont reçus par Hyacinthe de MALYVERT, écuyer, seigneur de Réouz (sic) frère du défunt. Le testament écrit pendant sa maladie dont il est mort le nomme héritier universel. Au vu de son jeune âge, les scellés doivent être posés dans les maisons du défunt. Un inventaire sera aussi réalisé.
Le sieur de Conflans a mené lesdites personnes dans une chambre du château appelée sous Réouz. Il s'y trouve un lit garni de matelas, draps et couvertures ; une petite couchette et un matelas et sa couverture de pays. Une table bois, une chaise à bras de noyer, deux petites chaises de même bois. De là, ils sont rentrés dans la chambre nommé sur le poêle. il s'y trouve un lit bois noyer avec un vieux tour de lit, garni de son matelas, draps et couverture ; une table bois noyer, une couchette garnie. De là ils sont entrés dans une autre chambre coté du vent. Une table noyer, un lit et son tour, des draps gris, une catalogne blanche, garni des chevets, 6 chaises noyer tapissées, une couchette garnie la meublent. Ils passent ensuite dans une autre chambre coté du midi. S'y sont trouvés deux vieux bons lits, deux coffres de sapin, un petit lit de repos.
Des chambres ils sont descendus dans les tenaillers. Ils ont trouvé 6 cuves, 3 grandes et 3 médiocres. Les caves contiennent 30 tonneaux de différentes grandeurs, 4 barils et 6 bennes. La visite se poursuit par la grange avec une mère vache.
Le sieur de Conflans déclare qu'il se trouve dans la maison, 24 draps et une autre douzaine de draps.
Une chapelle est située proche de la maison. Il s'y trouve un calice d'argent, une chasuble, un missel, quelques petits tableaux.
Le 07 juillet 1691, Hyacinthe de MALYVERT, écuyer, seigneur de Conflans et autres places, dépose une requête auprès du baillage.
Le 20 du même mois, le procureur du roi et Pierre MICHAUD, notaire royal et capitaine châtelain du Valromey, se transportent au château de Réoux afin de lever les sceaux déposés.
Le sieur de Conflans, nous amène à une chambre appelée sur Réouz (sic) afin de confectionner l'inventaire des effets délaissés. Les sceaux ne sont pas brisés sur les divers meubles et serrures.
Le 23 juillet 1691, il faut vérifier les sceaux dans la maison de François de MALYVERT sise au village de Réoux.
Dans la chambre appelée le poêle, il s'est trouvé un coffre bois noyer dont les sceaux sont entiers comme les autres déposés dans la maison.
De nombreuses réparations sont réalisées au 17ème siècle. Cette famille en est encore propriétaire en 1650.
A la mort de François Marie de MALYVERT en 1752, la seigneurie revient à sa fille Louise Marie.
Elle se marie et amène en dot le château aux BROTTY d’ANTIOCHE.
A la Révolution, Claude François Gaspard de BROTTY d’ANTIOCHE (1750-1826) se retire à Nyons en Suisse. Les biens sont saisis et vendus.

Benoit CRUSSY, de Flaxieu, achète le 27 nivôse an III, soit le 16 janvier 1795, une maison dite château, grange, pré, jardin, plus une autre maison au dessus.

Le Baron REVERAT précise, en 1867, que "c’est un géomètre du pays qui l’habite. On y voit le château partiellement en ruine, avec ses belles caves et vastes écuries, ... et dans l’autre partie un beau portail en plein cintre, datée de 1654".

Le comte SEYSSEL de SOTHONOD, dans son livre sur Songieu, donne la liste des différents propriétaires du lieu :

Jean Marie TROCCON, de Songieu, rachète les ruines.
Sa veuve, Marie FRANCON, revend la propriété le 08 avril 1865 à Joseph LASSAUCE.
Etienne RANCHON achète le bien le 07 août 1906. 
Joseph ROSIOT prend possession le 16 juin 1929 du tout : "une partie du château consistant en une cave, écurie et cour et d'un pré dit "cimetière".
Puis Joseph MATELLET en devient propriétaire le 10 juillet 1933.
François PERRIER acquit la totalité des propriétés le 13 septembre 1938 et exploite les terres.

Début des années 40, le moulin de Réoux reçoit les scouts de Lyon, des photos ont été prises par la cheftaine de l'époque : Paulette PINGAND. Il ne reste que des ruines dudit château sur la butte.

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Le Sappel


Le Sappel ou Sappey

Cette maison est située au sommet du col du même nom au dessus de la Balme-sur-Cerdon en redescendant vers le Val de Rougemont. De ce château dépendaient la ferme de la Plaine, la Vacherie, est plus tard la verrerie et tuilerie.

Les premiers propriétaires seraient les chartreux de Meyriat, ce qui n'est guère étonnant car l'endroit est isolé et désertique.

La première construction semble être une maison forte avec une tour carrée que l'on peut encore deviner. L'habitation a été remaniée et on peut lire la date de 1790 sculptée au dessus de la porte d'entrée.
Après son rôle réservée à l'agriculture de montagne, plusieurs bâtiments se construisent pour passer à l'artisanat.

D'après le livre de M. G. CHABAUD, consacré au Sappel de La Balme, les différents propriétaires ou métayers sont :

- 0000 Jean Pierre BILLION ;
- 1796 Louis de FINANCE de CLAIBOIS ;
- 1878 Jules GOY et Marie Léopold RADIER ;
- 1885 La Marquise Elisabeth Phélise JACQUIER de TEREBASSE épouse du Marquis Esprit Boniface Lionel de CASTELLANE NORANTE ;
- 1903 Charles MENIGOZ puis sa fille épouse CHAMPLAY ;
- 1916 Pierre PERRICHON ;
- 1917 Philibert GAMET ;
- 1918 Eugène CHALENCON ;
- 1925 Charles EMORINE ;
- 1926 Camille Danoiel FOIRY ;
- 1939 Société SNC Henri et Albert BRISAC ;
- 1940 le Comte Charles Albert de BOISSIEU ;
- 1955 Louis Marcel GEOFFRAY et ses héritiers ;
- 1963 Mme ARNAUD et son fils


Jean Pierre BILLION ouvre la première verrerie en 1788. Il est le fils de Jean Baptiste, maître verrier, marié avec Françoise MAUGY de MONTORSIER, fille du maître verrier d'Aranc. Les ruines de la premières exploitations sont encore visibles au milieu des taillis.

Louis de FINANCE de CLAIBOIS, originaire de Lorraine, achète la propriété en 1806. Se succèdent Louis Auguste et Clément Victor de FINANCE de CLAIRBOIS. Ce dernier y installe une tuilerie en 1825 afin d'exploiter l'argile local.

En 1825, les héritiers d'Honoré François Henri de MONTILLET Marquis de GRENAUD, réclament les indemnités sur les biens saisis pendant le Révolution française, dont ceux du hameau du Sappel.

Sur le site des Archives de l'Ain, on peut étudier les recensements de 1896. La famille BUIRRON occupe le domaine. Joseph est terrassier potier. Il est avec sa fille, sa petite fille et son petit fils. Il partage le travail avec le couple BOUILLEUX, dont lui est terrassier et leurs deux enfants. 

Le journal l'Abeille du Bugey et pays de Gex, relate dans son édition du dimanche 24 juillet 1904, l'incendie qui a ravagé la tuilerie. En début d'après midi, le 21 juillet en début d'après-midi, le feu est parti d'un four pour cuire les tuiles.. Tous fut détruit, bâtiment et matériels.

Le dénombrement de 1906, aux Archives Départementales de l'Ain, donne comme métayer du domaine le couple Suisse avec leur fils, accompagné de six domestiques.  En 1911, la ferme est gérée par un régisseur Suisse M. STOEKLIN, son épouse et son fils, aidé par six domestiques et un ouvrier (deux Suisses et un allemand). L'annuaire du département de 1913 donne M. YEMENIZ Georges de Lyon, et celui de 1914 M. CHAMPELAY, de Lons-le-Saunier, propriétaire du Sappey. Le recensement de 1921 nous renseigne sur les habitants de la ferme du Sappel. Le propriétaire GAUTHIER emploie un couple Suisse aidé de deux vachers et un berger. Le Sappel est habité en 1926 par la famille DENUZIERE composée du couple et ses deux filles. Un garde particulier gère aussi le domaine, accompagné de son épouse. Comme en 1925 le Sappel est la propriété de M. EMORINE. L'annuaire du département de l'Ain de 1927 donne M. FLORINE de Dijon comme propriétaire au Sappel. En 1931, le domaine est géré par CHARDON Clémentine, patron cultivatrice, aidée par onze domestiques (cultivateur, deux vachers, mécanicien, porcher, charretier, cuisinière, gouvernante et une ouvrier agricole) ; dont deux Italiens et trois Suisses. Le régisseur vend des chevaux le 27 juillet 1924. 
En 1933, M. FOIRY passé une annonce dans le journal la laiterie française pour y vendre des porcs, truies et gorrets. Une autre annoce est passée pour vendre une jument de 12 ans dans le Petit Gessien le 08 janvier 1931.
Le recensement de 1936 fait état de 16 personnes vivant sur le domaine. Le couple DENIZIERE avec 2 filles, comme patrons cultivateurs ; un autre couple FOIRY agriculteurs, sans enfants, avec deux domestiques et leur enfant et un employé. La propriété étant grande un couple de Polonais nommé FRANCZAK y réside comme agriculteur avec 3 enfants.

Pendant l'occupation, la maison est propriété de la famille de BOISSIEU. La ferme est exploitée par la famille JACCARD. Celle-ci embaucha les MONNEY en 1939. Puis le Comte mis deux métayers et deux baux : JACQUARD et DUPERREX, tous agriculteurs  originaires de Suisse. L'entente entre les deux exploitants n'est pas au beau fixe. Monsieur le Comte gère le domaine en bon père de famille, et prend son rôle d'arbitre très à coeur. Le mariage de la fille JACCARD et du fils MONNEY, resserra les liens entre eux. 

Mais la guerre vient tout précipiter. 
Située à mi chemin entre Lyon et Genève, en pleine montagne et totalement isolé, c'est un endroit idéal. Entre 1942 et 1944, sous l'impulsion du pasteur lyonnais Roland de PURY et des réseaux de résistance locaux (notamment Paulette Mercier), le domaine devient une plaque tournante pour le sauvetage des Juifs. La maison possède une vingtaine de couchage qui servent de base arrière, de transit secret et de séjour pour les enfants juifs. Trois membres de la famille JACCARD reconnus par le comité Yad Washem en 2007.

En 1955 la famille GEOFFRAY achète le domaine et met en demeure les exploitants de partir du lieu. Il en exploite les terres, en revend quelques unes, mais la maison ne l'intéresse pas. Il cherche un acheteur.

En 1963, Mme ARNAUD et son fils se portent acquéreurs du château et de quelques terrains attenants. Ils décident de réaliser des travaux, d'ouvrir un restaurant, un hôtel et une boite de nuit. Cette dernière fut le premier lieu ouvert, installée dans les caves de la demeure. Le succès est au rendez vous ! Ce qui n'est pas le cas pour l'hôtel et le restaurant. Les propriétaires n'arrivent pas à faire face aux dettes. En 1969, leurs biens sont saisis et vendus aux enchères.
On retrouve l'hôtel restaurant et le cabaret dans l'indicateur FOURNIER de l'Ain de 1967-1968.

En 1970, le Père WRESINSKI, fondateur d'ATD Quart Monde, visite le site. Le lieu lui inspire quiétude. Le lieu devient une colonie de vacances pour enfants et un lieu de prières.
Mme et M. DAVIENNE gèrent complètement la demeure entre 1981 et 1989, puis de 2011 à 2023.

La communauté du Sappel est fondée en 1989. Elle est reconnue par l'église de Lyon. Son but est de réunir des familles en situation d'exclusion. Elle s'adresse à ceux qui veulent prier et réfléchir sur la place des pauvres dans la vie de l'église.

Je vous conseille la lecture du livre "le Sappel à Labalme un lieu, des hommes, une mémoire" de G. CHABAUD paru en 2026

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Le château de Montréal

Le château de Montréal

Vous connaissez le château, la grosse bâtisse, rue Douglas à Montréal. Mais ce n'est pas celui d'origine.

Ce dernier trônait au sommet de l'éperon rocheux au dessus du village.

Aujourd'hui, il ne reste que des ruines de cette citadelle dominant les châteaux de Brion et Nantua depuis son sommet abrupt.

Etienne II sire de THOIRE-VILLARS fait édifier le château de Montréal de 1244 à 1248.

Idéalement situé, il contrôle la route de Lyon à Saint-Claude. Afin d'être à l'abri, les paysans édifient leur maison en dessous. Le village de Montréal se développe et prospère rapidement.

A sa mort en 1250, la mère et tutrice du fils mineur, Humbert III, déclare la guerre à Nantua et son prieur.
Le comte de Bourgogne met fin au conflit et oblige les belligérants à faire la paix.

De nombreuses et importantes franchises sont accordées entre 1287 et 1294. Nous retrouvons sur le site des Archives Départementales de l'Ain, la copie de l'une d'elle. On y retrouve la création de de la ville par Humbert comte de THOIRE ; la confirmation et l'énoncé des diverses franchises ; droits des bourgeois, de la gendarmerie ; ....

Humbert de THOIRE-VILLARS concède le droit de pêche et de chasse aux habitants de Montréal en novembre 1387.

Humbert VII, dernier sire de THOIRE-VILLARS, vend la terre au comte de SAVOIE en 1402.

Humbert, sire de THOIRE et VILLARS, rédige des lettres patentes destinées auc bourgeois de Montréal, et ses fidèles féaux. Il désire "enforcer", bâtir et clore la ville de Montréal. Pour cela, il accorde des privilèges de lever des taxes ans la ville.

Le 26 septembre 1419 l'abbergeage des bois est fait à Montréal par acte.

Entre 1423 et 1425, puis entre 1425 et 1427,  le duc de Savoie demande une redevance pour la construction de son château de Montréal.

Le 23 décembre 1496 Philibert de SAVOIE livre à titre d'abbergeage, au seigneur et bourgeois de Montréal, et aux bourgeois de Brion de prendre des bois dans la montagne de Montréal, pour la construction de leur maison. Les conseillers et chambre des comptes de Savoie étudient l'affaire. Ceux de Brion ont dégradé et dévasté les bois. Au vu de l'importance de l'affaire, il est demandé à ce que les gardes des forêts surveillent les forêts, ainsi que les syndics et bourgeois du lieu. Ils devront rendre compte au châtelain et curial du lieu de toutes dégradations. Il est défendu à ceux de Brion de se rendre dans la forêt et toute concession ayant pu être faite est désormais nulle, fait à Chambéry le 03 novembre 1498. Il est précisé que le bois doit servir en priorité pour les fortifications de la ville et l'entretien du château, les habitants conservent l'usage des bois dans les forêts, avec interdiction de le vendre. L'abbergeage est donné contre 400 florins or a versé par les habitants au trésorier de Savoie et 4 florins par an.

Une transaction est réalisée entre Montréal et Geovressiat au sujet des paturages en Pralié le 22 avril 1466.

Une transaction est passée entre les habitants de Montréal et ceux de Geovressiat  le 03 juillet 1516.

Un contrat de permutation du 25 mars 1531 concède Montréal et Pérouges contre 300 florins. Et un autre contrat du 18 septembre 1565 stipulant que son altesse ne retire aucune chose sur la seigneurie. Une insurrection se lève à Montréal contre les bourgeois de Brion. Les syndics montrent les franchises accordées à eux seuls qui les autorisent à prendre du bois pour leur maison et l'entretien des fortifications de la ville de MontréaL Ils demandent et supplient de casser la la concession accordée aux bourgeois de Brion.

Par lettres patentes du 24 avril 1566, Emmanuel Philibert de SAVOIE, érige la baronnie de Montréal en comté, en faveur de Louis ODINET, baron de Montfort. Par ce geste il le remercie de son entier dévouement ainsi que celui de ses prédécesseurs.
Dans un autre acte du même jour, il précise que les seigneuries de Montfalcon, Montréal et Pérouges ne rapporte rien, il les vend, cède et inféode à Louis ODINET baron de Montfort, ses descendants mâles ou femelles, contre 6 000 écus d'or et 300 florins annuels. Il lui devra foi, hommages et fidélité pour ses fiefs.

Henri IV, après l'annexion Bugey en 1601, va demander le démantèlement de la citadelle en 1602. 800 hommes sont recrutés pour rasé le château grâce aux corvées.

Le comte de Montréal se plaint au duc en 1618 que la forêt du coté de Charbillat est dégradée par le sieur de Mongrifond. Il est autorisé à prendre du bois pour construire mais il fait de grands dégâts pour son chauffage, et autorise des personnes à y aller se servir. La réponse du 09 septembre 1618 confirme l'abbergeage des bois hautes futaies à Montréal.

En 1622, Louis XIII la fait reconstruire, car la Franche Comté espagnole n'es pas éloignée, et y installe une garnison.
Louis de SEYSSEL marquis de la CHAMBRE, comte de Montréal, nomme Antoine DELILIA, bourgeois du lieu, châtelain de Montréal, le 08 juillet 1629. Il remplace son père décédé.

Le 05 novembre 1629 le régiment du Phalsbourg prend place à Montréal. Les habitants sont obligés de loger la troupe.

Le lieutenant commandant Antoine DOUGLAS, reçoit le 13 août 1631, l'ordre de démolition du château par Jacques VALLET, conseiller du roi en la chambre des comptes de Dijon. L'ordre à été donné par Le Prince de BOURBON. Le même jour, il reçoit également l'ordre, du Prince de CONDE, de remettre au syndic de Bresse, toutes les pièces d'artillerie et munitions de guerre qui sont au château. L'inventaire signale 29 pièces de canons correspondant à l'inventaire du 28 avril 1630.
Le prince Henry de BOURBON, lieutenant général pour le roi en bourgogne Bresse et Bugey, ordonne au sieur DUGLAS de remettre au sieur BEYSSON, syndic du pays de Bresse, les pièces d'artillerie et munitions de guerre qui sont à présent au château de Montréal. Le Prince le remercie et lui envoie une ordonnance pour le paiement des appointements et la solde des 4 soldats qui sont au château, le 21 octobre 1635.

Monsieur DUGLAS, par courrier, confirme les  ordres du Roi, de faire raser le château, combler les fossés de celui-ci.


Son petit fils Charles Joseph DOUGLAS achète le comté le 13 avril 1757 chez maître GIROD notaire à Gex pour 60000 livres aux héritiers BUDE.

La famille restera maitre de la seigneurie jusqu'en 1789.

Une demeure est construite au pied du massif dans le village de Montréal, sur le terrain des RUBAT, parents par mariage.

Le château brule et il est rebâtit peu avant la Révolution.

de DOUGLAS de CHAPEL d'ESPINASSOUX Yvonne Marguerite Marie Henriette, épouse d'AYGUESVIVES Audoin Auguste Marie Jean (1901-1987) décède le 03 septembre 1984 à Montréal. Elle est la dernière du nom à Montréal.

Les héritiers vendent le château à la commune en 2000.
Seul le toit a été refait. Le bâtiment ne se visite pas car l'intérieur est en mauvais état.

Seul le parc a été mis à la disposition de la population.

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Le château Rioz à Saint-Martin-de-Bavel

Le château Rioz à Saint-Martin-de-Bavel

Difficile d'avoir des renseignements sur ce château... moderne.

C'est un membre de la famille FRANCALLET qui l'a fait construire courant 19ème.
Mais qui sont-ils ?
La famille de cultivateur est présente sur le village de Saint-Martin-de-Bavel fin 17ème.
Jean Louis nait le 30 mars 1824 au village. Il devient maréchal-ferrand, puis conducteur de travaux dans une usine à gaz à Lyon. Il se marie en 1846 à Lyon avec ANGELIE Marie Antoinette d'où un seul fils qui fit souche et descendance dans les bouches-du-Rhône. Il s'unit une deuxième fois, toujours à Lyon, avec FRANCALLET Madeleine, d'où une fille. Puis une troisième fois, toujours à Lyon, avec SONNERAT Jeanne Louise, dont sont issues trois filles.
En 1862, il écrit un fascicule : notice sur l'origine et le nom de la famille FRANCALLET pour prouver que sa famille est noble et descend des CHEYNEL... Il en profite pour s'attribuer le blason de cette famille noble.
D'après lui, son nom vient de franc alleux. Je trouve dans le dictionnaire d'étymologie des noms de familles de M.T. MORLET, : Francal,  dérivé de francus qui veut dire libre, exempt de charges et de servitudes.
Il précise que les preuves ont brûlé dans l'incendie de la maison de son père.
Personnellement je ne trouve, pour l'instant, aucun mariage, ni acte prouvant cette ascendance et la moindre parenté. Ils se marient avec des personnes non nobles ou bourgeoises.

Qui sont les CHEYNEL ?


Pierre tombale dans l'église.

Le premier que je rencontre dans les archives est Bernard CHEYNEL.
De son mariage avec PUGIEU Romaine, il a 10 enfants, 5 garçons et 5 filles.
Il est fermier de la baronnie de Virieu le Grand. Il dit maître et honnête sur les actes.
Joseph, le fils ainé, né en 1656 devient avocat au parlement, juge mage civil et criminel du Valromey. Titre et profession repris par François son fils ainé.

Cette famille s'unit, où sont parentes, avec les familles bourgeoises des lieux voisins : CHENU, CYVOCT, FERRAZ de COURTINES, LABATIE, MUGNIER, RECAMIER,...

"TUMULUS
DESCENDENTIUM A[b] D[omino] BERNARDO CHEYNEL QUI IND IACET AB ANNO DOMINI 1679"
TOMBE DES DESCENDANTS DU SIEUR BERNARD CHEYNEL QUI REPOSE ICI DEPUIS L'AN DU SEIGNEUR 1679
     

D’argent, au chevron de gueules accompagné de trois trèfles de sinople

Ces armoiries sont attribuées par divers héraldistes à la famille FRANCALLET, dont l’un des membres se faisait appeler FRANCALLET de BAVEL.

Les premiers porteurs de ce blason sont bien les membres de la famille CHEYNEL. il n'a jamais été transmis de droit.

Ces deux familles sont issues de Saint Martin-de-Bavel dans l’Ain.

Pour en revenir au château, effectivement les armes de la famille CHEYNEL ornent le dessus de l'entrée.

Il figure sur la matrice du cadastre du village.
D'après un descendant, c'est bien Jean Louis, très imbu de sa personne, qui fit construire ce manoir avec tour.
Il me faut, désormais, vérifier ces dires par les actes notariaux.

Je vous laisse le soin de le découvrir.

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Le château de Dorches

Le château de Dorches

Le château est situé dans le hameau du même nom, dans la commune de Chanay, au sommet d’un pic rocheux surplombant la Dorche.

Le duc de SAVOIE en avait fait un lieu de surveillance de ses territoires face au comte de GENEVE dont l'allégeance était douteuse.

C’est une très ancienne seigneurie, en toutes justices, puisque connue depuis le 12ème siècle.
Guillaume de BALMEY la possède avant 1115. GUICHENON pense que la seigneurie est composée du château et d’une ville. Les descendants prennent le nom de la seigneurie.
Le château permet au Duc de SAVOIE de surveiller le Rhône.
Le 13 décembre 1257, Hugues de DORCHES rend hommage pour son château à Pierre II de SAVOIE.
Le 18 décembre 1275 un accord est signé entre le comte de SAVOIE et Hugues de DORCHES, Vrie de CHATILLON et consorts, concernant les droits d’affouages sur 30 ans, et ce qui se vend en grosses futaie aux marchands.
La moitié de la seigneurie est vendue, le 03 mars 1280, par Marguerite de DORCHES à Martin de CHATILLON.
Claude de VIGNOD passe reconnaissance, sur les terriers de 1479, pour une partie de la seigneurie de Dorches achetée en 1464 à la dame Guye de CHASTILLON, relite de Guy CHADEAU et leur fils François. Il acquit également Dorches en l’an 1479 d’Aymon de CHATILLON fils de Girard.
Le 01 janvier 1584, Galois de VIGNOD reçoit par Lettres Patentes de Charles Emmanuel de SAVOIE la seigneurie en toutes justices depuis le Rhône, La Dorches et la Verseronce jusqu’au mandement de Chateauneuf, 1200 écus d’or.
Le 04 février 1643 Louis de VIGNOD fait reprise de son fief de Dorches, en tant qu’héritier universel de Claire de MAILLANS épouse de Philippe de VIGNOD.
Dans les terriers de Seyssel, il existe un texte en latin concernant les justices de Dorches, Vens et Chanay.
En 1686, Gaspard de VIGNOD, seigneur de Dorches et Chanay, déclare que l’Isle est un pré situé à coté du Rhône contenant environ 4 journaux, dépendant de l’ancien domaine, comme le prouve la donation de François de CHATILLON à Poncet de CHATILLON son neveu, le 29 novembre 1503, d’un bail de 1649 par Georges de VIGNOD, autre bail de 1662 par Anne de CAMUS relite de Louis de VIGNOD.
La seigneurie reste dans la famille jusqu’en 1740. Elle passe alors dans la famille CONSTANTIN, originaire de Surjoux qui en sont toujours propriétaire à la Révolution française.

La famille de QUINSONNAS en fait l'acquisition. Des travaux sont entrepris par Humbert pour consolider le donjon de Dorches début 20ème.
En 1896, Emmanuel, 78 ans, POUGNY de BOCQUETANT Marie Louise, 61 ans, habitent leur château de Chanay, avec leur fils Humbert, âgé de 40 ans, et deux petits enfants. L'institutrice, HEYVEY Catherine est anglaise, 3 valets de chambre, 2 femmes de chambre, un cuisinier, un cocher, un jardinier logent également à Chanay. A partir de 1906 les membres de la famille ne sont plus recensés sur Chanay.
Madame de BONNEVAL, héritière des biens, vend les propriétés, dont les ruines de Dorches le 27/12/1919 à la République Belge. Le service de santé Belge revend la tour de Dorches le 28 mars 1922 à Mme BESSON veuve BAVEREY, qui organisa des fêtes médiévales en 1926 et 1927.

A ce jour, il reste le donjon, des murs à l’ouest au sud.

L’arrivée au château se fait par une longue allée partant de l’entrée du village. Puis un virage permet l’arrivée au niveau de la basse-cour.

Le plan dressé par TEALDI en 1976 nous permet d’avoir une vue de la construction

Un autre plan similaire a été dessiné par Bernard DEMOTZ dans son article "L'État et le château au Moyen Âge : l'exemple savoyard" paru dans le journal des savants de 1987

.

Il apparait dans les ruines à ce jour (voir photos personnelles ci-dessous) :

  • Les angles du bas de la tour sont arrondis coté du vide ;
  • Au sommet de la tour, sur deux angles Nord et Est, les corbeaux servant pour les hourds en bois ;
  • Les pierres de tailles de l’entrée donnant sur la haute cour ;
  • Une partie des murs encastrée dans la falaise dominant la rivière en contrebas ;
  • Une entrée souterraine donnant peut être à la citerne ? ;
  • Une autre entrée donnant sous le château et la tour ;
  • Des marches d’escaliers au pied de la tour ;
  • Des meurtrières dans les murs de la tour.

Les ruines sont inscrites aux monuments historiques depuis le 09 mars 1927.

Jean Jacques BELLOCHE peint les restes du château posé sur son pic au 19ème. Le tableau est au Musée des Beaux-Arts de Troyes.

Il existe une légende concernant la Dame Blanche. M. de QUINSONNAS l’a relatée dans son guide historique et pittoresque du voyageur en chemin de fer.

Vint le temps glorieux des croisades, le pieux chevalier gagna la Terre Sainte, laissant son épouse adorée contrainte aux tourments de la séparation.
Marguerite implora le ciel que son vaillant châtelain lui soit rendu.
Un chevalier jadis éconduit, usa d’un odieux stratagème pour obtenir à nouveau sa main…
« Guillaume de Balmey, son compagnon d’armes aurait rendu son dernier souffle sur les terres d’Orient ».
Devinant la sournoise supercherie de cet homme qui voulut la faire sienne, Marguerite le chassa…
Le traitre rassembla une armée de manants, afin d’assaillir la forteresse de Dorches.
Et bien que le siège s’éternisât, la fidèle châtelaine nourrissait toujours l’espoir du retour de son époux.
Le ciel exauça ses prières, la cavalcade guerrière de Guillaume de Balmey retentit enfin dans sa contrée natale.
Comme au jour de leurs noces, Marguerite revêtit sa robe blanche…
Croyant reconnaitre les pas de son-bien aimé dans l’escalier de la tourelle, elle accourut jusqu’à la porte pour l’enlacer, hélas face à elle bondit le chevalier félon…
Pour ne pas subir le déshonneur, elle saisit son coffret de joyaux, puis se jeta du balcon surplombant la cascade.
Guillaume de Balmey vengea sa jeune épouse en précipitant le traître du haut de la tour.
Fou de chagrin, il fit retraite dans un ancien monastère « La chartreuse d’Arvières » où il y mourut.
Les soirs de pleine lune « aux dires de la légende » on peut apercevoir une forme blanchâtre sur la cascade : la belle châtelaine flotte mystérieusement sur les eaux…
Ses précieux joyaux disparurent pour toujours dans les tréfonds de la Dorche.

Un éboulement eu lieu au pied du château en 1910.

 

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Le château de Pommier

Le château du Pommier à Saint Martin du Mont.

Guy de SALES fait construire le château vers 1220. Marguerite de SALES fille de Pierre II apporta la seigneurie par mariage à Amblard de LA BAUME.

Le 10 mai 1549 la baronnie, en toutes justices, appartient à Nicolas de GRILLET, comte de Saint Triviers.

Barthélémy GAGNE fait reprise de fief 12 juin 1684 pour cette baronnie de Bresse. Puis le 09 août 1686 par Antoine GAGNE.

Joseph Marie de MOYRIA achète la baronnie le 26 novembre 1692 pour 24 000 livres à Joseph SAULIER, directeur des douanes à Lyon, et fait reprise de fief le 17 février 1694. Il s'en suit un procès jusqu'en 1697.
Le 14 avril 1694 Joseph Marie organise une visite sur place. Un descriptif du château et des bâtiments du domaine est rédigé devant expert.
Le tout est en très mauvais état et menace ruines. Il a donné requête au Lieutenant Général du baillage de Bresse  le 04 mars 1694 afin d'assigner sieur SAULIER à une visite d'état des lieux. Il invite le sieur Louis de LA BATIE, écuyer, conseiller du roi, conseiller de la maréchaussée Bresse, Bugey, Valromey et Gex.
Il est constaté "que la porte d'entrée que la basse cour du château sur laquelle il y a une tour carrée, j'ai reocnnu que la dite tour menace ruine puisqu'il y a plusieurs fentes le couvert ayant besoin d'être réparé à neuf, il n'y a aucun escalier ni autre montée pour aller à la tour. La grande porte qui fermait l'entrée de ladite basse cour ayant été enlevée, n'y restant que les gonds, ... cette tour est flanquée de deux autres petites tours rondes dont celle qui est du coté du matin n'a aucun couvert, étant fendu en plusieurs endroits, et l'autre et son couvert qui a néanmoins besoin d'être remise à neuf. La muraille de ces même tours étant assez bonnes n'y ayant aussi que les gonds aux fenêtres. Le jardin qui contient environ une coupée de terre a été autre fois fermé de murailles de tout coté mais présentement elles se trouvent entièrement ruinées jusque dans leur fondation, les pierres de la tour s'étant entièrement éboulées en sorte il convient de les refaire entièrement à neuf. D'ailleurs ce jardin est en friche n'y ayant aucune herbes potagères, ayant été seulement labouré depuis quelques jours. il n'y a que quelques petits arbres arrachés, dans ce même jardin du coté du matin il y a une petite mare ou réservoir rompu de murailles qu'il faut rétablir nécessairement afin d'avoir de l'eau pour arroser ledit jardin. J'ai remarqué que dans la basse cour il y avait une ménagerie pour y tenir et loger ledit concierge du château... laquelle ne subsiste plus, tout ce qui reste n'est que vestiges et ancienne murailles.
Toute l'écurie de la dite basse cour aussi celle de tout le château était de murailles de maçonneries de pierres, lesquelles murailles se trouvent presque entièrement détruite jusqu'à rez de chaussée, même j'ai remarqué que ce qui a été dans les fondations est entièrement corrompu et abattu de tout coté en sorte qu'il faut s'empresser à leur rétablissement de les reprendre par leur fondation.
Au derrière du château il y a une masure de  ? presque carré d'environ 25 pieds ... ou il ne reste que la moitié des murailles en leur hauteur, lesquelles sont fendues en plusieurs endroits et menaçant une chute prochaine, prenant ventre en dehors, tellement que pour rétablir lesdites murailles qu'en abattant entièrement ce qui reste sur pied.
cette masure était autrefois les ? du château plus ? n'y ayant aucun couvert, poutres, planchers, ni chevrons, à l'angle dudit bâtiment et masure et du coté de bise et soir il y avait une petite tourelle dont ledit couvert est en mauvais état les tuiles ayant été emportées presque la moitié, les murailles en sont assez bonnes et non besoin que d'être enduite et ? en quelques endroits.
De ce coté là et joignant ladite tour il y a une entrée dans la basse cour où il n'y a point de porte n'y ayant qu'un gond.
Dans la ? il y a 5 ? de différentes grandeurs dont la plus grande est ??? quoique la ? ; deux autres sont entièrement cassées et usées étant reliées vieux et pourries par le bas, ayant déjà été ? par le bas une fois, en sorte qu'elle ne peut plus servir qu'à faire ???, les deux autres sont encore ? et les ? dont elles sont reliées vieux et pourries ayant d'être ? et changés ou du moins "raccommodées"  les ? y ayant plus dedans par le moyens de deux gouttières qui sont au couvert ce qui les a presque toutes entièrement gâtées.
Au pressoir qui est dans autres chenallier il y faut refaire deux gros "collonnaux" et les deux ? qui sont sur le ? qui sont pourris, plus il y faut changer 4 plateaux dans la couche et la ? , le grand vis a été rompu il convient de le changer.
Il n'y a ..... de vendange si ce n'est une baignoire qui est vieille et qui ne peut servir.
le couvert dudit ? a besoin d'être remanié à neuf. Il y manque les deux tiers des tuiles qu'il faudra fournir. il faudra changer deux sablières et une ventrière de 25 pieds de long et 10 chevrons en place, d'autant qu'il se trouve pourris. les murailles dudit chenallier quoi que vieilli sont encore en assez bon état.
la petite cave qui se trouve à l'angle du chenallier du coté du matin d'icelui, n'a aucun couvert, sans porte ni bois de fermeture.
les murailles ayant besoin d'être remailler par le dehors.
en faisant le tour dudit château, j'ai remarqué que par le dehors des muraille, il y avait des fentes en plusieurs endroits et qu'elles étaient corrompues en quelques endroits toutefois assez légèrement étant ? de les remailler et repierrer afin d'éviter de plus grandes rainures ?.
Du coté de bise du dehors dudit château il y a une petite tour ronde qui est ? dans la hauteur ni aiguillonnée comme elle le devrait être ayant besoin d'être recouverte et repassée et il manquerait la moitié des lattes et des tuilles.
j'ai remarqué que dans 3 fenêtres des galeries et chambres de la grande tour dudit château il y avait des barreaux de fer et grillage qui ont été enlevés ce qui ma paru par leur troués qui sont aux fenêtres.
Pour entrer dans le château il y a deux portes. La première est de pierres et l'autre a été un pont levis debout dans lequel il n'y a présentement que quelques ? que l'on y a mises pour pouvoir passer par dessus, ainsi il le faut refaire entièrement à neuf, ayant ni ?, ni ? pour tenir ledit pont. La première porte qui y était a été enlevée et quand a celui de pierres les gardes fous sont abattus et les ? qui le soutiennent sont ? et se ? de coté en sorte que ladite est pourrie et réduite en miettes en leur entier qu'on les démolissent jusqu'au rez de chaussée.
La deuxième porte qui est directement dans la cour dudit château et usée, vieille et rompue en plusieurs endroits sans clé ni serrure.
Ainsi il convient nécessairement d'en faire faire une neuve à moins que de vouloir laisser à l'abandon le susdit château.
la porte qui entre dans le bas de la grande tour a besoin d'être aussi refaite à neuf celle qui y est présentement étant vieille et rompue sans clé ni serrure, n'y restant que les gonds de bon, il n'y a aucune fenestre dans les deux trous qui donnent jour à ?? quoiqu'il paraisse qu'il y eu autrefois.
La cour du château est pavée de cadettes de pierre d'environ seize pouces en tout forme de carrure lesquelles sont presque entièrement rompues et fendues par le moyen de la gelée ou par les fardeaux lourds et pesants que l'on y a déchargés, en sorte qu'il n'y a peut être pour le douzième partie qui puisse servir. Il en est de même des cadettes qui sont dans le pavé de dessous la voûte entre les deux portes de l'entrée dudit château.
L'eau ne tient point dans la citerne qui est dans ledit château étant en partie remplie de pierres matériaux et immondices qui y ont jetés n'y ayant présentement y celle aucune eau, et il convient pour l'y faire tenir de la reconstruire et y tirer lesdits matériaux ce qui sera assez grande dépenses ayant encore remarqué que les chenaux qui reçoivent les eaux couverture et les conduisent à la citerne sont vieux, rompus et cassés en plusieurs endroits et le fer blanc ne pouvant plus servir il faut le refaire nécessairement à neuf.
La voûte qui ?? sur l'embouchure de ladite ?? et qui soutient ladite muraille qui est au dessus est corrompue aussi bien que ladite muraille et menace de chute prochaine si elle n'est bientôt réparée.
Les deux ?? qui joignent ladite ?? ont besoin d'être refaites à neuf sur tout le petit ??? qui  fermaient le devant de halage desdits ?? ayant été ??? enlevées n'y y restant aucune.
La "panettière"  qui joint lesdits ??? du coté de bise est en très mauvais état ayant besoin d'être recarrelé n'y ayant aucune châssis ni volet à la fenêtre. Les murailles étant corrompues et fendues en plusieurs endroits ayant besoin de remailler, la porte peu encore servir mais elle n'a ni serrure ni clé.
la cuisine qui joint ladite "panettière" est aussi en mauvais état n'y ayant aucune molasse au foyer, le four qui est pratiqué dans la muraille dudit foyer est tombé dans son orifice, le "bachal??" de pierres qui est dans ladite cuisine est sans couvercle les cadettes dont elle est parée sont rompues pour la plus part, il y a deux buffets dans la muraille ou il n'y a point de fermeture avec plus que dans les trous entrée où il n'y a point de porte ni volet non plus qu'aux fermetures, le plancher de ladite cuisine est tout pourri, les ??? plus travons ?? bastardons ?? devant être presque entièrement changer n'y ayant que la poutre qui puisse servir et les purailles ont besoin de ramailler ??.
La cour qui joint est y est assez bon état sinon qu'il n'y a ni portes ni fenêtres et qu'une petite poutre ou ?? qui joint la muraille du coté du matin est rompue par le milieu étant étayée.
Du coté du soir de ladite cour il y a un petit corps de logis ou il y avait autrefois une chambre basse et au dessus d'icelle deux autres étages et chambre l'une sur l'autre qui desservait la chambre et cuisine dudit château qui sont contigu du corps de vent, lesquels étages sont entièrement détruit et absolument ne restant que les couverts et leurs poutres qui sont pourries en sorte qu'il n'y reste ?? celle que leur quatre murailles et manteau de cheminée qui reste dans le premier étage.
Etant entrée dans une grande salle basse qui est dans le grand corps de logis dudit château du coté du vent dans laquelle il n'y a ni porte ni fenêtre ni ?? que les gonds les murailles ayant besoin d'être remaillé en plusieurs endroits et replâtrés et blanchis et carrelés à neuf y ayant très peu de carreaux qui puissent servir étant presque tous rompus  et peu qui ressemble encore être bon et pouvoir servir se trouvera fendu et le décarrelant.
Il faut refaire le foyer de ladite cuisine jusqu'à la voûte qui règne au dessus n'y ayant point de molasse ni platine, au manteau de la cheminée il y a un ?? ?? qui supporte la grande pierre de ce même manteau qui est éclaté par sa pesanteur ce qu'il faudra changer par précaution afin d'en prévenir la chute.
Au garde-manger qui est un cabinet voûté il y a une petite porte sans serrure ni clé qu'il faut refaire à neuf, il n'y a aucun châssis ni volet à la fenêtre dudit garde-mange.
La chambre qui joint le garde-manger et qui fait un angle dudit corps de logis du coté du soir est en assez méchant état. Il n'y a ni porte ni fenêtre, il la faut recarreler à neuf. Le plancher au dessus est assez bon aussi bien que les murailles si ?? quand plancher il faut changer plusieurs ??. Il faut replâtrer et reblanchir les murailles. Il n'y a point de molasse au foyer no platine, il convient de le refaire à l'endroit de ladite molasse.
A l'entrée de ce corps de logis il y a un petit perron composé seulement de trois "digues ??" pour entrée dans les appartements qui le composent, lequel est défait et rompu et il convient de le refaire et une parties des pierres pourront encore servir à moins qu'on ne veuille faire les choses d'une autre manière et changer de dessin.
De plus je suis monté dans le premier étage dudit corps de logis et après avoir monté quelques marches et degré j'ai trouvé une porte à gauche qui servait d'entrée à un appartement qui est tombé et dont j'ai ci-devant parlé. Ce qui a fait que pour aller dans une chambre qui joint celle abattue du corps de bise il n'y a fallu monter par une échelle accompagné toujours de toutes les parties, laquelle chambre j'ai trouvé a mauvais état, ayant besoin d'être recarrelé pour la moitié, et les murailles ont besoin d'être reblanchi et plâtré sans porte fenêtre vitres ni châssis y ayant des barreaux de fer à la fenêtre du coté de matin ou bise et un cabinet au coin assez bon le plancher d'en haut étant entièrement pourri et il convient de le refaire à neuf.
Il y a tout joignant un cabinet dans les murailles sont fendues et corrompues à plusieurs endroits, le cabinet étant décarrelé à moitié sans porte ni fenêtre, à la fenêtre du coté du matin il y a un grillage de fer il faut replâtrer et reblanchir, le plancher du haut qui est le grand est détruit n'y restant que quelques ?? et la moitié des "aix" encore sont ?? pourri et ne peuvent de rien servir.
Je suis monté par un petit degré qui prend sa naissance dans la cour dudit château duquel il y a des marches de rompues et le garde-fou qui est à l'entrée de la chambre qu'il dessert ne tient presque plus à rien étant prêt à tomber si l'on n'y met promptement ordre à le réparer.
La chambre qui est au dessus de la cuisine étant aussi en mauvais état il n'y a point de plancher au dessus, le couvert du bâtiment paraissant et quant au plancher du dessous il le faut refaire à neuf comme on l'a déjà remarqué dans l'article de la cuisine.
La chambre qui joint la ?? du coté du soir est décarrelée, le plancher de dessus pourri. il le faut refaire à neuf n'y ayant ni porte ni fenêtre il la faut replâtrer et reblanchir.
La chambre qui est du coté du matin de la ?? est décarrelée sans porte ni fenêtre, le plancher de dessus étant ruiné et pourri et doit être refait à neuf replâtrer et blanchir, les murailles à refaire.
Le foyer (rien)
Après quoi je suis monté dans le premier étage du grand corps du logis dudit château qui est du coté du vent. Premièrement :
dans une grande salle laquelle j'ai trouvé toute décarrelée sans porte ni fenêtre qui dui moins puissent servir. Le plancher du dessus est bon à la réserve des "aix" qu'il faudra changer lorsqu'on renouvellera lesusit plancher de dessus, les dits aix moyen paru et partie pourri aussi ?? les ??.
La chapelle dudit château a besoin d'être reblanchie. Il manque dans les vitres un panneau et la moitié desdits autres. cette chapelle étant sans ornement la voûte et les murailles étant bonnes.
dans l'allée au dessus ladite chapelle il y a une fenêtre sans châssis ni volet elle a besoin d'être reblanchi et carrelé à quelques petits endroits.
La chambre qui est audit premier étage et dans la grande tour m'a paru en assez bon état si ce n'est qu'elle a besoin d'être recarrelé en quelques endroits et refaire le foyer y mettre une molasse ou plâtrer et il n'y a aucune fenêtre volet châssis ni vitre.
Je suis entrée dans une chambre joignant la susdite du coté de bise qui est ?? mais comme est une voûte surbaissée qui a trop  de poussée les murailles se font entre ouverte de tout coté par sa poussée de sorte que pour se mettre en service il faut nécessairement la démolir et mettre à bas par ce quelle travaille actuellement à moins qu'on ne voulu faire des piliers buttoirs ou encore pour appuyer et soutenir les murailles afin qu'elles ne s'entre-trouvent pas d'avantage, que si l'on met à bas ladite voûte il faut encore refaire les planchers de la même chambre qui n'est point carrelé les aix étant vieilles et ne pouvant servir.
Les latrines qui sont à la même chambre sont en la même chambre sont en parties tombées et le reste est prêt à la faire s'il n'y est promptement pourvu. la porte de ladite chambre ne ?? rien.
La chambre qui est dans le même étage et du coté du soir du corps de logis n'est point carrelée. Il convient de le faire nécessairement les aix sont bonnes et serviront. Il faut reblanchir les murailles mais le plancher du haut de ladite chambre a besoin en est gâté et trouvé même abattu en plusieurs endroits par le le moyen de quoi le plâtre ou mortier s'est détaché de la muraille, il n'y a ni porte, fenêtre, volet ni vitrage dans la dite salle, elle a besoin d'être recarrelé à neuf, plâtré, crépi et blanchi , le plancher qui est au dessus est abattu il n'y reste que les poutres et traverses, encore manque deux traverses.
Le cabinet ou archives dudit château qui est directement sur la chapelle est voûté et est en assez bon état à la réserve seulement qu'il n'y a pas de porte ni fenêtre volet ni châssis. L'entrée ou allée qui le dessert est carrelé;
La chambre de la grande tour qui est au second étage est assez en état à la réserve qu'elle a besoin d'être recarrelé et reblanchi entièrement n'y ayant aucune porte ni fenêtre y ayant quelques aix à changer au plancher.
La chambre ou bouge qui est du coté de bise la ci-dessus et qui est sur la chambre voûtée que l'on doit abattre et dont j'ai ci devant amplement parlé n'est point carrelée. Le plancher étant entièrement ruiné, les portes pourries et il n'y aura que quelques traverses qui servent les murailles sont fendues en plusieurs endroits par le moyen de la pesanteur et poussée de la susdite voûte. Le siège des latrines doit être refait et les murailles reblanchies.
Il faut recarreler la chambre qui est du coté du soir dudit corps de logis et dans le même étage, dont il n'y a que la moitié des plâtres ou carreaux qui puissent servir, le plancher d'en haut étant détruit et le peu qui en reste pourri par le moyen des gouttières aussi bien que les poutres y ayant quelques traverses qui pourront encore servir. La cheminée de ladite chambre à l'endroit du foyer est entre ouverte et doit être rétablie et raccommodée à l'endroit de la molasse. Le cabinet voûté qui est entre la chambre dont je viens de parler et la grande salle est en bon état sinon qu'il faut les recarreler et reblanchir. Et étant monté dans les greniers j'y ai trouvé les planchers entièrement défaits en sorte que il n'y reste que quelques aix pourries, ce qui fait qu'on n'y peut sûrement ?? n'y s'en servir pour y tenir du grain étant nécessaire de les refaire entièrement à neuf, n'y ayant que les traverses dont j'ai parlé ci dessus qui puissent servir à leur rétablissement qui est très peu ?? comme il a été observé.
Après quoi j'aurais vu et visité les immeubles dudit château et premièrement celui de la grande touor où j'ai ?? qu'il y faut refaire les "brasaves??" qui y sont entièrement pourries et les traverses aussi trois croix de saint André son pourries la grosse poutre qui porte le ?? est aussi pourrie et étayée afin qu'il ne tombe ?? le ??? et pesanteur de sa charge lequel il faut changer aussi bien que les deux ?? des chevrons dudit couvert. La dite tour est couverte de lauzes il les faut repasser à ?? des gouttières qui y sont il y avait une latrine de fer blanc elle est entièrement dégarnie de fer blanc, il convient nécessairement de la rétablir en son premier état.
Au couvert dudit grand corps de logis qui est à la française et du coté du vent il faut y changer presque la moitié des chevrons qui se trouvent pourris, plus trois traverses, il faut le ?? à neuf et il conviendra de changer la moitié pour le moins des lattes aussi bien que les tuiles que le vent et la gelée ont détruites et ??.
Dans l'aile qui est du coté du soir et qui fait un espèce de corps de logis le couvert a besoin d'être repassé à neuf il y faut changer la moitié des chenaux et les trois quart des lattes celles qui y sont étant vieilles et presque entièrement pourries plus y changer une grosse poutre qui soutient le couvert appelée "trabvaron??" et un tirant et fournir et changer la moitié des tuiles à ?? dont ledit couvert est composé.
J'ai encore remarqué que les cheminées de tout le château étaient trop basses et sont presque à fleur des couverts. Les unes tombées par caducité et par ?? et succession de temps, en telle sorte que pour prévenir les ?? et qui en peuvent arriver par le feu, il les faut toutes rehausser et rétablir ce qui en est tombé.
Après avoir ainsi vu et visité tous les bâtiments dudit château et dépendances d'icelui ledit seigneur comte de Maillat m'aurait requis de me vouloir transporter à la grange de  "Vallières ??" dépendant de ladite terre et seigneurie de Pommier afin de reconnaître l'état de ses bâtiments et d'en fonder et dépendantes ce que j'aurais fait étant toujours assisté des dits seigneur comte de Maillat et dudit sieur de LA BATIE faisant pour ledit sieur SAULLIER ainsi que ci après :
Premièrement : le plancher de la maison les aix en sont presque entièrement pourries et il le faut nécessairement refaire à neuf, les traverses sont encore bien et serviront à la refaire de six qui sont pourries, les deux portes de ladite maison sont vieilles et rompues et ont besoin d'être refaites à neuf, les fenêtres manquent et il n'y a que des aix appliquées contre pour en défendre l'entrée et les fermer.
La cheminée n'est que "d'osclanignooux ou trapaux ??" il faut la refaire avec briquetage afin d'éviter et prévenir les accidents de feu,
Il faut refaire les degrés qui montent au gaine qui est sur ladite en hauteur à la chambre de la ??. Il faut nécessairement refaire le plancher à neuf afin d'y pouvoir mettre les blés ?? et ?? à quoi ce grenier est destiné.
Le pignon qui est coté de vent de la chambre de la ?? fait un ventre et se fend en dehors il y ?? ?? des fentes qui  y menace la ruine prochaine ainsi il le faut entièrement refaire depuis le rez de chaussée.
Le couvert de la maison "chauffure??" et chambre de ladite grange de "Vallières ??" est à la française et par conséquence de tuiles à crochet, il doit être repassé à neuf y manquant plusieurs tuiles lattes et chevron.
Les bâtiments du coté de ?? où sont les feneaux et granges à foin et les étables à boeufs et à vaches j'y ai reconnu qu'il y fallait entièrement refaire le plancher des boeufs et y changer plusieurs pierres debout et entre autre lesdits piliers qui soutiennent du coté de la grange ?? le susdit plancher parce que ceux qui y sont présentement sont trop faibles n'ayant pu supporter ledit plancher avec les foins pailles et autres fourrages que l'on met ordinairement sur ces sortes de plancher. Le plancher de l'étable des vaches n'est composé que quelques traverses bâtardes et pierres de debout où ce sont ??. Il faut repasser à neuf fournir la tuile nécessaire avec les lattes quelques chevrons et un tirant, toutes les murailles des bâtiments de la grange ont besoin d'être remaillées et enduites tant dans le dedans que par dehors.
Du coté du vent du même bâtiment on y a construit nouvellement une étable pour les vaches à cause que celui qui était à l'autre extrémité n'était pas en état et que le bétail y tombait malade, laquelle étable nouvellement construite n'est élevée qu'à moitié de murailles, il convient donc pour le ?? de ?? jusque au couvert dehors différents coté afin la pluie poussée par les vents ne gâte pas le fourrage et ensuite les inconvénients du feu, il faut y faire des portes neuves à toutes les dits étables celles qui y sont étant rompues et insuffisantes.
La muraille qui ferme la cour du coté de bise et à l'endroit où le est grand portail qui est à moitié muré a besoin dans toute l'espace dudit portail d'être refait aussi bien que "la voûte ??" qui est étayée afin d'en éviter la chute,
Le "four ??" a besoin d'être recarrelé et replâtré et refait à neuf l'orifice qui y est en partie tombé.
Le verger qui est directement derrière le jardin est dégarni d'arbres en plusieurs endroits de sorte que pour le garnir il faut et conviendrait d'y planter entre autres encore environ 20 pieds.
Le colombier en bas du château est dégarni de pigeons en sorte que qu'il n'y en reste pas un, il convient pour le rétablir d'y faire à neuf le couvert dans lequel il n'y aura que très peu de bois qui servira étant étayé en deux endroits, il faut refaire la porte à neuf parce que celle qui est se trouve rompue et ne fermant point, il faut recrépir et reblanchir ledit colombier dedans et dehors, les murailles et tout le reste du colombier étant en assez bon état.
Il existe une fontaine qui sert pour le château dudit Pommier et d'où l'on tire toutes les eaux qui lui sont nécessaires....... Son bassin sert également à abreuver les chevaux. Le bassin était entouré de murailles ruinées jusqu'au fondation.
Le reste du texte concerne les prés, vignes et bâtiments servant aux vendanges, bois, ainsi qu'à l'ancien moulin où il ne reste que quelques fondations, dépendants de la baronnie.

Le 28 avril 1701 reprise de fief par François de SALLIER, qui la vend le 18 juillet 1701 à François de CONZIE. Cette famille garde cette seigneurie jusqu'en 1173. Françoise de DAMAS la vend le 06 juin 1767 à Claude Marie DUTOUR-VUILLARD de saint-Nizier.

En cours d'écriture

Le Château de Génissiat

Le Château de Génissiat

 Il est situé au sommet de rochers surplombant le Rhône sur la commune d'Injoux. Sa construction est donnée au XIIème siècle. Il était encore relativement bien conservé lors de la construction du barrage. Il n'en reste que des ruines au bout du saut à ski du barrage de Génissiat.

Très peu d'écrits existent sur ce château. J’espère avoir plus de chance de trouver des archives dans les registres notariaux, justices seigneuriales et autres.

La seigneurie de Génissiat était possédée au début par des nobles qui portaient le nom de Genissiat (Geniffia).

Jean de GENISSIAT est le premier connu en 1334. Marguerite de GENISSIAT, sa fille et  héritière de cette maison, épouse en 1334 Pierre de COUCY, seigneur de Thol et de Rignat.
Leur fils Jean eut le 18 mai 1363 pour 2300 florins d'or Génissiat en inféodation d'Amé V, comte de Savoie avec la justice haute, moyenne et basse de la maison forte de Génissiat. Cette inféodation portait également sur les hommes et fiefs en dépendances que le prince possédait dans les châtellenies de Seyssel et Billiat.
Jean de COUCY, seigneur, paie quelques redevances à l'abbaye de Nantua dues sur le château de Génissiat. De son épouse Marguerite de LA BALME il eut 5 enfants.
Lancelot, l'ainé prit le nom de seigneur de CHATEAUVIEUX, et forma la famille de ce nom.
Aymon de COUCY, le deuxième garçon, garde les nom et titre de seigneur de Génissiat. De son mariage avec Catherine de GENOST il fonde la branche des seigneurs du lieu.
Galois et Jeanne de VIRY prennent la suite, puis le fils ainé, Aymon épouse le 02 mai 1412 Marie de GINGIN.
Pierre de COUCY, écuyer, seigneur de Génissiat, poursuit la descendance avec son épouse Louise de FEFIGNY. Il fait partie des deux cent gentilshommes que jurèrent fidélité en 1455. Les deux frères ainés décédés sans descendance c'est le troisième fils, Richard, qui continue la lignée. Il en fait une reprise de fief en 1495. Il épouse en décembre 1502 Guillemette de FORCRAND. En leur fils Jean de COUCY se termine la branche des seigneurs de Génissiat.
La seigneurie de Génissiat revient à André de COUCY époux de Denise de BUSSY. Dans son testament en août 1494, il cite 4 enfants, dont Galois qui continue la filiation des seigneurs de Génissiat. Il en fait hommage au roi François 1er.
la seigneurie est partagée entre les deux fils : Jean François et André. Ce dernier décède sans lignée.
Jean François garde seule la terre et fait hommage à Emmanuel Philibert Duc de SAVOIE en 1563. Il épouse en juillet 1540 Jeanne de LUQUES. De ce mariage nait une fille et un garçon.
En Gaspard faillit la lignée des seigneurs de Génissiat. Sans descendant il vend la terre à son parent Lancelot GUILLET de MONTHOUX et à Louise de MONTFERRAND son épouse.
Sans enfants, la seigneurie est donnée par testament le 07 mai 1637 à François d’ONCIEUX, fils ainé de Jean, chevalier et premier président de Savoie.

Le dénombrement de la terre a lieu le 23 juin 1662 par Lancelot François d'ONCIEUX, seigneur de saint Jean d'Arnay et Chaffardon, baron de saint Denis, conseiller au sénat de Savoie.

En 1666 le village de Génissiat ne compte que 10 feux soit environ 50 habitants.
Une déclaration succincte est faite en 1685 des revenus de la seigneurie de Génissiat et saint Denis de Chausson et de la moitié de celle de Douvres par François d'ONCIEUX, second président de la chambre des comptes de Chambéry, baron de la Batie, marquis de Chaffardon.

Une reprise de fief est réalisée le 19 avril 1728 suite à la vente de la seigneurie du 10 août 1727 en indivis à Anthelme MONTANIER, écuyer, conseiller du roi, garde des sceaux de la chancellerie de Dôle, et François Denis MONTANIER, maire perpétuel de Seyssel.

Georges DEBOMBOURG donne comme seigneur de Génissiat :

1363 : Jean de COUCY ;
1363 - 1380 Jean de COUCY son fils obtient du duc de SAVOIE la justice haute, moyenne et basse ;
1380  - 1387 Aymon de COUCY ;
1387 - .... Galois de COUCY ;
.... - 1435 Aymon de COUCY ;
1435 - 1492 Pierre de COUCY
1492 - 1494 André de COUCY ;
1494 - 1543 Galois de COUCY ;
1543 - .... Jean François de COUCY ;
.... - 1580 Gaspard de COUCY. San spostérité il vend la seigneurie.
1580 - 1630 Lancelot GUILLET de MOPNTHOUS, qui sans postérité lègue la seigneurie
1630 -  .... François d'ONCIEUX ;
.... - 1728 François d'ONCIEUX vend la seigneurie ;
1728 - .... Anthelme et François Denis MONTANIER ;
.... - 1789 Pierre Joseph Denis MONTANIER.

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La maison forte de Boches

Le château de Boches

Boches est un hameau de Saint Alban, au dessus de Cerdon.
Le château est situé coté Sud/Ouest avec une vue imprenable sur Poncin et toute la vallée.

En faite il y avait une maison forte et une tour. Dans les recueils de PEINCEDE, à Dijon, on retrouve un acte en faisant état.

Le 7 août 1348 Pierre de LA BALME fait hommage aux sires de VILLARS pour sa maison forte de Boches. Celui ci lui donne la baronnie pour lui et les siens, avec restitution s'il décède sans enfant. La tour n'est pas mentionnée.
En 1364, un inventaire des titres de la Balme-Mortaray est réalisé.

Le 23 avril 1428, Humbert de GROLEE rend hommage au comte de Savoie pour la Tour et maison forte de Boches, appartenant à sa mère Marguerite de la BALME épouse de Pierre de GROLEE.

N’ayant de lignée, par son testament  du 7 aout 1507, il laissa Boches à Claudine de PEGIEU, femme de Vincent de LA TOUVIERE, écuyer, Seigneur de Peyrieu.
Dans les archives de MONTILLET. Ill existe une subhastation datée de 1556 pour Mademoiselle de PEGIEU.
Les successeurs vendront cette terre en 1582 à Louis de BUSSY, seigneur de la Balme sur Cerdon, qui la donna à Jean de BUSSY, son fils seigneur de la Balme, aussi seigneur de Boches.....

Le 19 septembre 1744, Christine de GRENAUD, propriétaire des terres, signe un prix fait, devant Claude BOUCHARD notaire à Cerdon, avec Jean Baptiste ROUGEMONT, maitre tailleur de pierres et maçon de Cerdon, pour la reconstruction d'une grange dans la cour du château de Boches. Elle devra mesurer 45 pieds de long (environ 14 mètres).

Le 06 septembre 1758 la rente de la seigneurie de Boches est citée dans les biens venant de Jean Pierre de GRENAUD.
Les meubles de la maison forte de Boches sont vendus entre le 21 septembre 1780 et le 09 novembre 1781. (archives de MONTILLET de GRENAUD). Le tuteur des enfants de Claude Christine de MONTILLET de Champdor s'engage à utiliser les sommes reçues par les ventes uniquement pour les deux fils pupilles. L'inventaire de la vente démontre le mauvais état des meubles et autres ustensiles contenus dans ce château.


Lors du partage de la succession de MONTILLET de GRENAUD et de MONTILLET du CHATELARD, les terres de Boches furent estimées à 50.000 livres (environ 826 663 euros de 2025).
Lors d'une vente du domaine à Vieu le 12 juin 1795, une nouvelle expertise la donne pour 10 976 livres (soit 181 107 francs).

Les ruines du château sont encore visibles.
Il reste les caves et un morceau de mur coté Sud. Merci à M. BILLON, vigneron à Boches, qui entretient les ruines afin d'éviter leur totale disparition et nous a voir permis de visiter.

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Le château de Maillat

Le château de Maillat

Le château remanié plusieurs fois, d'un château fortifié avec donjon à celui d'une habitation de très bon goût, a été la propriété de la famille de MOYRIA pendant plus de 600 ans.
Il n'est pas classé aux monuments historiques, pourtant sa chapelle, ses peintures murales, etc. le mériterait largement.

Il a la particularité d'avoir une chapelle castrale et une église dans la propriété, église qui fut un temps celle du village.

Des châteaux, tours ou demeures sont peintes contre des boiseries. Elles rappellent celles du château des Echelles.

Il est devenu un château de charme avec des chambres d'hôtes magnifiques.

Je photographie en ce moment les documents de la famille de MOYRIA, restés au château.
A ce jour,03 juin 2024, j'ai 8114 photos dont encore 3198 à trier, classer... il reste environ 3000 photos à réaliser pour terminer la numérisation des archives.

Je pourrais écrire une histoire plus complète du château et de la famille à la fin de la numérisation.
Les documents s'étalent du 13ème siècle au 19ème. Ils se composent d'énormément de quittances et de procès, des contrats de mariages, testaments, deux inventaires du château en 1639 et 1649, quelques prix fait pour des travaux....

Pour la généalogie de la famille de MOYRIA, elle est présente dans de nombreux ouvrages. L'une d'elle a été imprimée en 1669 par la famille pour prouver sa noblesse auprès de l'intendant de Bourgogne.
J'ai également entrepris de réaliser cette généalogie, pour l'instant elle se compose de 672 individus, dont 349 de MOYRIA, y compris les de MOYRIA de CHATILLON (23), MOYRIA de FEUILLENS (9), MOYRIA de MONTANGE (2), MOYRIA de MONTGRIFFON (1), MOYRYA de CARRON (1) et de BUENC de MOYRIA (1).

En cours d'écriture....

La Tour de Chavornay

La Tour de Chavornay

Aujourd'hui la Tour de Chavornay ressemble, du coté rue, à une immense bâtisse avec un porche d'entrée, d'où l'on voit un tilleul plus que centenaire.

Ce bâtiment est en fait maintenant deux maisons distinctes, ce qui se voit très bien coté jardin.
La première avec le porche possède un blason contre le mur.
La deuxième une tour coté Est.

Que savons nous, d'après les textes, du passé de cette bâtisse ?

Le comte Marc de SEYSSEL-CRESSIEU, dans son livre sur la maison de SEYSSEL, écrit qu'un nommé Raymond de CHAVORNAY vivait en 1150.

La seigneurie appartient à la famille de LUYRIEU, puisque en 1251 Guillaume de LUYRIEU rend hommage à Pierre de SAVOIE pour, entre autres, Chavornay.

En 1309 noble Antoine fils de fut Jean de GUMAINS ? (inconnus sur les différents armoriaux) passe reconnaissance pour ce qu'il possède à Chavornay.
En 1312 Jean de CHAVORNAY, notaire, habite la maison forte de la Tour de Chavornay (1)
Nouvel hommage par le même le 28 mars 1321. Il n'est pas fait mention de tour, château, etc.

André de MARTEL passe reconnaissance pour son château de Grammont dont dépend Chavornay en 1457. Hommage et reconnaissance qu'il renouvelle en 1461.

Messire Richard de BUSSY comme mari de Jeanne de LUYRIEU, dame de Villars, déclare tenir en pur et franc alleu les seigneuries de Champagne, Chavornay, Tallissieu, en toutes justices en 1563.

Jacques de SEYSSEL prend clairement le titre de seigneur de la Tour de Charvornay (2), suite à son mariage avec Elisabeth DU PLASTRE en juillet 1656. Il est le deuxième fils de Charles II de SEYSSEL-ARTEMARE et de Marguerite de MAUPERTUYS. Elisabeth, veuve, est ensevelie dans l'église de Chavornay le 22 avril 1697. Jacques II de SEYSSEL, seigneur de la Tour de Chavornay, s'unit avec Catherine de MONTLUEL en 1689.
Un acte du 13 avril 1673, Claude de MONTLUEL, héritier de feu César de MONTLUEL, prieur de Talissieu, cède la maison de Chavornay appelée la Tour avec les vergers à sa soeur Catherine.

De Jacques et de Catherine naissent 16 enfants. Gaspard de SEYSSEL, l'ainé succède à son père comme seigneur du lieu. De son mariage avec Marie du CHATELARD de SEREZIN en 1728, naquit Jean Gaspard à Chavornay en 1730. Son fils et son épouse moururent quelques jours plus tard. Il se remarie le 28 décembre 1763 avec Françoise Catherine de GARNIER DES GARETS. Veuve en 1775, elle vend la seigneurie de la Tour de Chavornay à M. CARDON de SANDRANS (3).

Ce dernier revend la seigneurie à M. AMOUDRU, conservateur des forêts à Belley.

La famille CHABROUX en est propriétaire en 1900.

La maison ne possédait pas de tour sur le coté Est à cette époque.

Puis la famille d'ASTARAC en prend possession et par héritage de Maximilien, décédé en 1923 à Chavornay, son épouse Berthe Renée Eliza GIROD.

A ce jour Laurent et Delphine LA BATIE en sont propriétaires. D'énormes travaux ont été entrepris afin de rendre habitable cette demeure.
Les coups de pioches et les pelletées de matériaux enlevés ont fait apparaître des planchers posés les uns sur les autres, des dalles en pierres, un squelette, des pierres taillées, des pièces anciennes tant romaines, que savoyardes, que révolutionnaires, des anciens francs, etc....

La jolie demeure, avec sa tour ronde, est aménagée petit à petit. Le manoir du Colombier gîte de charme obtient 4 étoiles en 2023. Je vous le laisse découvrir.

Je tiens à remercier Laurent et Delphine, les propriétaires, pour leur accueil, la visite particulière de la cave à la charpente et pour les documents.

En cours de rédaction

(1) Revue le Bugey 1930 p 24/189
(2) issue de la généalogie de la famille de SEYSSEL
(3) Me CHABROUX notaire à Champagne en Valromey, d'après la généalogie de la famille de SEYSSEL

le château d'Angeville

Le château d'Angeville ou de Lônes

L’histoire de ce château est plus détaillée dans mon livre : seigneurs et seigneuries du Plateau d'Hauteville.

Le château assurait la défense du plateau contre d’éventuelles attaques et de résidence au châtelain des Comtes de SAVOIE.

D’après M.C. GUIGUE, le château de Lompnes ou Lunes ou Lônes remonterait à la naissance de la seigneurie du même nom, détenue par les comtes de Savoie au début du 12ème siècle. En 1281, par traité entre Louis de BEAUJEU et le Comte Philippe, Lompnes resta en la possession des comtes de SAVOIE.

Cette seigneurie possédait toutes justices, haute, moyenne et base : Armand MUGNIER, de Rougemont y fut pendu pour meurtre. En 1305 il fallut réparer une cellule en replaçant une pierre de taille. Un prisonnier avait essayé de s’échapper en creusant le mur… Au 18ème siècle elle n'a plus que la petite justice.

A cette époque il possédait quatre tours, des murs d’enceinte et un donjon protégeant l’accès le plus facile.

Les comptes de châtellenie (environ 150m de rouleaux) nous apprennent qu’en 1272 la porte du donjon est consolidée pour quinze sous, puis refaite vers 1301. Les fenêtres du logis sont agrandies,  les toitures du château et des greniers sont refaites en 1303.
En 1304 on reconstruit une tour, puis quelques années plus tard on entreprend une grande réfection du château pour le remettre en état en cas d’attaque du Dauphin du Viennois.

En 1301, cette même porte fut refaite, ainsi qu’une tour et le donjon, et les fenêtres agrandies pour 20 sous et 10 deniers. En 1303, les toits furent restaurés, ainsi que les greniers au-dessus des étables. En 1304, c’est une tour qui fut relevée. Entre 1305/1310 de grands travaux de fortifications eurent lieu. Le mur d’enceinte subit des réfections en 1305, 1338, 1351, etc.
La maison d’habitation était à part, en 1302, on y agrandît les fenêtres. En 1316, la toiture, enlevée par le vent, fut reconstruite et les planchers remis à neuf. En 1333 le château fut réparé en entier. Les étables étaient disposées au-dessus des écuries.
Dans le contrat d’échange du 15 décembre 1318, il est fait mention d’une maison armée forte à Lompnes.
Le château fort fut agrandi vers 1353, année où 240 bouviers furent réquisitionnés pour conduire des bois servant à la construction des machines de guerre.
Bien que jamais vraiment attaqué, des dégâts furent réparés en 1331. Dans un acte daté du 21 avril 1355, par lequel Amédée VI inféode les terres de Rougemont à Humbert VI de THOIRE-VILLARS, il est encore mentionné « le castello nostro lompnarum ».

Au 14ème siècle, le château possédait un donjon, de grosses tours côté Sud, des remparts et fossés côté Nord. A l’emplacement de l’actuelle fontaine, s’élevait une grosse tour. Une des tours d’angle servait de prison. En 1356, les comptes mentionnent la construction d'une autre tour dite «la grosse tour de Lompnes», 140 bouviers furent réquisitionnés pour amener le bois de construction.

Au début du 15ème siècle, le château fut agrandi et embelli par Urbain de BONNIVARD, évêque de Verceil en 1482. Le château de Lompnes, pris par le français Guy de BALME, fut démantelé, c'est-à-dire que ses tours furent démolies. Il est prouvé qu’il y avait des habitations à l’intérieur des murailles.

En 1536, les troupes françaises envahirent la Bresse et le Bugey savoyard qui furent vite annexés. Le siège fut mis devant le château de Lompnes par le Français Guy de BALME. Pris, il fut démantelé et ses tours démolies.
La Bresse et le Bugey redevinrent savoyards en 1559, avant d'être à nouveau envahis par les Français en 1595. Le château de Lompnes fut encore une fois un enjeu. Voici le récit de la prise du château de Lompnes : « en 1595, Charles Emmanuel, duc de SAVOIE, au mois de septembre, mais plus probablement en octobre, pour arrêter les progrès du Maréchal de BIRON au service d’Henri IV, roi de France, envoya, en qualité de lieutenant général de ses armées en Savoie, le comte de MARTINENGUE, homme de guerre aussi brave qu’expérimenté. A peine arrivé à Chambéry, de MARTINENGUE fut informé que le château de Lompnes en Bugey venait de tomber au pouvoir d'un corps de troupes françaises commandées par le Guy de la BAUME, seigneur d'ANDERT ; sur-le-champ, il se mit en mesure de chasser l'ennemi de cette position, en mettant sur pied tout ce qu'il put réunir d'infanterie et de cavalerie. De son côté, d'ANDERT, prévenu des mouvements de MARTINENGUE et ne se trouvant pas en force pour résister à ses attaques, dépêcha auprès de BIRON qui poursuivait le cours de ses dévastations en Bresse, pour qu'il vînt à son secours. BIRON était occupé à saccager le château de Vernouse (1 km au nord de Villars) quand arriva ce message. Il prit aussitôt la route du Bugey avec deux canons et environ 3 000 hommes ; mais chemin faisant, il apprit la reddition et l'évacuation du château de Lompnes. Alors, il vint mettre le siège devant Pont d'Ain ».

Les registres paroissiaux, sont une mine d’informations très variées. Le 18 juillet 1768, Bonneville SIMON, maître tailleur de pierre, originaire du Puy en Velay, meurt « enseveli sous les ruines d’une tour du château ». Puis le 10 mai 1769, Jean Baptiste LAME, venant du Piémont, maître tailleur de pierre, cité comme témoin à un mariage, est dit « travaillant depuis longtemps au château », ce qui prouve que le château était en réparation depuis quelques années.

Lors du dénombrement du 07 avril 1702, Nazaire Joseph Lieutenant-Colonel au Régiment de THOY, déclara pour sa terre de Lompnes : un château avec jardin, et murailles, Haute justice à Saint Rambert, basse à Lompnes, 4 villages (Lompnes, Hauteville, Cormaranche, Nantuy), plus quelques maisons à Vaux Saint Sulpice.

A la mort de Nazaire d’ANGEVILLE les scellés furent posés le 16 septembre 1704 au château de Lompnes. Un bref descriptif est donné :

  • une cuisine basse avec une garde-robe, redressoir, deux buffets de sapin, une haute table avec ses bancs, deux chenets, un poêle, un gril, trois poêles, une cruche, un plat d’étain, trois chandeliers, une table à faire du pain en sapin ;
  • une chambre à côté comprenant deux châlits avec matelas, coussins, garde palier, une broche, un mortier, une garde-robe, deux mauvais coffres en sapin ;
  • une pièce située trois ou quatre degré en dessous avec un fourneau et quatre /cinq fagots ;
  • une chambre de corps de garde « avec un coin cabinet où sont tous les papiers de la maison », un coffre ;
  • la chambre au-dessus de la cuisine avec deux mauvais châlits, un mauvais coffre, une table, deux chenets de fer garnis de bois, deux chaises et un fauteuil, le tout en toile ;
  • à l’étage supérieur une chapelle avec deux prie Dieu, quatre « carrots», un autel, une aube, un crucifix en bois, deux chandeliers d’étain, un tableau ;
  • plusieurs autres chambres vides.

 Nous savons qu’en 1785, les fenêtres ogivales, le corps de garde, le pont-levis et les enceintes existaient encore.

D’autres travaux furent exécutés avec Marguerite de MICHAUD épouse de Guillaume d’ANGEVILLE qui demande et obtient la coupe de 366 pieds « d’arbres bois de sapin pour la reconstruction de son château » le 22 mai 1781.

En 1835, le lieutenant d’état-major, dressant la carte de la région, indique que le château n’est vieux que de 200 ans environ car rebâti sur une ancienne construction. En 1860 deux tours sont rajoutées côté sud.

Au-dessous du château, sur la côte du Molard, poussait de la vigne.


Plusieurs familles se sont succédées dans le château

La première aliénation eut lieu en 1230 en faveur de Louys de BEAUJEU pour son mariage avec Léonore de SAVOIE. Par testaments des 07 et 14 mai 1268, le comte Pierre légua le château à sa fille Béatrix. Puis Philippe de SAVOIE offrit à Amé IV son neveu les mêmes apanages pour son mariage en 1272 avec Sybille de BAGE.

La seigneurie fut inféodée de nouveau à la famille de LUYRIEU. Par acte du 15 décembre 1318, ratifié le 16 mai 1319, signé au château de Ripailles, Amédée V comte de Savoie et Jean de LUYRIEU, Vidame de Lompnes, échangèrent le vicomté de Lompnes, contre la seigneurie de Fromentes et la juridiction, revenues et rentes de Champdor.

Le 28 octobre 1361 Amédée VI vendit la seigneurie de Lompnes à Hugues de GRAMMONT. Ce dernier hypothéqua le château de Lompnes le 15 avril 1370 en quittance de la dot de son épouse Jehanne de VILLETTE, d’un montant de 6400 florins d’or. Vers 1400, Odo de VILLARD échangea avec Amé VIII, le Comté du Genevois contre Châteauneuf, Lompnes et 45 000 florins d’or. En 1377, Louis, Duc de SAVOIE, en donna l’usufruit à Aymon de BEAUVOIR.

Dans les déclarations de biens de 1341, la châtellenie de Lompnes fut reconnue en emphytéose du comte de SAVOIE.

Un document important daté de 1435 rédigé par Guillaume de SEYSSEL commence le jeudi de la Saint Barthélemy de l’an de grâce 1309. Il concerne la reconnaissance du château de « Lonne », et liste les droits du seigneur du lieu : droit de toise, de péage, de bannerie, de bannier, de load, de cornes de bœuf, etc…

La seigneurie fut inféodée, au titre de vicomté, en toutes justices à François de BONNIVARD le 15 septembre 1454. Une reconnaissance de fief du sieur du même nom date du 04 août 1497 en faveur du comte de SAVOIE. Une délimitation des terres de Corcelles/Champdor et Lompnes, plus une transaction, furent signées le 23 avril 1516, entre Pierre de MONTLUEL et François de BONNIVARD. Il rendit hommage à François 1er le 27 avril 1536, lors du rattachement du Bugey au royaume de France. La famille de BONNIVARD faillit dans deux filles à la fin du 16ème.

Claudine de BONNIVARD légua le tout à son neveu, Jacques de MARESTE, à charge pour lui de reprendre les noms, titres et armes des BONNIVARD, le 10 décembre 1579. Il en jouit quelques années, puis vendit les terres (avec clauses de rachat) le 09 février 1594 à Laurent de LUYSET.

Jacques de MARESTE récupéra ses biens et passa reconnaissance pour le château et seigneurie de Lompnes le 22 mai 1603, et l’engagea à Bertrand de GRENAUD, seigneur de Rougemont. Son fils Jean François de GRENAUD est seigneur de Rougemont et Lompnes.

René de LUCINGE, seigneur des Allymes, s’en rendit acquéreur le 18 juillet 1635, suite à une décision judiciaire portée entre autre par un des créanciers de Bertrand de GRENAUD. Mais le sieur de BONNIVARD y possédait toujours sa maison, puisqu’elle fut détruite le 08 juillet 1637. Par acte du 07 janvier 1651, Lompnes fut adjugé à Melchior Bernard de MONTESSUS, seigneur de Ballord.

Ce dernier la vendit le 28 octobre 1657 à Guillaume Philibert d’ANGEVILLE, écuyer, gentilhomme, pour 60 000 Livres. Guillaume Philibert se démit de ses fonctions de bailly du Bugey, ne pouvant plus marcher à causes de ses blessures, ceci est confirmé par l’enquête de l’intendant BOUCHU, il est dit « estropié, de nature fort douce ». Il demanda au roi de rétablir les foires et marchés à Lompnes arrêtés depuis le siège du château en 1598 ou 1599. Il lui fut accordé par Lettres Patentes du 30 août 1665 un marché tous les mardis et deux foires annuelles.
La famille en reste propriétaire jusqu’au 20ème siècle.

En 1912 le bâtiment est vendu à un hôtelier souhaitant en faire un hôtel de luxe.
L'écho paroissial de Cormaranche de 1913 donne la nature des travaux réalisés pour transformer le château en hôtel.

Les tourelles restent en place, mais les murs de façades sont relevés de 3 mètres afin de créer un deuxième étage. Les bas des toitures sont également refaits pour intégrer l'étage créé.
A la porte d'entrée, coté Est, est édifié un péristyle de 4 colonnes en pierres de taille, surmonté d'un balcon. Il est entouré de dés en pierre et de balustrades en bois peintes en rouge et vert.
Cette même façade comporte 5 portes-fenêtres donnant accès à des petits balcons.
L'hôtel comporte 35 chambres : 7 au rez-de-chaussée, 14 au 1er et 2ème étage, auxquelles on accède par un vaste corridor à chaque étage.
Un escalier avec une rampe en chêne sculptée dessert les étages depuis la cuisine qui est au sous-sol.
A l'entrée se trouve une vaste salle d'attente, une salle de jeux, puis une vaste salle à manger encadrée par 2 salons.
L'éclairage est à l'électricité dans tout l’hôtel et le chauffage central tempère chaque pièce.
Chaque chambre comporte de l'eau chaude et froide.
Au sous-sol se trouve les caves, une immense cuisine avec pilier et voutes. Une porte créée sur la façade Ouest donne accès à la terrasse.
Deux portes intérieures donnent accès sur une petite salle à manger comportant le monte-plats. Une pièce derrière renferme la chaudière.

L’ancienne bibliothèque et salle de lecture dans la tour Sud-est ont été aménagées en un appartement pour le directeur.
La chapelle a été conservée.
Toutes les façades sont crépies et badigeonnées.
Les eaux usées sont réceptionnées dans une grand fosse sceptique et par un souterrain déversée dans le ruisseau du Creux du Plat.

Puis le château, acquit par la Croix Rouge, est transformé en hôpital de guerre, puis plus tard en sanatorium. 

La personnalité la plus connue ayant vécue dans ce château, c’est incontestablement Henriette d’ANGEVILLE, la première femme à gravir le Mont-Blanc (après Marie PARADIS fille du pays).
Je ne vais pas reprendre son exploit et sa vie, tout a été merveilleusement conté par Marc FORESTIER dans ses livres la concernant.

Ci dessous quelques photos récentes, cartes postales, dessins d'Henriette d'ANGEVILLE concernant le château.

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Le château de Rochefort

Le château de Rochefort

Ce château est situé sur une éminence rocheuse du village de Cressin avec une vue sur la vallée du Rhône et le Séran.
Pour information, il existe un livre historique sur la commune écrit par Louis GIRARD.

Le château est aujourd'hui ruiné, mais à la municipalité l'entretien.

Cette seigneurie est possédée dès le XIIe siècle par Guy de ROCHEFORT. Elle possède toute justice haute, moyenne et basse. Guy en fit don à l'épiscopat de Belley en 1159 avec tout ce qu'elle contient.

Deux livres de reconnaissances en parchemin sont datés de 1346 et 1409. Un livre contenant les comptes de Rochefort et Chanay, tenu par Simonis BARATIS, commence le 02 avril 1295.

En 1375, le comte Vert, Amédée VI de Savoie, aliène les terres en faveur de Pierre de GERBAIS, trésorier général de Savoie. Suite à un procès en 1377 tous ses biens lui sont confisqués et font retour au comte de Savoie.
Par lettres patentes du 13 août 1435, le duc Amédée VII de Savoie baille à titre de récompense tout le mandement de Rochefort à Antoine de GERBAIS, chevalier. Les cinq enfants d'Antoine en passent reconnaissance au Duc de SAVOIE en 1457.

Marguerite de GERBAIS, fille héritière d'Antoine, se marie avec Claude de MENTHON en 1446.
Jean de MENTHON reçoit Rochefort en inféodation de Louis duc de SAVOIE le 19 septembre 1456.
Claude de MENTHON passe reconnaissance de sa seigneurie en 1494.
Prosper de MENTHON et Isabelle de MORNIEU accueillirent dans le château de Rochefort en 1620 saint François de SALES.
Balthazard de MENTHON, baron de Rochefort, affranchit de toute condition servile et mainmorte, le 17 septembre 1661, Claude de COSTATS, leurs biens et postérités.

Guy et Louis de GRAMMOND, fils de feu Antoine, passe reconnaissance en 1486 pour la quatrième partie de la bannerie des fruits sur le mandement de Rochefort.

Le 12 avril 1659 Melchione de MENTHON, seule héritière de Balthazard, épouse Jean-Jacques de MARESTE de SAINT-AGNIEN, qui prend possession de la seigneurie en 1667. Leur fils, Albert Eugène de MARESTE, comte de Saint Agnien et de Rochefort, fait un dénombrement et une reprise du fief le 04 mars 1702.

Pierre Anthelme de MONTILLET de GRENAUD, marquis de Rougemont, grand bailly d'épée du Bugey, en prend possession en 1740. Son petit fils Honoré François Henri de MONTILLET de GRENAUD, né au château de Rochefort en 1775, chevalier de saint Louis, dernier seigneur du lieu, émigre en 1792.

Sitôt le dernier seigneur parti, ce château sert de résidence aux plus pauvres de la commune.

Le 27 juillet 1898, les journaux l'Intransigeant, le Gaulois, La Croix, etc., nous apprennent que la foudre s'est abattu sur le vieux château. L'incendie a détruit le bâtiment, causant un mort âgé de 60 ans tué par les décombres et blessant gravement un pompiers. Les dégâts se montent au moins à 50.000 francs. Les journaux locaux en parlent aussi, comme le courrier de l'Ain, l'abeille du Bugey. Même la revue La nature y consacre un petit article.

Peinture du château de Rochefort propriété de Philippe comte de MONTILLET de GRENAUD

En 1956, le château se dégrade, la commune en fait abattre une partie. Il est abandonné jusqu'en 1991.

La mairie l'entretient avec l'aide du chantier de jeunesse Condordia entre 1991 et 2003.

Lors de mon passage pour les photos en ce mois d'août 2023, il est dommage que l'intérieur ne soit pas débroussaillé, il est envahi de ronces et d'arbres qui commencent à pousser.

Je vous laisse découvrir les lieux grâce à mes photos.

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Celles prises entre 2010/2013 par Rhône Médiéval laissent voir un intérieur dégagé, les photos sur plaques de verre du fond Bernard des archives départementales de l'Ain donnent une idées de la fin du siècle dernier et celles prises en 2011 par Gilles permettent de faire un état des lieux en 10 ans....

Les maisons de Vieu

CETTE PAGE EST EN COURS.

Vieu

Ce village est appelé quelques fois Vieu-en-Valromey.

Cette commune ne possède aucun blason contrairement aux autres communes de l'Ain.
Peut être le fait que bon nombre de familles nobles du Bugey y possédaient une gentilhommière, un pavillon de chasse, une maison, etc. Comme les de MICHAUD, de GRENAUD, de MONTILLET, etc...

Les différentes fouilles démontrent l'ancienneté de ce village d'origine romain. Ce vicus, lieu de repos des légionnaires romains, possédait des bains, palais, temples, etc.
Il fut longtemps la capitale du Valromey et lieu de foires.

Je vais m'employer à retrouver chaque maison et ses propriétaires et d'en faire l'histoire.

La gentilhommière de BRILLAT-SAVARIN

Jean Anthelme BRILLAT-SAVARIN, fils de Marc Antoine, seigneur de Pugieu près de Belley, procureur du roi au bailliage et avocat, est né à Belley le 01 avril 1755 et décédé à Paris le 01 février 1826.
Il est l'ainé d'une fratrie de 3 frères et 5 soeurs. Les trois frères auront des destins liés à la Nation.
Jean Anthelme est avocat et magistrat de profession,il parle 5 langues couramment, chef cuisinier et musicien.
Malgré son départ de la France pendant la Révolution française, il sera fait baron d'empire..
L'auteur du livre, mondialement connu, la physiologie du goût, possédait une demeure à Vieu.
Il possédait également un grangeon à Cheigneu-La-Balme, lieu de dégustation d'un grand vin : le Manicle.
Ce politique et écrivain bugiste était un très fin gourmet. On lui doit, entre autre, des citations : "un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un oeil" ; « Ceux qui s'indigèrent ou qui s'enivrent, ne savent ni boire ni manger »....
Un fromage et un gâteau portent son nom.

La demeure est la plus connue de toutes à Vieu. Elle se voit, sur la gauche, depuis la route menant d'Artemare à Champagne en Valromey.
Elle comporte une tour carrée crénelée.

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La villa des Jasmins

A qui était-elle ? Me voilà dans les recherches...

Cette demeure est située sur le coté sud-est du cimetière.
C'est la seule à posséder une tour ronde. Une immense propriété avec des ruines se situe à côté...

Le propriétaire réaménage actuellement les extérieurs.

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La maison de GRENAUD

La famille de GRENAUD est une très vieille et riche famille du Bugey. Elle possédait moultes seigneuries et demeures, du château de Rougemont, des maisons à Belley et Vieu, des châteaux ou maisons fortes à Rochefort, Montarfier, Mortaray, Boches, Cergon, chatelard de l'Huyres, etc....

Une très grande partie des biens, y compris les armoiries, passèrent à la famille de MONTILLETqui prit de patronyme de MONTILLET de GRENAUD

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Le château de Cornillon

Le château de Cornillon

Ce château médiéval est situé au dessus de Saint Rambert-en-Bugey.
Paul CATTIN et Alain KERSUZAN ont étudié les archives tant à Dijon, Turin, etc., ce qui permet d'avoir des informations importantes sur cette fortification de défense du 13ème siècle, construite sur un éperon rocheux. Des falaises de 20 à 30 mètres forment un triangle supportant les ruines. Les livres de comptes sur peaux de moutons, long de plusieurs mètres, sont une mine de renseignements.

Cette forteresse protège l'entrée de la vallée de l'Albarine, route commerciale vers l'Italie et passage de la Maison de SAVOIE. Les comtes de SAVOIE, moyennant finance sous forme de péage, protègent les commerçants sur ce passage de la cluse des Hôpitaux.

L'histoire de Saint-Rambert commence avec la fondation de l'Abbaye vers 440. Saint Domitien fut le premier ermite du lieu. Les moines construisent une tour de guet, déjà signalée dans les textes en 1304, destinée à la surveillance de la vallée.
Cette tour carrée comporte plusieurs étages, mesure environ 8 mètres de coté. La Aula, grande salle, est située près de l'entrée de la tour. Une cheminée chauffe cette pièce. En 1339-1340 une galerie couverte y est ajoutée. Deux chambres, une grande et une petite, se trouvent derrière la Aula. La petite possède aussi une cheminée dont le manteau est en bois. Une chapelle est incluse dans l'ensemble, chapelle qui servira également de prison.
Un incendie en 1324 détruit une partie du château. Deux latrines en bois sont signalées en 1318-1319.
Le tout est protégé par des courtines, régulièrement refaites.
Il existe une prison, une écurie, un pigeonnier.
Une représentation de ce château existe dans le château des Echelles à Jujurieux.

Mais ce ne sont pas des guerriers, en 1196, ils transigent avec le comte de SAVOIE, lui donnent le château de Cornillon à charge de les défendre.

Début 14ème siècle Saint-Rambert s’entoure de remparts et devient une ville de garnison, une basse de repli et de stockage du matériel militaire. Une ville avec franchise accordée par le comte de SAVOIE. Le château est délaissé.

Fin 1355, la guerre entre Savoie et Dauphiné est terminée. Le Dauphiné est propriété du roi de France. Le château ne sert plus de moyen de défense.

En 1601, les pays comprenant la Bresse, le Bugey et Valromey, le pays de Gex sont réunis au Royaume de France. Le général BIRON détruira une bonne partie des châteaux de ce qui deviendra le département de l'Ain à la Révolution.

Les ruines sont entretenues par les amis du canton de Saint Rambert-en-Bugey et la ville.

En 1650 Samuel GUICHENON le signale en ruines dans on histoire de Bresse et du Bugey.

En 2017, les archéologues L. D'AGOSTINO et E. CHAUVIN-DESFLEURS réalisent des relevés, avec une commande de la DRAC et sur sollicitation de la mairie de St Rambert-en-Bugey, afin d'avoir une idée plus exacte de l'emprise du château de Cornillon. Ce rapport se trouve sur Internet. Il est très instructif de par son contenu sur la topographie, la description des lieux, etc. Je vous conseille d'en prendre connaissance.

Une salle du château de la Tour des Echelles à Jujurieux possède des murs peints représentant les différents châteaux du Bugey. Ces pans de murs sont un magnifique trésor.
Voici la reproduction du château de Cornillon avant sa destruction.

Cette image est issue du site des Monuments Historique

La tour dite de Savoie

La Tour dite de Savoie

Cette tour surveille l'entrée et la sortie de la vallée de l'Albarine.

Sa construction remonterait début du 14ème siècle et permettait de défendre la Savoie du Dauphiné.
Pour l'instant je n'ai trouvé aucun document la concernant.

Dans les photos ci dessous, un artiste a composé en petits carreaux de céramique deux blasons cote à cote. Le blason de gauche m'est inconnu, il pourrait se lire : de sable au simetère d'or au mantel orange au chef d'or. Celui de droite représente la ville d'Ambérieu-en-Bugey : Coupé, au premier échiqueté d'or et d'azur de deux tires, au second de gueules, au lion d'hermine brochant sur le tout.

Cette tour est aujourd'hui en état de délabrement à l'intérieur. Sans violer la propriété privée, par les fenêtres ouvertes et sans volet, on constate l'effondrement des planchers, un enchevêtrement d'objets hétéroclites, des tags prouvent l'entrée de personnes indélicates.... Le blason de la ville d'Ambérieu-en-Bugey est tagué dans une pièce.

Il est encore une fois dommage de voir disparaître notre patrimoine.

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Le château de Saint Germain

Le château de Saint Germain

Il surplombe Saint-Germain et Ambérieu-en-Bugey depuis le sommet du rocher et domine la plaine et l'entrée de la vallée de l'Albarine.
Il se situe au dessus de la tour de Gy et de la tour de Savoie.

Un des plus grand château de l'Ain, en surface, avec celui de Rougemont.

Je ne vais pas réécrire son histoire déjà très fournie sur Internet.

Le site des Archives Départementales lui consacre une page et l'association les amis de Saint-Germain est très active : nettoyage du lieu, balisage, conférences, etc...
Une magnifique vidéo réalisée par les Amis de Saint Germain reconstitue l'histoire du château de Saint-Germain à travers les siècles.

en cours

Le château de Lacoux

Le château de Lacoux

Qui connait le château de Lacoux ? tout le monde sur le plateau d'Hauteville-Lompnes....
Non, tout le monde connait la grosse maison BILLON en sortie du village. Il est vrai que son propriétaire, historien dans l'âme, l'a bien entretenue, à même peint le blason de la famille de VILLETTE au dessus de la porte d'entée.
Mais cette maison, est le nouveau château construit en 1618.... nous y reviendrons plus tard.

Il ne faut pas confondre la famille de LA COUS et le fief de Lacoux. La famille de La COUS, seigneur de Chenavel et de la Combe en Bugey, porte d'azur à trois hérissons posés 2 et 1.
Le fief de Lacoux eut plusieurs familles propriétaires de lieux.

La seigneurie appartient au 14ème siècle à la famille de LUYRIEUX, dont Amé V de SAVOIE consent une nouvelle inféodation en toute justice en 1401.
Claudine de LUYRIEUX apporte en dot la seigneurie lors de son mariage avec Claude de VILLETTE vers 1420.
Marie Hyacinthe de VILLETTE, dernière du nom, se marie avec François de BORDES le 06 septembre 1681 à Lacoux. La seigneurie change donc de propriétaires après 4 siècles de possession.
La famille de BORDES règne sur Lacoux pendant 100 ans...
Le 22 août 1761 Paul SAIN achète la seigneurie à Joseph de BORDES.
le 11 septembre 1768 . SAIN échange son fief "avec château, rentes nobles, terres, bois haute futaie, prés, moulins, jardin, chènevière, et le peu d'effets qui peuvent être dans le château, et toutes justices, haute, moyenne et basse », Chaley, la Bertinière avec le fief de Saillan appartenant à Marc Antoine TROLLIER. Il est chevalier, seigneur de Chatillon, Montgriffon, de la tour de Jujurieux, Cléon, et autres places, Président honoraire au bureau des finances de Lyon.
Jean Baptiste BILLION, fermier du château, et son épouse Françoise MONGY de MONTORSIER en prennent possession le 26 mai 1770 auprès des deux fils héritiers. La demeure est mentionnée : « avec le peu de meubles et effets étant dans le château de Lacoux, les rentes nobles et châteaux de Lacoux que de Chaley». 

Pour trouver les traces du premier château il faut prendre la route qui descend sur Charabotte et Chaley. Lors de votre arrivée au premier virage en épingle, il se trouve un champ et à sa droite un sentier qu'il faudra emprunter.
Depuis le virage on aperçoit un tertre... Ce sont les restes du château.

Le château de Lacoux se composait au Moyen Age d'une tour dite de Montfalcon. Il est au bord du pic dominant la vallée de l'Albarine et faisant face au château de Longecombe.
L'étude des ruines, nous fait penser que le château devait être carré, avec un donjon central, l'entrée étant sur la gauche du chemin menant de Lacoux à Chaley et qui nous permet de faire le tour. On aperçoit très bien ce qui devait être la basse cour, et le donjon au sommet du monticule. Il ne reste qu'un morceau de mur et un espace pouvant peut-être être une entrée.

Le château aurait été détruit par le seigneur de Longecombe, en guise de représailles, car le seigneur de Lacoux aurait enlevé sa fille. (Les actes de mariages prouvent que les seigneurs de Rougemont, de LUYR/EU et de V/LLETTE étaient parents.) D'autres pensent que le château aurait été détruit lors du rattachement du Bugey en France en 1601. Je n'ai pas trouvé d'autres actes pouvant nous aider à connaître les raisons de la ruine de la tour de Montfalcon.

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La maison BILLION

Les pierres de l''ancien château ruiné et ne servant plus à défendre le pays, auraient-elles servi à construite ma maison forte ? Une pierre datée de 1618 est insérée dans le mur côté Nord. 
Une quittance passée en 1738 entre M. GERBOLLET et Gabriel de BORDES nous fournit un détail important : «.... concernant la vente d'une maison réduite en masure située au dit Lacoux et un jardin ou sont à présent la cour de bize grange et écurie et jardin (derrier) du château de Lacoux nouvellement baty....).
Cela correspond bien à la maison de César BILLION, construite en 1618 et remaniée au 18ème siècle.
Cette demeure comporte deux étages. La porte centrale en façade Ouest est surmontée d'un balcon soutenu par deux consoles de pierre. Au-dessus des fenêtres de l'étage, les ouvertures sont trois-oeils de boeufs. Un pigeonnier existe sur le côté de la demeure, prouvant ainsi la noblesse de ses occupants.

Le peintre lyonnais florentin SERVAN acheta le château et tous les biens, en indivise avec son frère, le 03 septembre 1840. Il fut maire de Lacoux de 1848 à 1868. Il rachète la moitié détenu par son frère le 26 septembre 1846.
Il revendit la demeure à Jean François BILLION VIORBAZ.

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