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Le Patrimoine de l'Ain

Dans cette page est entièrement dédiée au patrimoine de l'Ain et se partage en plusieurs catégories..

Je vais essayer de vous faire découvrir l'histoire des bâtisses, châteaux, armoiries, stèles, bornes, bâtiments industriels, etc... en photos et par des documents.

Elle est donc appelée à s'étoffer au fil du temps en fonction de mes visites et trouvailles...

Les dalles funéraires

Cette page est destinée à répertorier toutes les dalles funéraires ou plate-tombe de l'Ain.

Les églises en plus d'être des lieux de culte, ont longtemps été un lieu d'inhumation.
Ces sépultures est un privilège réservé aux hommes d'église, nobles, bourgeois. Celles-ci avaient lieu soit dans une chapelle, soit dans le choeur ou la nef... Souvent le lieu est précisé dans l'acte de sépulture des registres paroissiaux.

Au moyen-âge, les dalles_funeraires font leur apparition dans les abbayes, cathédrales, églises.
Une plaque funéraire est un bloc de pierre taillée encastrée. L'épitaphe, en latin, rappelle le nom et les vertus du défunt.
Sur la plate-tombe est sculptée l'effigie du défunt avec une épitaphe tout au tour de la pierre.

Anne de la CHAMBRE épouse

de Guillaume de LUYRIEU

décédée deuxième moitié du 15ème

CY GIST NOBLE DAME ANNE DE LA CHAMBRE

FEME DE NOBLE ET PUISSANT Sr [seigneur]

MESS[ire] GUILL[aum]E DE LUREYS

CH[eva]L[ie]R Sr DE LA CUELLE ET DE SAVIGNI

EN REV[er]MONT ET MERE DE MESS[ir]E

HUMB[er]T DE LUREUZ CHR Sr DU BOURG


Jean Baptiste Charles

d'ANGEVILLE

décédé le 10 juin 1827

Ci-gît

J.B.C.

Comte d'ANGEVILLE

Officier de Cavalerie

Chevalier de Saint Louis

Jean Louis HUGON


décédé le 20 novembre 1740

Ci -gît Jean Louis Hugon, M maréchal de

Lompnes (maître maréchal)

Fondateur de la mission perpétuelle des

Messieurs de Saint Lazare d'Annecy décédé le X

Novembre 17...

Priez pour lui.

Pierre BOLLIET

chanoine de Cerdon

décédé en 1543

VEN[ERABIL]IS HIC CA[N]O[N]ICUS JACET

MO[N] / TALLIOSIIQUE CURATUS PETRUS BOLLI

/ ETUS A[N]I[M]A I[N] PACE QUIESCAT EJUS ;

Ci-gît le vénérable chanoine (de Cerdon) et curé

de Montallieux, Pierre Bolliet. Que son âme repose en paix


MONTANIER de VENS

curé de Champdor

CI GIT

M. DENIS MARIE MONTANIER DE VENS

CURE DE CHAMPDOR

DECEDE LE 10 JUIN 1818

MEMENTOTE PRAEPOSITOREM VESTRORUAL


Marie BULLIOD

habitante de Champdor

Bourgeoise de Champdor

elle fonde la mission Saint Lazare

à Champdor.

Dernière porteuse du nom

dans le village

ICI GIT

MARIE BVLLIOD

FONDATRICE DE LA

MISSION DE CH DOR

PAR M. DE SAINT

D'ANNECY

LAZARE. MORTE

LE 24 AVRIL 1762

PRIE POVR MOI

HIC EST

TUMULUS

SACERDOTUM

1768

CECI EST

LE TOMBEAU

DES PRETRES

1768


Cette dalle est celle de

Marie Anne Victoire Gabrielle

d'ESPINAY de LAYE

qui décède à l'âge de 37 ans

(04/02/1760-08/12/1797)

et de son fils

Marie Archambaud DOUGLAS

mort à 14 ans

(12/03/1790- ?)

Ici git

dame Marie Anne Victoire

Gabrielle DOUGLAS d'ESPINAY de

LAYE qui, âgée de 37 ans, quitta

cette vie le 08 décembre 1797 ;

ainsi que son fils César François

marie Archambaud DOUGLAS, qui

mourut à Lyon dans sa 14ème année

de son âge ; il fut transféré à

Montréal dans la chapelle

construite par ses ancêtres et

enseveli trois jours plus tard.


Cette dalle rappelle que

le 15 janvier 1744 est décédé

messire Joseph FOHANO

prêtre de la Congrégation

de la Mission de Saint Lazare

âgé de 42 ans

D(eo) o(ptimo) m(aximo).

Hic jacet D(ominus) Josephus Foano,

presb(iter) cong(regationis) Missionis,

qui obiit die 15 ianu(arii) 1744.

Requiescat in pace

À Dieu très bon, très grand.

Ici gît Monsieur Joseph Foano

prêtre de la congrégation de la Mission,

qui mourut le 15 janvier 1744.

Qu'il repose en paix.


Celle de Charles Joseph

comte DOUGLAS par sa naissance,

qui acheta le comté de Montréal

en 1757

Ici git Haut et Puissant Seigneur

Messire Charles Joseph Comte de

DUGLAS chevalier Comte du

mandement de Montréal Seigneur de

St Martin, Condamine, Martignat

et Chevalier de l'Ordre de S. Louis

Capitaine Commandant au régmient

de Royal Ecossais ; Syndic général

de la Noblesse du Bugey. Décédé à

Nantua la 69ème année de son âge

et transféré dans cette église

le 22 (09) 1788.


Elle est dédiée

à Louis Archambaud DOUGLAS

Ici git

Louis ARCHAMBAUD comte DOUGLAS
Chevalier de la Légion d'Honneur
de l'ordre de St Maurice et St Lazare de Piémont
né à Montréal en Canada
le XVI mars MDCCLVIII
mort à Montréal
le XXIV février MDCCCXLII

il fut membre du conseil général
sous l'empire
membre de la chambre des députés
en MDCCXV

la rectitude de son esprit
la bonté de son coeur
la loyauté de son caractère
et la grâce de ses manières
lui méritèrent l'affection
et le respect
de tous ceux qui l'on connu


Cette dalle funéraire

est celle d'Antoine DOUGLAS

Ornée des armoiries familiales

Ci git

Noble

Antoine DOUGLAS

Major régiment

de Thianges

décédé en

.....


Elle rappelle les

derniers membres de la famille

ensevelis dans la chapelle

familiale

Dans cette chapelle

construite par leurs ancêtres

reposent

Antoine DOUGLAS commandant du château de Montréal + 1643
Françoise de RUBAT  son épouse + 1636
Pierre DOUGLAS gouverneur de Dortan et Arbent + 1703
Françoise de CHARBONNIER de GRANGEAC + 1710
Charles Joseph DOUGLAS capitaine au Douglas Ecossais + 1723
Catherine de SIMONET de la GUYOLLES + 1710
Charles DOUGLAS capitaine au régiment de Vivarais +1756
Marie Anne de RUFFIN de LOZIER + 1750
Charles Joseph DOUGLAS capitaine au Royal Ecossais chevalier de St Louis, Syndic de la noblesse du Bugey + 1788
Marguerite de CRUES de SAINTE CROIX de CHILOUP + 1755
Lord Louis duc de GORDON DOUGLAS
colonel du Royal Ecossais après abjuré le protestantisme + 1754
Gabrielle d'ESPINAY + 1797
César Marie Archambaud DOUGLAS + 1802
Louis Archambaud DOUGLAS
+ 24 février 1842

VIRTUTE VIXERUNT FAMÂ
VIVUNT GLORIA VIVENT
VERTU VECUE GLOIRE VIVE LA GLOIRE


Consacrée à J.C BRANCHE

Le manque de registre ne permet pas d'avoir accès à son acte de sépulture.

Tombeau de M.

JC BRANCHE et

IB-DC

1662


Est-ce la marque

d'un tailleur de pierres ?

Est-ce une pierre funéraire

en partie effacée ?


dalle située dans une niche de l'église de Flaxieu elle n'est pas répertoriée dans les dalles funéraires de l'Ain

Hic jacet dominus joannes

Vuellermedi primus curatus

flacciaci hanc fecit fieri 1515


Ici repose le seigneur Jean

Vuellermedi, premier curé de

Flaccieu, qui a fait réaliser ceci en

1515


Il fut curé de Flaxieu

de 1485 à 1515.


Le déchiffrage n'est pas aisé.

HIC JACET D - D
JOANNES MARTINUS
DE St AURANT 46 AB
BAS St SULPITII
OBEIT DIE 4
AVOUST 1780
ANNOAETATTS S??
77 CONVERSIONS
VEROGI ET RI??
MINIS 33 ANIMA
EJUS REOVIES CA?

IN PACE AMEN

Ici git
Jean Martin de SAINT AURANT
abbé de saint Sulpice qui est mort le 04 août 1780
????
77 conversions
?????
??? 33 ans
???
repose en paix amen

La famille de SAINT AURANT

est originaire de la région de 
Montpellier

Jean Martin de SAINT AURANT,

abbé et seigneur de l’abbaye

royale de Saint-Sulpice.

D'azur, au chevron d'or,

accompagné en chef de deux

roses d'argent et en pointe d'un

lion du même.


HIC JACET Rs Ds
F D RIGOLEY
ABBE DE St SULPITII
QUE ?? DIE 8
APRILIS 17?? ANNO
CONVERSIONIS
VERO ?? ??
ANIMA ? ?
RENIESCAT IN PACE
AMEN

ici repose Révérendissime
F(rançois) D(enis) RIGOLEY
Abbé de Saint Sulpice
qui (est décédé ?) le 8
avril 17?? année
de conversion ?
??
que son âme 
repose en paix
amen

famille RIGOLEY issue de la

Bourgogne.

D'azur au chevron d'or,

accompagné en chef de deux

étoiles & en pointe d'un faucon

longé & chaperonné, le tout du

même (alias, en pointe d'un

faisan)


voici la transcription :

FRANCOISE

CHIFFLET FEMME

MICHAUD DECEDEE

LE 26 JUIN 1869

AGEE DE 64 ANS

PRIEZ POUR ELLE

Marie Françoise CHIFFLET est

né le 12 mai 1805 et baptisée

Longueur : 198 cm

Largeur : 82 cm

Dans l'église de ce lieu.

Elle s'est mariée

le 31 janvier 1827 à

Joachim MICHAUD

de Mérignat (1801-1877).

Elle est décédée

le 26 juin 1869

dans son village natal.

Je ne trouve aucune

explication sur le pourquoi elle est

ensevelie là.


Cette pierre tombale est située à droite en rentrant dans l'église de Jujurieux

Cette dalle se trouvait dans l'ancienne église de Jujurieux.

Lors de la destruction, Henry DUNAND recueille la dalle sur sa terrasse.

Grace à l'association des amis du patrimoine de Jujurieux et à la donation des successeurs du propriétaire elle prend sa place actuelle dans l'église.

NOBLIO ANTHONIO CORT (OIS ?)
VIRO VIRIBUS ANIMI ET CORPORIS NOBILITER DOTATO QVI CAROLI NONI SABAVDIAE DVCIS SEDIBVS FERE A
GALLIS EXPVLSI ARMA ET FORTVNAM
PROVT DECVIT SECVTVS TAM IN
ITALIA QVAM IN GALLIADIV ET STRENVE
PRO PRINCIPE MILITAVIT TANDEM FILI
BERTO CAR FILIO MELIORIBVS AVSPICILS PATRIAE GENTIQUE SVAE RESTITVTO RE
BVS OMNIBVS COMPOSITIS CVM
SE NON MINVS IN PACE BONVM ET
VTILEM QVAM
FORTEM IN BELLO PRAEBVISSET LABORE
ET SENO CONFECTVS OBIIT ANNO AETATIS 82 SALVTIS DIE 23 JANVARII
1585
CLAVDIA TROLLIEA CONIVGNI CARISS
ET STEPHANVS BENEDICTVS PIETISS
PATRI OPTIMO BENE MERETI DERV
TVMVLVM ET LACRIMA

A noble Antoine CORT (OIS)
Admirablement doué de l'énergie de l'esprit et du corps,
qui, ayant suivi comme il le devait
les armes et la fortune
de Charles neuvième duc de Savoie,
presque chassé de ses états par les français
longtemps et courageusement
tant en France qu'en Italie
combattit pour son prince
et les temps devenus meilleurs
Philibert fils de Charles
étant rendu à sa famille et son peuple toutes choses
étant remises dans l'ordre de la justice après s'être montré
aussi bon et utile dans la paix
que courageux dans la guerre mourut
dans sa 82ème année de son âge
le 23 janvier 1585 jour de son salut Claudine TROLLIE a son époux chéri
et Etienne Benoit plein de piété filiale à son excellent père
ont consacré ce tombeau et leurs larmes.


Cette dalle funéraire ce situe dans l'entrée de la sacristie de l'église de Conzieu.

Les armes ont été martelées à la Révolution française

Longueur : 148 cm

Largeur : 98 cm

Elle rappelle la

sépulture de :

Jean Pierre ARGENTIER,

Abbé et comte de

saint Bégnine et

prieur de Conzieu

1588. 


Cette pierre tombale est située dans l'église de Conzieu.

Longueur : 168 cm

Largeur : 68 cm

Ci gît

Anthoine MONIER vivant notaire royal

décédé le

22 avril 1622 repose en paix

 

Les sanatoria, pensions, villas

Cette page est en cours de rédaction...

Elle sera consacrée aux sanatoria, pensions et villas d'Hauteville-Lompnes.

M. RABUT a publié, via l'association SANAS, un ouvrage sur les sanatoria du plateau d'Hauteville-Lompnes.
Un autre ouvrage consacré : Hauteville-Lompnes en Bugey. Station Climatique D'Altitude, Tome 1, 1895-1951 par le docteur Jean DUMAREST.

De Mangini à l'Hôtel des Cols, en passant par la villa Midi...

L'annuaire de Commerce et de l'Industrie de l'Ain en 1920 note deux sanatoria :
- Mangini fondé par l'Oeuvre lyonnaise des Tuberculeux Indigents, 125 malades Directeur CHARVET, médecin en chef Dr DUMAREST, médecin assistant DR BAYLE ;
- Bellecombe, 30 lits, propriété du département de l'Ain. médecin directeur Dr CREPIN.

L'indicateur Fournier de 1930 classe par catégorie :
Sept médecins, dont une femme, officient sur Hauteville
Appartements meublés : Les Ormeaux
Hôtels-pensions : Les Fresnes, les Gentianes (propriétaire Veuve DUGONE)
Hôtels : Charvet, Régina, Commerce, Goursaud, de la Gare
Pensions : Beausite, Beauregard, Fresnes, Gentiannes, Alméria, Grafiella, Eugénie, Hélios, Cascade, Ginette, Bellevue, Vorgette, Thevenin, Bel-Air et Jeanne Marie
Sanatorium : Mangini, Bellecombe, Le Sermay (Dr PHILIP).

Celui de 1938, cite :
Appartements meublés : CHAPUIS, PERRIER-DEVOISIN, DELAVY, ROCHEFORT, ROLLAND, FLAMERY, GARNIER, MOUTHIER, GENET, CORBET, BAILLY, BRUNET-LECOMTE, MILLET et VANDAMMME ;
Docteurs : BRETTE, BONAFE, DUMAREST, FARJON, PHILIPP, Mme ROUGY, LAFONTAINE, ACQUAVIVA, BAQUE, GAU, GERMAIN, LE TACON et Mlle ROCHE ;
Hôtels : Charvet, de la Gare, Orcet, Splendid'hotel ;
Pensions : Beauregard, Les Fresnes, Les Gentianes, Alméria, Chantilly, Hélios, la Cascade, la Luciole, Bellevue, la Vorgette, Bel air, Jeanne Marie, Bon-attrait, la Miotte, Louis-Joseph, Micheline, Suzanne, Marie Louise, la Coccinelle, l'Oasis.
Sanatoria : Mangini, Bellecombe, Sermay, Espérance (fondation ROTSCHILD), Régina, Interdépartemental, l'Accueil, les Terrasses.

peu d'évolutions du nombres d'établissement sur l'indicateur de 1948, à part l'arrivée des Dr MAGNIN, GERARD et de Mme LE TACON en remplacement des départs des Drs ACQUAVIVA et GAU.
dans les hôtels : Alm, les Touristes (CELRC et PEYRONNET), de la Poste (GRANER) ;
pour les sanatoria : Notre-Dame de Mazières, Orsac, Alabarine (département de la Seine), Angeville, la Savoie.

En examinant l'annuaire de l'Ain de 1960, numérisé par les Archives Départementales, il est aisé de retrouver les divers sanatoria, pensions et villas existant. La liste est surement incomplète.
Les sanatoriums : Albarine, Angeville, Bellecombe, Belligneux, Espérance, Fresnaye, interdépartemental, Mangini, Modern Hôtel, Notre dame de Mazière orsac, Régina, Savoie, Sermay, Terrasses.
Les villas : André, Bellevue, Chapelle, Chardons, Clair soleil, Corbet, Fazille, Midi, Moderne, Reine Astride, Tilleuls et Troënes ;
Les pensions : Adélaïde, Annick, Beauregard, Bel Air,Bellevue, Cascade, Charvet, Hélios, Hôtel des Cols, Jeanne d'Arc, Micheline, Oasis, Suzanne et Vorgette.

Il ne faut pas oublier que Lompnes est une commune de l'Ain à part entière.

Aucune indication de villas, pensions, etc. en 1920 sur l'annuaire de commerce concernant Lompnes.

L'indicateur de 1930 donne quelques hôtels, pensions, sanatoria en double de ceux répertoriés à Hauteville, mais pas que...
hôtels-pensions :  les Charmettes, la Chaumière,
Villas : Pitance, Grise, Jeannet, les Hottaux.

Celui de 1938, reproduit les lieux d'hauteville et rajoute le sanatorium de la Savoie, les villas la Chapelle et Grise.

A partir de 1942  l'unification de Lompnes avec hauteville facilite les recherches.

Un paragraphe est consacré à chacun en fonction des résultats des recherches....

Belligneux

Un petit tour dans le sanatorium de Belligneux-La Rochette.. grâce aux recensements de Lompnes en 1931.

BONAFE Léon Henri, né en 1893 à Lyon, en est le médecin chef, il est marié à DUMAREST Marie Antoinette.

Un valet et une femme de chambre sont à leur service.

M. COUDRAY Paul, né à Paris en est directeur.

Le docteur MOLLARD Henri officie comme médecin avec le docteur LEFEBVRE Pierre, de Rouvillers.

Deux infirmières Mmes AIGONI Louise, née à Ganges, Mme FANQUEMONT Marie Louise, d'Argis ; un infirmier M. JACQUIER Armand, de Thollon. Le personnel est nombreux : femmes de chambre, lingères, chauffeurs, cariste, caissiers, cuisiniers, pâtissiers, plongeurs, comptables, hommes de peine, interprètes, argentier, employés, garçon de salle et de restaurant, fermiers, ...

Ces employés sont originaires de Cannes à Saint-Vallier, en passant par Lyon, Yssoudum, Oran, Nhrec en Tchécoslovaquie, Genève, Valgrana en Italie, Karcoff en Russie......

En tout 118 personnes sont employées à Belligneux !

Voici les différents métiers énumérés dans le recensement : 3 médecins, 6 infirmières, 4 infirmiers, 5 valets de chambre, 7 femmes de chambre, 5 lingères, 1 chasseur, 2 caristes, 4 chauffeurs, 2 caissiers, 11 cuisiniers, 3 aides, 5 homes de peine, 2 plongeurs, 4 comptables, 29 employés, 2 pâtissiers, 1 interprète, 1 nettoyeur, 2 commis de salle,1 argentier, 2 garçons de restaurant, 2 sténo/dactylo, 1 aumônier, 3 gardes malades, 1 directeur, 1 ébéniste, 1 maitre d'hôtel, 1 serveuse, 1 veilleur, 1 jardinier, 1 garçon d'hôtel, 2 garçons d'office, 1 cultivateur....
Article issu des recensements de Lompnes en 1931
Archives département de l'Ain https://www.archives.ain.fr/.../vtaeaa2e19e74.../daogrp/0/19
[gallery ID=86]
[gallery ID=109]

 

Les monuments funéraires

Le Patrimoine funéraire des cimetières, un peu oublié, a enfin été pris en compte, tant au niveau national que régional. Une commission "Patrimoine Funéraire" existe au sein de de la Région AURA depuis 2006. Je les remercie d'avoir pris en compte mon travail de sauvegarde.

Il est important de sauvegarder ce patrimoine qui disparait petit à petit. En effet, les mairies ne peuvent pas forcément agrandir les cimetières, pour diverses raisons : manque de moyens financiers, manque de places, mais par manque de volonté aussi !
Certaines communes, comme Champagne au Mont d'Or, ont la volonté de sauvegarder les anciens monuments. Si la tombe est en désuétude, ils ont conservé le long d'un mur les stèles en souvenirs des anciennes familles du lieu. Sauvegarde des patronymes !
Il est dommage que nos communes ne prennent pas exemple ! A Cormaranche-en-Bugey, et dans d'autres villages, la place existe ! C'est cela la sauvegarde du patrimoine ! Les élus ne se sont guère manifestés voir même pas du tout face à mon travail ! Cela ne me gêne pas !

Que dire d'une commune qui possède la sépulture du marquis de MONTALEMBERT, père de l'épouse de fut Philippe de GAULLE. Les familles refusent de l'entretenir. Cette tombe est donc condamnée à disparaître... Malgré mes appels auprès des familles, de la mairie, de Mme la député, de sauvegarde du patrimoine, etc...

Je me suis consacré depuis quelques années à la sauvegarde des cimetières du Bugey, en débordant quelques fois comme le Jura pays des ancêtres de mon grand-père ! Le plateau d'Hauteville et le Valromey sont terminés (Champdor a été réalisé par Mme ZELINDRE). En avril 2022 j'ai mis en ligne Montgriffon, Les Pézières et le cimetière du plateau de Retord ; en octobre 2022 Labalme, Mérignat.... En décembre ce sont Châtillon de Corneille et Boyeux saint Jérôme ; en juin j'ai couvert le cimetière de Saint Alban. Puis en 2024 j'ai photographié ceux de la combe du Val et celui de Cerdon. Le dernier mis en ligne est celui d'Armix.

Il faut savoir que les plus anciennes tombes étaient ceintes de chaines ou grilles. Cela permettait de séparer le bien communal (cimetière) et la propriété privée et religieuse.

Par ce lien, vous aurez accès à l'ensemble des sépultures mis en ligne ! Cela représente, en tout, 63 cimetières, soit 8596 tombes, soit 15974 photos. Je les ai déposées sur le site de Geneanet. Elles ont été indexées et sont en accès libre ! Il suffit de taper un nom pour faire apparaître le ou les monuments.
Un très grand nombre des cimetières de l'Ain sont photographiés et accessibles sur Geneanet.

En janvier 2025 j'ai rajouté les cimetières de Billiat, de Craz, d'Injoux et d'Ochiaz sur Valserhone.


Voici un exemple frappant de disparition de monuments et de noms familiers à une commune.

Ces deux tombes ont disparu du cimetière de Cormaranche-en-Bugey ces dernières années

Elles ont été remplacées par de nouvelles sépultures

 


Cet exemple est frappant de réalité...  avant la disparition de notre patrimoine y compris des noms anciens de la commune.
Certaines personnes ne photographient pas toute la tombe et se contentent des stèles, ou ne prennent pas en photo le marbrier ou ferronnier qui a façonné le monument. Il faut une image complète de la tombe, puis la stèle, puis les détails intéressant comme photo du défunt, artisan, etc..
Voilà pourquoi c'est très important de tout photographier !

 

Les stèles de l'Ain

L'Histoire c'est aussi garder en souvenirs les horreurs du passé ! C'est pourquoi je photographie les stèles lors de mes promenades...

Afin d'écrire un bref résumé pour chaque patronyme, j'ai consulté les sites de Mémoires de Hommes, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et du Maitron, dictionnaire des fusillés de 1940-1944.

Cormaranche-en-Bugey au Col de la Lèbe

Le 11 juillet 1944, les Allemands lancent une opération d'envergure afin d'anéantir la Résistance des maquis de l'Ain. Venant d'Hauteville-Lompnes, ils se dirigent vers Thézillieu.  De violents combats s'engagent à Charancin et au Col de la Lèbe.

CABAUD Paul Jules Elysée né le 14 février 1905 à Planoiseau (39), résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), meurt à Charancin le 11 juillet à 15h00.
MOTTET Albert Fernand né le 26 octobre 1916 à Bellignat. Il rente dans les maquis de l’Ain à la 2e compagnie du 2e bataillon FTPF. Il est tué au combat de Charancin (et non pas aux carrières d'Hauteville sur le hameau de Charancin cité par Maitron) ;
GIROD René Louis Marius né le 17 mai 1920 Bellignat, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI), décède lui aussi à Charancin  (et non pas aux carrières d'Hauteville sur le hameau de Charancin cité par Maitron) ;
SEYZERIAT Fernand Henri Clotaire né le 11 décembre 1920 à Bellignat, résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), est décimé le 11 juillet à Charancin.

BUFFET Paul Etienne, né le 19 octobre 1912 à Lacoux, membre de l'Armée secrète, puis des Forces Françaises de l'Intérieur, tombe à l'ennemi le 11 juillet 1944 à 20h00 près de la Fruitière des Grange ;
EMIN Léon Casimir, né le 09 juin 1914 à Cormaranche-en-Bugey, chauffeur de Taxi, est membre de l'Armée Secrète. Il est capturé le 11 juillet, torturé au lieu dit les Cuissonnières, et y décède vers 23h00. Il est médaillé de la Résistance ;
GUILLOT-VIGNOT Françisque Stéphane, né le 25 février 1906 à Champdor, fait parti de l'Armée Secrète. Il est chef de la trentaine de Ruffieu. Rescapé de l'accrochage du 02 février 1944, arrêté le 11 juillet, torturé, il décède aux Cuisssonnières. Son épouse sera arrêté et déportée.

Au sommet du col de la Lèbe une croix en bois rappelle la mort de DALLU Philippe le 15 juin 1944. Ce même jour ou Saint-Maurice brûle...
DALLU Philippe Louis né le 01 mai 1926 à Belley, résistant des Forces Françaises de l'Intérieur, il rentre dans l'Armée Secrète au groupe Gesler en 1944. Lors de la grande opération allemande pour accéder au Plateau d'Hauteville, Philippe DALLU est tué au hameau de Charancin.

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Belmont-Luthézieu au Col de la Lèbe

Ce monument est érigé sur la route reliant le Valromey.160 patronymes sont gravés sur la Croix de Lorraine taillée dans la Pierre d'Hauteville.  Un morceau de granit ramené du camp Manthausen est exposée. "On vous a pris la vie on vous doit dignité et mémoire".

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Saint Maurice hameau de Charancin

Le col de la Lèbe est un véritable verrou résistant aux allemands grâce aux nombreux camps du Maquis du Plateau d'Hauteville-Lompnes. A chaque incursion, l'ennemi est arrêté dans sa progression par les nombreux résistants, qui exploitent leurs connaissances parfaites du terrain.
Le 13 juin une colonne allemande est arrêtée, dans l'affrontement des soldats sont blessés et/ou tués à Samonod. Le maquis décroche sans aucun dégât. Les deux granges BORNAREL sont incendiées par les allemands.
Bien décidé à franchir ce col bien défendu, l'ennemi prépare une incursion d'envergure....
Le 15 juin 1944 Lucien JUILLET prépare le pain pour les maquisards dans le four banal. Soudain des rafales de mitrailleuses résonnent. Les allemands envahissent le village et fouillent les maisons. Saint Maurice est vidé de ses habitants, les maisons sont fouillées et puis le village brûle... Seule la maison des soeurs BASSET, dont l'une est infirme, est épargnée, le soldat ennemi a tenu sa parole...
Tous les enfants sont rassemblés dans l'école de Charancin sous la garde de la maîtresse.
Les habitants de Charancin venus à la rescousse de la famille ou des amis du hameau en feu, sont arrêtés par les allemands, mis en joue, alignés bras en l'air... Aucun n'est abattu.
Les allemands repartent en fin d'après midi avec un troupeau de 75 vaches, des brebis, un porc, ... Ils laissent un village dont 23 bâtiments fument, seuls la maison BASSET, le four banal et la chapelle sont intacts.
Les combats se continuent au col de la Lèbe avec l'incendie et des assassinats à l'auberge DUGONE.

Un article paru le 10 septembre 1944 dans le France Amérique à New-Yorck déclare que 5 habitants ont brûlé vifs dans leur maison à Charancin.

Charancin reçoit la croix de guerre avec une étoile de bronze par décret du 11 novembre 1948.

Louis DOUILLET a écrit un article dans le Progrès en 1969 et un fascicule pour le cinquantième anniversaire de cette tragédie (les photos ci dessous en sont extraites).

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Une stèle commémorative est inaugurée également pour ce triste anniversaire. La photo de la maquette est issue du fascicule sur Charancin.

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La Place du Village a réalisé en juin 2025 un reportage sur Saint-Maurice...

Sutrieu (Auberge de la Lèbe)

Cette stèle est située en descendant le col de la Lèbe, au niveau de l'ancienne auberge et au croisement de la route montant à la maison forestière.
Le 15 juin 1944 les allemands décident de libérer le passage du col de la Lèbe et d'accéder au plateau d'Hauteville.
L'auberge de la Lèbe, tenue par la famille DUGONE servait de relais téléphone au Maquis.

Charles François DUGONE né à Modane (73) âgé de 45 ans, membre FFI, sera battu à mort en même temps que son fils Fernand François DUGONE âgé de 15 ans à côté de son hôtel et tous deux achevés à coups de baïonnettes pendant que l'auberge brûle. Charles recevra la médaille de la Libération en 1959.
Ce monument a été inauguré le 15 juin 2023.
Un chapitre leur est consacré dans le mémorial de l'oppression de l'Ain.

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Hôtel des Cols et route de Thézillieu

Le 22 juin 1944 3 résistants sont arrêtés lors d'une patrouille, ils sont exécutés le 23 juin à 10h00 du matin.

CONVERT Hubert né le 19 mai 1922 à Saint-Étienne-du-Bois, résistant des Forces unies de la jeunesse et des Forces Françaises de l’Intérieur sous le pseudo "Verdure", est fusillé le 23 juin 1944 par les allemands ;
HERBEPIN Raymond Jean né le 17 mai 1910 à Bourg-en-Bresse, membre résistant des Forces unies de la jeunesse sous le pseudo "Raimu", il est exécuté le 23 juin 1944 par les allemands ;
HERBEPIN André Georges né le 29 juin 1920 à Bourg-en-Bresse, commis aux chantiers de Jeunesse ; résistant des Forces unies de la jeunesse et des Forces Françaises de l’Intérieur sous le pseudo « Pépin », il est exécuté le 23 juin 1944 par les allemands.

Le 11 juillet 1944, les Allemands lancent une opération d'envergure afin d'anéantir la Résistance des maquis de l'Ain. De violent combats s'engagent au Col de la Lèbe. Le 2ème bataillon FTPE 2ème Compagnie paie un lourd tribu entre les deux communes.
Certains résistants sont inscrits sur plusieurs monuments des alentours.

BALLET André né le 27 décembre 1920 à Oyonnax, résistant des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur, tué au lieu dit la Platrerie à Thézillieu ;
BESNARD François Paul Victor né le 24 février 1910 à Oyonnax, membre des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur, mort à Charancin ;
BOCHET Emile Marius  né le 30 juin 1913 à Rive-de-Gier (42) résistant des Francs-Tireurs et Partisans Français, décède au combat à la fruitière des Granges ;
CABAUD Paul Jules Elisée né le 14 février 1905 à Planoiseau (39), résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), meurt à Charancin le 11 juillet à 15h00 ;
CADOZ Gustave Léon Louis dit "Pierre" Né le 19 avril 1904 à Dortan, résistant des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur, meurt au combat le long de la forêt de Gervais à Thézillieu ;
SEYZERIAT Fernand Henri Clotaire né le 11 décembre 1920 à Bellignat, résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), est décimé le 11 juillet à Charancin.
COUTIER Louis Olivier né le 6 avril 1910 à Oyonnax, entre aux Francs-Tireurs et Partisans Français, tué le 12 juillet près de Sainte-Blaizine hameau de Thézillieu ;
DUCHENE Paul né le 31 août 1908 à Saint-Claude (39), il fait parti des victimes civiles, décédé sur Cormaranche-en-Bugey
GIARDINO Constant Italo Emile né le 11 avril 1906 à Oyonnax, membre des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur. Le site Maitron le dit décédé aux carrières d'Hauteville mais son nom ne figure pas sur le monument au dit lieu mais sur celui de l'Hôtel des Cols.
GIROD René Louis Marius né le 17 mai 1920 Bellignat, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI), décède lui aussi à Charancin  (et non pas aux carrières d'Hauteville sur le hameau de Charancin cité par Maitron) ;
MOTTET Albert Fernand né le 26 octobre 1916 à Bellignat. Il rente dans les maquis de l’Ain à la 2e compagnie du 2e bataillon FTPF. Il est tué au combat de Charancin (et non pas aux carrières d'Hauteville sur le hameau de Charancin cité par Maitron) ;
MURCIA César né le 26 décembre 1914 à Valencia (Espagne) vit à Dortan, rentre dans les maquis de l'Ain. Il décède le long de la forêt de Gervais vers 20h30 ;
POCHONOD Jean Baptiste Adelin né le 29 janvier 1895 à Montcusel (39), membre des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur. A participé à la première guerre mondiale. Il est mobilisé en 1940 et démobilisé 9 mois plus tard. Il est tué à l'ennemi au lieu dit la Platrière, le long de la forêt de Gervais.

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Ponthieux-Thézillieu

Le 13 juin 1944, l'ennemi tente une montée sur le plateau d'Hauteville sans succès. Le 15 juin persévérant ils passent le col de la Lèbe et arrivent sur le Plateau. A 19h30 une patrouille de reconnaissance assassine plusieurs habitants.

GARIN Raymond Francisque né le 11 avril 1922 à Thézillieu, est membre des Forces Françaises de l'Intérieur, décoré de la médaille de la Résistance le 07/01/1952 ;
CLEYET Emile Stéphane Valentin né le 14 février 1914 à Thézillieu, cheminot victime civile mais obtient la mention mort pour la France. Son patronyme figure également sur la plaque commémorative de la SNCF à Chambéry ;
ADOBATI Lucien, né le 01 mars 1921 à Hauteville-Lompnes,fait parti de l'Armée Secrète, puis des Forces Françaises de l'Intérieur ;
ALLOIN Jean Marie, né le 03 septembre 1911 à La Chapelle-sous-Dun (71), est membre des Forces Françaises de l'Intérieur ;
OLIVETTI Claudius, né le 08 février 1925 à Bourg-en-Bresse, membre des Forces Françaises de l'Intérieur, il est mortellement blessé le 29 juin 1944 au lieu dit la Croix au Pin, dans le col de La Lèbe et décède le même jour à Virieu-le-Grand.

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Corlier

Cachée près d'une haie dans le village de Corlier, elle a heureusement été déplacée sur le bord de la route à coté du monument aux morts.

L’opération allemande "Korporal" vise à anéantir la Résistance. Les Allemands arrivent et encerclent le village le 7 février à 9 heures du matin. Les hommes seront rassemblés au restaurant de François Turc et sont massacrés à 13 heures tout près du monument aux morts actuels.
TURC Henri Jean Baptiste, boucher, né le 16 avril 1890 à Corlier, membre de l'A.S ;
TURC François Alphonse, hôtelier et marchand de bestiaux, né le 30 janvier 1882 à Corlier, membre de l'A.S ;
ESCANDE Albert, artisan tourneur, né le 7 avril 1896 à Corlier, membre de l'A.S ;
GROBAS Lucien Alphonse dit César, marchand de grains, né le 21 mars 1888 à Aranc, apporte aides et assistances aux maquisards ;
JUHEM Joseph Marius, cordonnier, né le 25 septembre 1889 à Corlier, résistant de l’A.S et des FFI. Sa sépulture porte le N° 89 au cimetière du Val d'Enfer à Cerdon ;
BERNARD Arthur Henri, né le 8 juillet 1927 à Izenave, apporte aides et assistances aux maquisards ;
VITAL René Marius, cultivateur, né en 1921 à Izenave, victime civile. 

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Hauteville-Lompnes

La première stèle se trouve sur la route de Corlier, au niveau des carrières. De violents combats se déroulent les 12 et 13 juillet 1944 pour retenir l'ennemi.

FELTIN Léon Joseph né le 29 août 1889 à Longwy (54), garde des eaux et forêt à Poncin, officier de la première guerre mondiale. Il rentre dans de l'Armée Secrète de l'Ain et des Forces Françaises de l'Intérieur, commande une unité de 30 hommes, la compagnie Feltin. Il établit des barrages sur le plateau d'Hauteville et le Valromey pour ralentir l'ennemi. Une première embuscade a lieu au col de la Lèbe le 22 juin. Les allemands se replie sur Artemare. La deuxième vague du 12 juillet 1944 lui est fatale aux carrières d'Hauteville.
FEUILLANT René Marius Lucien né le 19 décembre 1923 à Bourg-en-Bresse, membre de la Résistance Intérieure Française, meurt au combat le 12 juillet 1944 aux Carrières à Hauteville ;
BERTILLOT Fernand né le 29 juillet 1921 à Certines, résistant des Forces Unies de la Jeunesse Patriotique puis dans les maquis de l'Ain sous le pseudo d'Arco. Les carrières sont un endroits idéales pour se cacher dans les nombreux trous et tas de pierres. Il est tué aux coté de son compatriote FEUILLANT René le 12 juillet 1944.
BESSON Henri Joseph né le 02 février 1922 à Argis, résistant du maquis de l'Ain et des Forces Françaises de l'Intérieur sous le pseudo Dimuro. Lors des combats aux carrières d'Hauteville le 12 juillet 1944, il est arrêté, torturé et exécuté sommairement le 15 juillet 1944.

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La seconde est située près du col de Valorse. Elle rappelle le crash d'un avion de la Royal Air Force disparu dans la nuit du 4 au 5 février 1944 et où ces 7 aviateurs venus ravitailler le Maquis trouvèrent la mort.Il s'agit du P/O Henry L. PRYKE (pilote), du Sgt Robert DOWZER (mécanicien), du W/O James DONALDSON (bombardier), du Sgt A. SPRAY et du Sgt Kenneth T. STAPLE (mitrailleurs), du Sgt Kenneth A. GLEW (radio) et du Sgt Dennis T. -VINCE (navigateur).
Pour plus d'information :
https://www.lguyhauteville01.com/archives/2014/09/28/30668765.html
https://www.maquisdelain.org/article-stele-royal-air-force-43.html
https://francecrashes39-45.net/page_fiche_av.php?id=1995
https://www.leprogres.fr/ain/2014/05/09/un-poignant-hommage-a-la-bravoure-des-sept-aviateurs-de-la-royal-air-force

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Nivollet-Mongriffon

La première stèle rappelle que dans la ferme des Gorges située à coté, M. Henri PETIT, créa le premier camp de réfractaires au STO, le 10 juin 1943.

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Une stèle se trouve non loin du monument au mort à la mémoire d'un fusillé
CHAVANT Marius Eugène, né le 28 avril 1896 à Boyeux saint Jérome, il participe à la première guerre. Veuf il s'occupe des enfant lors de la deuxième guerre mondiale. Il ne peut résister à l'occupation et il rentre dans la résistance auprès des STO. Il les forme, les nourrit et les ravitaille aidé de ses " enfants Jean né en 1921, Andrée née en 1923 et Marcel en 1926. Il accueille le capitaine PETIT. Demande aux agriculteurs des environs de prendre des jeunes dans leur exploitation.
Klaus BARBIE donna l'ordre de l'arrêté et de l'exécuter. Il est arrêté et abattu devant son domicile à Montgriffon dans la nuit du 08 au 09 février 1944. Il lui est attribué la Croix de guerre avec étoile de vermeil et la médaille militaire 1939-1945.

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Thol

Ce bloc de pierre a été élevé en mémoire des Enfants de troupe d'Autun. Leur devise : DISCIPLINE TRAVAIL PATRIE
Chassés par les allemands de leur école située à Valence en juin 1943, les élèves se réfugient alors en octobre au camp de Thol, et participent au défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax.
22 d'entre-eux rejoignent le maquis en mars 1944, puis 30 nouveaux en mai.
Le gouvernement de Vichy ferme le camp, ceux qui n'ont pas désertés sont renvoyés dans leur foyer.
Ils combattirent au coté des maquisards de l'Ain et participent au sabotage des 22 locomotives à la gare d'Ambérieu-en-Bugey. Leurs actions ont lieu sur le Bugey et Valromey afin de d'enrayer au mieux le déplacement des allemands.
Une autre stèle leur est consacrée à la Valbonne, ainsi qu'une page Internet du musée de la résistance.

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Saint Germain en Bugey

Dans la nuit du 16 au 17 août 1943, un avion de la Royal Air Force a été attaqué par un chasseur allemand.
En proie aux flammes, il s'écrase à Saint-Germain en Bugey.
Cet avion comportait 7 membres d'équipages, 5 décèdent dans l'accident, un est fait prisonnier et un réussi à s'évader..

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stèle Argis

Cette sépulture est le long de la route 1504 entre Saint Rambert en Bugey et Argis.
RACHEL Camille Dominique est né le 21 mai 1923 à Saint-Rambert-en-Bugey. Etudiant, il rentre dans la résistance des maquis de l'Ain compagnie Verduraz sous le pseudo de Raoul.
Il est abattu par balle par les allemands au pont de Reculafol le 09 juin 1944 près du lieu d'un sabotage ferroviaire.

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Stèle Montanges

Ce monument commémore le courage de nos valeureux combattants de l'ombre.

Je reprends le texte du musée de la Résistance de Nantua :

Le P.C. est averti d’une attaque allemande devant débuter le 8 avril. Le Lieutenant De Vanssay, “Minet” reçoit l’ordre de barrer les routes Giron-Saint-Germain de Joux et Chamfromier-Trébillet. Le camp Lorraine de Boghossian a pour mission de barrer la route Saint-Germain de Joux-Giron et Champfromier-Trébillet et le Maquis Richard de dresser une embuscade sur la RN 84 Lyon-Genéve et de détruire le tunnel ferroviaire de Trébillet. Au soir du 7 avril, les 2 camps, ayant synchronisé leurs actions, venus de la Combe d’Evuaz, partent en mission. A 5H du matin le 8, le maquis Lorraine fait sauter les sapins qui se couchent en travers de la route et prend position à hauteur de ce barrage. Vers 6 heures les hommes entendent des bruits de mitraille au lointain. Le bruit des mortiers indiquent que “Minet” et ses hommes sont attaqués par les Allemands. Tenant leur position, le camp Lorraine n’apprend que le lendemain la tragédie. “Minet” et le camp Richard ont pris du retard, des éclaireurs notent que le dispositif allemand au niveau de Trébillet a été renforcé. Le jour pointe et “Minet” reporte les opérations au soir. Son détachement se planque dans la forêt au-dessus de la ligne de chemin de fer et attend, sécurisé par des sentinelles. A 7H “Minet” abat 2 Allemands qui l’avaient surpris. C’est le début du désastre : “Minet” ordonne à ses hommes de franchir la voie, la route, le pont et de se réfugier dans le bois de Montanges. Les maquisards sont pris sous le feu ennemi depuis le village de Châtillon-en-Michaille. C’est le carnage, “Minet” remplace au F.M. “Bombardier” qui vient d’être tué, il est blessé par un éclat de mortier,  il veut couvrir ses hommes. Économisant ses munitions, il a le temps de mâcher ses notes, l’officier de Saumur meurt en héros. Onze hommes du maquis sont tués : Lucien Tavel, et son frère Marcel, Arsène Favre, Georges Vénière, Jean Bombardier, Jean Jollivet, Roger Moureaux, Pierre Letienne et André Jost (tué à Etraz) et un qui restera inconnu.

https://www.resistance-ain-jura.com/fruhling-combat-montanges.html

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Stèle d'Oyonnax sur la route d'Arbent

Ce monument se situe entre le village d'Arbent et la zone commerciale, sur le coté droit de la route.

Il rappelle les deux habitants du lieu tués par les allemands le 14 décembre 1943.

Ce jour là la Gestapo, arrive sur Oyonnax, rentre dans l'Hôtel de Ville arrête messieurs MARECHAL Paul, maire SONTHONNAX Auguste, adjoint. Ils sont fusillés en bord de route.

Auguste Lucien Aimé SONTHONNAX voit le jour le 21 octobre 1893 à Izernore.
Il est cultivateur lors de son incorporation le 28 novembre 1913.
Il devient caporal le  24 septembre 1914, caporal fourrier le 01 octobre 1914, sergent le 03 février 1916, adjudant le 01 octobre 1917, sous lieutenant temporaire au 6 novembre 1918.
Il est démobilisé le 09 septembre 1919. Promu sous-lieutenant de réserve le 29 juin 1920, puis lieutenant le 22 novembre 1923.
Il est condamné par jugement le 02 octobre 1940 à 10 francs d'amende pour défaut d'appareil antiparasitaire sur installation électrique.
Sa fiche militaire souligne son énergie et son courage, son entrain à aller à l'attaque, ses qualités remarquables d'initiative et de courage, sa justesse de tir, sa tenu de position malgré le tir de de l'ennemi, son héroïsme et dévouement.
Le défilé d'Oyonnax provoque la colère des Allemands. Il est arrêté et massacré le 14 décembre 1943 comme victime civile.
Il est distingué par la croix de guerre avec étoile de bronze, chevalier de la légion d'honneur le 10 juillet 1926. Je ne trouve pas son dossier dans la base Leonore.

Paul Marie Léon MARECHAL nait le 28 décembre 1882 à Culoz.Il est comptable de métier à Albertville (73). Il est incorporé au 60ème Régiment d'Infanterie le 16 novembre 1903. Nommé caporal le 21 novembre 1904, puis sergent le 28 avril 1905, sergent fourrier le 7 septembre 1905, il est démobilisé le 18 septembre 1906.
Il est rappelé sous les drapeaux le 02 août 1914. le 14 septembre 1914 il est nommé sergent major, puis sous lieutenant de réserve temporairement le 27 mai 1915 et définitivement le 27 mai 1905.
Il est chef de corps au ravitaillement vivres et munitions entre le 30 mai et le 4 juin 1918 et n'a pas hésité de monter au front à plusieurs reprises. Sur ces états de services il est écrit " d'un dévouement et d'une initiative remarquable. A fait preuve durant toute la campagne d'une admirable énergie et s'est montré en toute occasion un collaborateur zélé et précieux".

Il est décoré de la croix de guerre avec trois étoiles de bronze et chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 27 décembre 1923.
Il intègre le 39ème régiment de tirailleurs le 21 juin 1923. il devient capitaine de réserve le 25 juin 1929.
Il est de nouveau mobilisé le 28 août 1937 avec comme affectation le service de rassemblement des étrangers.

En 1942-1943 il est maire d'Oyonnax lors de la répression allemande le 14 décembre 1943.
Une rue porte son patronyme.

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Col de Richemond

Ce col du Jura méridional permet le passage depuis le Valromey à la vallée bordant le Rhône.
Une stèle située en son sommet rappelle ce au lieu de la Résistance.
Du 7 juin au 5 septembre 1944, les maquisards, soit plus de 150 hommes, participèrent à huit opérations militaires sur Seyssel, Linod, Virieu-le-Grand, Chavornay et Chanay, et seize maquisards furent tués pendant les combats du 2 juillet au col de Richemond.

Pour se plonger dans les faits, je vous conseille, entre autre : Les maquis de Richemond par Gilbert GONTHIER édité en 2010 et revue et augmentée en 2020.

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Chatillon-de-Cornelle

Une plaque orne le mur d'une maison en bord de route.

Elle rappelle la mort de Léon André TENAND, né le 19 juillet 1912, fils de Jules, âgé de 47 ans et de Rosalie Poncin, âgée de 38 ans, tous deux cultivateurs à Saint-Étienne-du-Bois (Ain).
Il était curé d’Izenave et Vieu-d’Izenave.
Il était domicilié au hameau de Durlande, à Saint-Étienne-du-Bois (Ain).
Il rentrait d’une visite à sa famille lorsqu’il est intercepté par les Allemands qui le prennent pour un terroriste.
Le journal Rafales du 20 juillet 1944, précise qu'il est déshabillé, assommé à coups de crosse et achevé au pistolet mitrailleur le 11 avril 1944.

Le mémorial de l'oppression donne une version semblable des faits.
 

Il obtint la mention « Mort pour la France »

Cerdon

Le 12 juillet 1944, est une journée d'épouvante pour Cerdon. Lors de l'opération Treffenfeld, les allemands envahissent le village avec un prisonnier marchant au devant de la colonne :  Francisque CORCELLUT.
Le maquis depuis l'église de Saint Alban ouvre le feu sur l'ennemi.
Les nazis ayant subit des pertes, fusillent dans la cours de l'école les trois otages retenus :

Albert Emile ROUGEMONT, né le 02 février 1879, cultivateur à Cerdon. Sa fiche militaire donne des renseignements sur son passé militaire :Officier cité à l'ordre du régiment en 1917, croix de guerre étoile de bronze, mlédaillé de la victoire et de la grande guerre.
Il est maire du village depuis le 04 mais 1941. Après un interrogatoire musclé, il est abattu. Son épouse est forcé de préparer un reps pour 10 allemands. A la fin du repas l'exécution de son mari lui est annoncé.
Charles BOLLIET, né le 01 mais 1911 à Cerdon, boulanger du village. Il est amené dans la cour de la mairie, brutalisé et finalement fusillé.
Francisque CORCELLUT, né le 23 mars 1892, charron à Cerdon. Ses faits de guerre sont inscrit sur sa fiche militaire : canonnier médaillé de la croix de guerre étoile de bronze lors de la première guerre mondiale. 

Puis avant de repartir, 80 maisons sont pillées, 52 incendiées dont le château, brûlé avec des grenades à phosphore afin de faire le maximum de dégâts.

Plaque commémorative à Cerdon

Une autre plaque est visible sur la façade de la mairie.
Elle rappelle les Cerdonnais déportés et/ou décédés dans les camps.

BRUNE Marius né le 28 janvier 1880 à Cerdon, décédé le 15 décembre 1944 à Alkoven en Autriche. Résistant.
BUCHENOT Albert Francisque né le 26 juillet 1898 à Cerdon, décédé le 01 mai 1945 à Ebensee Am Traunsee en Autriche. Résistant.
CURBILLON Lucien Marius né le 04 mars 1911 à Cerdon, décédé le 14 février 1945 à Ebensee Am Traunsee en Autriche.
DUBREUIL André Gabriel né le 10 décembre 1911 à Cerdon, décédé le 06 avril 1944 à Hradistko en Thécquie. Résistant membre des FFI.
BARLET René Michel né le 15 mars 1915 à Cerdon, décédé le 28 avril 1945 à Ellrich en Allemagne. Résistant.
MOLLIE Jacques Pierre né le 29 août 1924 à Paris, décédé le 20 juin 1945 à Paris. Victime civile morte des suites de sa déportation.
SCHAFFNER Charles Armand né le 12 avril 1919 à Soppe-le-Haut (68), décédé le 18 février 1945 à Sankt-Georgen-An-Der-Gusen en Autriche. Ouvrier d'usine - Arrêté à Cerdon (01) et interné au fort de Montluc à Lyon (69). Déporté par le convoi parti de Compiègne le 22/03/1944 pour Mauthausen. (il manque le S sur la plaque).
HENRY Marcel Fernand né le 04 mars 1920 à Corbeil Essonne (91), décédé le 18 février 1945 à Manthausen en Autriche. Résistant membre des FFI. Interné à la prison du "Fort Montluc" à Lyon (69). Convoi du : 22/03/1944 au départ de Compiègne (60) à destination de Mauthausen.
JARRIN Alexandre né le 07 octobre 1922 à Cerdon, décédé le 15 mars 1945 à Güsen en Autriche.
BOREZ Georges Armand né le 21 juillet 1902 à Cerdon. Typographe, caporal lors de la première guerre. Membre des FFI. Déporté de la Résistance à Hradischko. Décédé le 18 avril 1945 à Hradischko (Allemange)
BARLET André né le 22 janvier 1922 à Cerdon, déporté comme résistant à Bergen-Belsen. Libéré le 15 avril 1945. Décédé le 22 mars 2004 à Viriat.
LINGOT Joseph Hippolyte né le 10 avril 1922 à Cerdon, déporté comme résistant à Buchenwald. Libéré le 11 avril 1945. Décédé le 19 septembre 1998 à Miribel.
BOURCIER Pierre né le 12 octobre 1924 à Cerdon. membre FFI. Déporté comme résistance à Bergen-Belsen. Libéré le 15 avril 1945. Décédé le 31 octobre 2001 Hauteville-Lompnes.
MOINAT Noël Olivier Charles né le 24  décembre 1904 à Cerdon. Libéré le 07 mai 1945. Décédé le 13 mars 1968 à Bourg-en-Bresse.

Chatel hameau de Culoz

Ce monument est situé, à gauche, à la sortie de Chatel, hameau de Culoz en direction de Seyssel.

Lors de l'opération allemande "Kaporal" MOINE Anthelme né le 29 décembre 1881 à Artemare, patron matelassier, est arrêté et fusillé le 12 février 1944. 

Il fait parti des victimes civils de cette guerre.

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Brénod route de Chevillard

Le 05 février 1944, les allemands déclenchent l'opération "Kaporal" afin d'éliminer le maquis du Bugey. Un groupe de résistant du Camp Michel, croise une patrouille ennemie sur la D31. Les deux parties ouvrent le feu, 3 maquisards seront tués et ensevelis près des maisons du Monthoux.

LUTRIN Roger, né le 12 août 1923 à Lyon, membre des Forces Françaises de l'Intérieur, meurt lors de l'accrochage.
DESMARES Pierre, né le 25 février 1923 à Caluire et Cuire, résistant dans les FFI, décède également.
CHEVROLLET Germain, né le 24 janvier 1922 à Boncourt (Suisse), résistant des FFI, tombe sous les tirs allemands.

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Meyriat

Une stèle se trouve à l'embranchement de la route de Brénod à Chevillard et le chemin forestier desservant les ruines de l'abbaye de Meyriat et le sapin président. 
Les anciens bâtiments de l'abbaye appartenaient aux Eaux et Forêts. 
Elle est dédié à FELTIN Léon Joseph mort lors des combats aux carrières d'Hauteville-Lompnes et VARRAUX Félix, Brigadier ; THOMASSET Augustes, garde ; DEUCARNI Fernnad, garde, qui furent déportés et mort en Allemagne.
FELTIN Léon Joseph né le 29 août 1889 à Longwy (54), garde des eaux et forêt demeurant à Poncin, officier de la première guerre mondiale. Il rentre dans de l'Armée Secrète de l'Ain et des Forces Françaises de l'Intérieur, commande une unité de 30 hommes, la compagnie Feltin. Il établit des barrages sur le plateau d'Hauteville et le Valromey pour ralentir l'ennemi. Une première embuscade a lieu au col de la Lèbe le 22 juin. Les allemands se replie sur Artemare. La deuxième vague du 12 juillet 1944 lui est fatale aux carrières d'Hauteville.

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Cormaranche-en-bugey _ Planachat

La plaque commémorative est au sommet de Planachat.
Elle rappelle qu'entre 1940 et 1942 un chantier de jeunesse est installé à Planachat, puis un deuxième, le camp Sidi Brahim situé à La ferme Guichard.

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Virieu-le-grand

Il existe une stèle sur la route entre Thézilleu et Virieu-le-Grand.
Malheureusement je ne trouve rien concernant une bataille à cet endroit le 15 juin 1944.

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Cerdon le Val d'Enfer

Si vous circulez sur la RN 84 à Cerdon, vous verrez un immense monument au Val d’Enfer.

Il est dédié aux 700 morts des Maquis de l’Ain et du Haut Jura.
Cette statue, haute de 17 mètres, est composée de 219m3 de béton recouvert de 216m3 de pierre de Brouzet (Ales-Gard).

La première pierre de l’œuvre du sculpteur MACHET est posée le 26 juin 1949 en présence du Général KOENIG, commandant en chef des FFI.
Il est inauguré le 29 juillet 1951 sous la présidence de madame la veuve CHAMBONNET dit « Didier ».
Le corps d’un maquisard inconnu est inhumé au pied du monument le 29 mai 1954.
Le cimetière comportant les 89 sépultures de maquisards (dont 36 inconnus) est inauguré le 24 juin 1956 par le Général de GAULLE. Il est composé 36 français, 7 espagnols, 2 italiens, 2 polonais, 1 russe, 5 nord-africains. 85 autres inconnus ou connus reposent dans l’ossuaire.

https://www.maquisdelain.org/article-24-juin-1956-inauguration-du-cimetiere-du-val-d-enfer-a-cerdon-76.html

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Varey

Au bas de la montée du Roi, une stèle est au croisement. Elle a été érigé par souscription dans la commune, par les les FFI reconnaissants envers les 5 aviateurs alliés.

Dans la nuit du 10 au 11 avril 1944, vers minuit, à Varey, près de la ferme du Battoir, un Short Stirling Mk 111 de la Royal Air Force du 149 Squadron, basé à Lakenheath, s'est écrasé lors d'une mission de parachutage pour les Maquis du côté de Boyeux-Saint-Jérôme. 
5 des 7 occupants meurent dans le crash de l'appareil, deux rescapés se sauvent et rejoignent la résistance et seront plus tard évacués par avion.

BRAY Douglas, capitaine, pilote, 
NORTHOVER Dunley Léonard, navigateur, 30 ans ;
CAMERON Grégor, sergent, canonnier, 22 ans ;
TURNER Jack, sergent, radio, 23 ans ;
BRISTOW Anthony Edwin, mécanicien, 23 ans

Leur tombe est au cimetière militaire britannique de Mazargues dans les Bouches du Rhône.

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Abergement de Varey

Sur la droite de la route montant à Nivollet-Montgriffon, un monument rappelle le sacrifice de nos glorieux résistants.

Le 08 février 1944, 22 maquisards du poste de commandement soutinrent le feu de 250 allemands menant l'assaut de la ferme de la Montagne. Le récit de cette tuerie est relaté sur le site des maquis de l'Ain.

TANGUY Louis Prosper Marie, né le 24 novembre 1922 à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Il est marin, résistant des FTPF puis des FFI ;
ROCHE Julien Jean,  né le 6 mars 1921 à Villieu, topographe. Il résistant des FTP puis des FFI ;
PERRIN Georges Jean Marie, né le 19 décembre 1902 à Viriat (Ain). Il est ouvrier monteur ; résistant des francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) au maquis de l’Ain ;
PALISSON André, né le 22 juin 1923 à Bourg-en-Bresse (Ain). Résistant des francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) au maquis de l’Ain ;
FOUGERARD Maurice, né le 22 septembre 1920 à Beaumont-sur-Oise (Seine-et-Oise, Val-d’Oise), résistant et des francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) au maquis de l’Ain ;
MUSSET Marcel Emile, né le 27 mai 1925 à Compiègne (Oise), résistant des francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) au maquis de l’Ain.
Un doute subsiste cependant quant à son décès. Il ne fut peut-être que blessé ce jour là car son acte de naissance indique qu’il est « Décédé « Mort pour la France » à Vieugy (Haute-Savoie) le 16 juillet 1944 (Jugement du Tribunal civil d’Annecy du 17 janvier 1946 transcrit le 30 mars 1946) ». En ce lieu de Sallonges, entre Annecy et Seynod, 40 résistants furent abattus par les allemands ;
DACHAUD André Louis Jean, né le 6 août 1925 à Mandeure (Doubs), tourneur, résistant des francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) aux maquis de l’Ain ;
ARBARETAZ Pierre Henri, né le 31 octobre 1919 à Saint-Claude (Jura), résistant des francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) au maquis de l’Ain ;
MARMIER Charles Joseph Louis Michel, né le 11 septembre 1922 à Grenoble (Isère), résistant des francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) aux maquis de l’Ain ;
CLERC André, né le 1er octobre 1924 à Bourg-en-Bresse (Ain), aide-cuisinier, résistant des francs-tireurs et partisans français (FTPF) au maquis de l’Ain.

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Sur la même route de Nivollet, un chemin sur la gauche mène à la ferme de la Montagne, lieu où le piège s'est refermé sur les maquisards.
Il faut marcher environ un kilomètre pour arriver à la stèle rendant un hommage mérité.
Le monument est composé d'un rocher "debout" avec une plaque "Mémorial de la Ferme de la Montagne. Hommage aux 22 maquisards encerclés le 08 février 1944 par 250 allemands et spécialement à ceux tombés dans le combat inégal ainsi qu'à Owen Denis JOHNSON capitaine Paul officier américain pur symbole de l'aide des Etats-Unis à la résistance française pour la victoire de la liberté".
Impossible de voir la ferme devenue maison d'habitation.
Henri GIROUSSE alias capitaine « Chabot », son adjoint André LAMBLOT alias « Maxime » et l’officier radio américain Oven Denis JOHNSON alias « Capitaine Paul » encadre le groupe de 22 maquisards venus se réfugier dans cette ferme isolée.

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BOYEUX

Le long de la route entre Lhuire et Boyeux, sur la droite une stèle est érigée en bordure de route.
JUHEM Louis Paul né à Corlier le 19 janvier 1919, agriculteur, est exécuté le 11 avril 1944. Surnommé Coco il est agent de liaison et ravitaille les divers camps. Membre de l'Armée Secrète et des Forces Françaises Libres, il guide le capitaine Henri PETIT à la grange de la Fraysse lors d'une réunion de l'AS. Il est inhumé au Val d'Enfer à Cerdon.

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Jujurieux

La première plaque trouvée est celle dédiée au 2ème bataillon de Chasseurs à pied qui dans la maison tiendra son Poste de commandement.
De 1940 à novembre 1942, il fait partie de l'Armée de Vichy dite « Armée d'armistice » et tient sa garnison à Jujurieux.
Il est dissout en novembre 1942, une partie de ses soldats s'engagèrent dans le maquis Louhannais.

La deuxième plaque est en mémoire du sous-Lieutenant COHARD Maurice.
Né le 25 juin 1919 à Bourg les Valence, fils de Eugène Etienne Galixte est adjudant au 6ème régiment d'Artillerie.
Le père décédé le 07 novembre 1924, Elise CARRE sa veuve, infirmière, se remarie avec THIELY Charles de Saint-Vallier (26) et en 1936 ils habitent, avec Maurice étudiant, au 37 quartier de la Jayette à Jujurieux.
Il s'engage dans Les Français Libres de l'Armée d'Orient le 01 août 1941 et officie en Syrie, où il était en poste pour continuer la guerre contre l'Allemagne. il a fait partie de la 1ere brigade des FFL (Forces Françaises libres), brigade dirigée par le général Koenig participant avec l'armée anglaise à la reconquête de l'Afrique du nord occupée par les troupes allemandes et italiennes commandées par le général Rommel. Cette brigade a eu en charge de bloquer l'avance de l'ennemi au lieu-dit Bir Hakeim. 
Il y meurt, Maréchal des Logis, lieu où il est enterré à la sépulture N°158. Il est décoré de la médaille de l'Ordre de la Libération le 03 août 1946.
Il laisse une veuve ROUSSELLE Alfreda Amandine.

Chenavel

Cette stèle est sur le bord droit de la route entre Jujurieux et Neuville-sur-Ain.

BIDAL Henri Emile, né le 13 mai 1904 à Saint-Jean-le-Vieux, maçon, rentre dans la résistance de l'Armée Secrète d'Ambronay. Sa fiche militaire nous renseigne sur sa situation de famille et médicale.
Il fut tué par méprise le 16 juin 1944 par les membres du maquis en traversant la rivière d'Ain.
Il est cité à l'ordre du régiment, la Croix de Guerre avec étoile de bronze lui est attribuée à titre posthume, et obtient la mention "Mort pour la France".

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Les divers patrimoines


pierre en façade

Cette pierre est inclue dans le mur d'une maison à Passin, près de Champagne-en-Valromey.
Son motif pourrait penser qu'elle vient de la chartreuse d'Arvières.

Souvent les abbayes, châteaux, en ruines ont servi de carrières pour approvisionner les habitants construisant leur maison.


pierre de fenêtre de cave
Cette pierre sculptée constitue l'entourage de la fenêtre d'une cave de notre maison de Passin.
Vient-elle aussi de la chartreuse d'Arvières ? de l'ancienne grange aux dimes de Passin ?
Je ne pourrais le dire. Ce qui est sûr, c'est que cette maison a été construite en 1812 et refaite ou agrandie en 1842. Ces dates sont inscrites sur la façade.



Le long de la route de Retord à Cuvery, il existe un monument.
Elle est connu sous le nom de " la pierre à Chanal ".

Le 7 novembre 1907 la nouvelle route de Brénod à Vouvray en Michaille est inaugurée.

Sans Eugène Chanal, député de l'arrondissement de Nantua, cette route n'existerait pas. Elle facilite les déplacements du plateau d'Hauteville, du Valromey vers la Michaille.
Ce monument est original car la croix de Savoie se trouve des deux cotés de cette pierre, sur laquelle en face avant a été sculptée une plaque.
Elle comporte la date, les patronymes.


La pierre comportant cet écu a été trouvée enfouie lors de travaux dans une maison à Vieu-en-Valromey.
Elle a été très bien mise en valeur dans le mur en pierres de la salle à manger réalisée dans la grange.

D'après mes recherches ces armoiries ne correspondent à aucun propriétaires successifs de la demeure.
Le blason ressemble beaucoup aux armes de Savoie, mais la croix n'est pas centrée.

Où est située cette croix ?

Elle est située dans le long de la route D12 entre Cossieux et Chatillon-de-Cornelle, sur la route de Jujurieux et Hauteville, le long du ruisseaux de Marlieux.

Pour qui a-t-elle été élevée ?

Jean Baptiste DEMIAS nait le 09 avril 1813 à Poncieux, fils de Claude Bonnet et de Marie NEIROD. Il est militaire dans un régiment de Marine.
Il se marie le 22 mars 1838 avec RAVET Marie Claudine. De cette union naissent 6 enfants, 4 garçons et deux filles.

Pourquoi cette croix ?

Le 31 juillet 1851 des pluies diluviennes s'battent sur le Bugey. Le ruisseau de Marlieux déborde, entrainant avec lui des voyageurs.
N'écoutant qu son courage Jean Baptiste n'hésite pas à se jeter à l'eau pour sauver ses personnes. Il y perdra la vie cette nuit là.

En mémoire de son fait exceptionnel ses concitoyens lui ont élevé cette croix.

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Il existe en plein centre d'Hauteville-Lompnes, une stèle funéraire.
Elle git, couchée dans l'herbe, à l'abandon.
Pourquoi n'est elle pas dans le cimétière de la commune ? mystère.

Elle porte le patronyme de TOLLON Joseph François.
Il est né le 23 octobre 1889 à Corlier mais les parents habitent Bordeaux.

Il est inscrit sous le Numéro 24 de la liste des appelés militaire du canton d'Hauteville-Lompnes.

Appelé et incorporé au 5ème régiment d'artillerie de campagne à compter il arrive au corps le 10 octobre 1910 sous le matricule 3838.

Le 20 mars 1911 à 09 heures du matin il décède à l'hôpital saint Jacques de Besançon, âgé de 20 ans et 5 mois.
Combien de temps est-il resté hospitalisé ? De quoi est-il mort ?

Il est impossible de répondre à ces questions.

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Les bornes armoriées

Il faut garder et entretenir les vestiges du passé...
Pour cela il faut le répertorier, l'entretenir et le respecter.
Après une page dédiée aux blasons sur les monuments, vous trouverez ici ceux sur des bornes marquant des limites.
Celles ci étaient aussi importantes autrefois qu'aujourd'hui, même, peut être plus.
Il fallait reconnaître sur quelles terres on entrait et en cas d'incivilité quel seigneur rendrait justice.


borne du Dergis
Cette borne est située au Dergis, dans la plaine de Lavant sur le Plateau d'Hauteville.
Elle marque le territoire de l'ancienne abbaye de Saint Sulpice.

Borne de Charabotte

La borne sise au dessus du hameau de Charabotte, délimitait les seigneuries de Longecombe et Lacoux. Haute de 33 centimètres, large de 22 et épaisse de 12, elle comporte deux blasons et le millésime 1593.
Les gravures de la borne :

- côté Est ou levant : « de ….. à deux fasces ondées ….. » ;
- côté Ouest ou couchant : « de ….. au chevron de ..... chargé d’un croissant de ….. » et la date de 1593.

Les familles propriétaires sont : pour Longecombe la famille du même nom : de LONGECOMBE et pour Lacoux les de LUYRIEU.

L'énigme concerne le croissant au sommet du chevron.

Les de LUYRIEU ont pour écu : d'or au chevron de sable.
La branche cadette y ajouta une brisure : le croissant au sommet du chevron pour se différencier de la branche ainée.

L'énigme de ces armoiries est donc résolue, grâce à monsieur Emmanuel de MONTILLET de GRENAUD que je remercie pour ses informations.


borne de Charabotte

Que dit le texte de la délimitation du 31 mai 1761 :
« limite d’un quarré plat de la hauteur sur terre d’un pied et quatre pouces sur laquelle sont gravées du côté du levant les armes du seigneur de Longe Combe, et du côté du couchant sont d‘autres armoiries gravées d’un chevron brisé, sur la ditte limitte est aussi gravée le millésime qui est de l’an 1593, cette limite sépare la seigneurie de Longe Combe de celle de la Coux ».

Les de LONGECOMBE porte " d'or, à deux bandes ondées d'azur", et détenait depuis le 13ème siècle cette seigneurie.




borne des trois cantons

Située en forêt, elle est appelée «borne des trois cantons ».

Elle représentait la limite entre la seigneurie de Champdor, le Vicomté de Lompnes et le Marquisat de Chateauneuf. Aujourd'hui elle marque la séparation des trois cantons de Brénod, Hauteville et Ruffieu. Elle porte les armes des de MONTILLET et un texte « par arrêt de la cour de LYON du 26 AOUT 1864 ».

C'est M. Anthelme Lazare Théodore de MONTILLET, Baron de Champdor, qui fait placer cette borne suite au jugement d'appel rendu par la Cour Impériale de LYON, et à un procès du 21 août 1861 prononcé par le tribunal civil de Belley. Ce procès entre M. le Baron et la commune de Ruffieu concerne une partie de la forêt de la Loge, dont chacun se dispute la propriété. Le jugement fut rendu en faveur de M. de MONTILLET, par rapport aux actes d’inféodation de Chateauneuf par le Comte de SAVOIE à Pierre de GERBAIS en 1318, aux plans et délimitations de Champdor en 1432, 1516, 1676 et 1732.

Armoiries et Monuments

De très nombreux blasons gravés ornent les demeures, châteaux, églises.
Des écus sont peints à l'intérieur d'églises ou de maisons.

Dans cette page, je veux les sauvegarder du temps, de l'être humain qui détruit notre patrimoine au nom du futur et progrès...


Sépulture de MONTILLET à Champdor.

Sculpture sans les couleurs.
Il se lit : d'azur au chevron d'argent chargé d'une étoile de même.

Cet écu est gravé au pied de la croix située à coté de la chapelle de Lompnes.

Nous pouvons observer trois bandes ondées, sans connaître les couleurs de l'écu, comme il est possible de le faire.

Ce blason de la famille d'ANGEVILLE est intéressant, car nous trouvons deux représentations pour la même famille.

Il peut être composé de deux ou trois bandes ondées en fonction des armoriaux, documents anciens et même gravures.

Une croix est gravée dans la pierre du fronton de l'entrée à la cure d'Artemare.

Là aussi, le sculpteur n'a pas donner d'indication de couleur.

Elle représente, peut être, la croix de Savoie, mais en aucun cas celui de la famille de ROUGEMONT, comme indiqué sur Geneawiki et d'autres sources. Cette famille porte de gueules au lion d'or armé, lampassé et vilené d'azur.

Cet écu est situé à l'entrée du château de Machuraz, sur la commune de Vieu.

Le sculpteur a gravé cet écu avec les signes des couleurs. On peut donc le lire comme suit : d'azur au chevron surmonté d'une trangle accompagné de trois étoiles rangées surmontant cette trangle le tout d'or.

La famille propriétaire de cet écu n'est autre que les MEAUDRE DESGOUTTES ou DES GOUTTES.

Ces armoiries sont en façade du château Montvéran à Culoz.

Même si le tailleur de pierre n'a pas inscrit les couleurs nous pouvons néanmoins décrire le blason car nous connaissons les familles représentées :

d'ANGEVILLE de sinople à deux bandes ondées d'argent

d'ONCIEU d'or à trois chevrons de gueules

de LUYRIEU d'or au chevron de sable

Ecartelé au 1, de sinople à trois bandes ondées d'argent ; au 2, d'or au chevron de sable ; au 3, d'or à trois chevrons de gueules ; au 4, de sinople à trois bandes ondées d'argent.



Cet écu est sur une fenêtre d'une maison de Talissieu.

Le détail ci-dessus est le monogramme grec de Jésus (Christogramme) IHS=IHΣ (En latin JES).
Ce qui est atypique c'est l'étoile. Allusion à la Vierge Marie ?

Merci à M. Yves MOREAU, Docteur en Histoire pour son explication

Sépulture de MONTILLET de GRENAUD à Cerdon.

Ici aussi pas de représentation des couleurs, mais la couronne de marquis indique le titre du possesseur du caveau.

Cette tombe à une histoire. Elle est dans le cimetière, mais sans y être. Je m'explique. Le marquis voulait être enseveli sur les terres lui appartenant entre l'église et le cimetière. Devant le refus de la mairie, il paya de ses propres deniers la démolition et reconstruction du mur du cimetière, avec un décrochement. Ce dernier servi à y installer le caveau familial, dans le cimetière, mais sur ses terres.

Sépulture CYVOCT-SCHMID à Thézillieu.

Le graveur a fait preuve de maladresse en mettant du blanc dans le blason et il a oublié les deux étoiles à coté de l'arbre.

Les armes de la famille CYVOCT : d'or, à l'arbre de sinople arraché d'un coeur de gueules, accosté de deux étoiles d'azur, au chef d'azur chargé d'un croissant montant d'argent entre deux étoiles de même.

Les armes de la famille SCHMID pourrait se lire : de... au chevron de... accompagné de 3 molettes ou étoiles de...

J
e ne l'ai pas trouvé sur les sites héraldistes.


Armoirie sans code de couleurs, mais c'est le blason de la famille CYVOCT.

Il orne une stèle dans le cimetière de Thézillieu.



Sur la tombe située à Montgriffon on remarque un blason, avec au dessous apparemment une médaille, et à gauche quelque chose qui ressemble peut-être à un drapeau.

Une palme au dessous du nom illisible avec comme inscription mort.... âge 25 ans et 1918.

Après recherches il s'agit du capitaine Paul CHAVERIA mort aux champs d'Honneur, médaillé militaire.

https://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vta75551d51b3561518/daogrp/0/2

Cet écu est au fronton de la porte d'entrée de l'église de Corlier.

Même si la sculpture  ne comporte pas d'indice sur les couleurs, celui-ci représente les armes de la famille de MOYRIA.

D'or à la bande d'azur accompagnée de six billettes du même rangées en orle.

Cette superbe peinture des armoiries de GRENAUD se trouve dans l'église de Corlier.

De gueules, à deux bandes ondées d'argent, accompagnées en pointe d'un croissant de même.
Cette famille était devenue seigneur de Rougemont au 16ème siècle, dont Corlier dépendait.
Ce blason a été usurpé par la mairie de Corlier (qui possède déjà des armoiries) alors que des descendants de la famille existent encore.

Armoirie de la famille de LA FOREST en clé de voute d'une chapelle de l'église de Rossillon. Il manque les couleurs, mais il se lit : de sinople à la bande d'or frettée de gueules.

Particularité de cette sculpture : un croissant est sculpté en haut coté dextre, je ne le retrouve dans aucun armorial... Cela ne peut être qu'une brisure d'une branche cadette.

Il existe plusieurs nobles familles avec ce patronyme, toutes ont un blason différent : en Bresse FOREST, en Bugey et Gex LA FOREST, à Lyon LA FOREST.


 

L'écu d'Humbert de LUYRIEU se trouve à la croisée des ogives dans la chapelle seigneuriale sise en face du château de la Cueille.
L'autre se trouve sur le tombeau de son épouse Anne de LA CHAMBRE, à côté de celui de la famille de son épouse.
Une particularité un croissant se trouve au sommet du chevron, signe de branche cadette.

Cette sculpture représente les armes de la famille PASSERAT de LA CHAPELLE, seigneur de Bognes, etc.

il faut lire : D'azur, à la fasce d'or chargée d'un lion leopardé de gueules, et accompagné en pointe de deux demi-vols de passereaux d'or.

Il est situé sur une stèle dans le cimetière de Saint-Jean-le-Vieux (01).

Ces armoiries sont sur un pilier dans la chapelle de Chatillon-de-Cornelle, représente la famille de MOYRIA. 

D'or à la bande d'azur accompagnée de six billettes du même rangées en orle.

Ils seront propriétaires de la baronnie et du château au dessus de la chapelle pendant plusieurs siècles.



Cet écu représente les armes de la famille de MOYRIA, propriétaire de la seigneurie de Chatillon de Cornelle.

D'or à la bande d'azur accompagnée de six billettes du même rangées en orle.

Lorsque vous passez à Saint-Rambert-en-Bugey, un blason orne un mur. L'avez-vous remarqué ?
Cela ressemble à une plaque de cheminée.
Pour l'instant mes recherches sont restées vaines quand à la famille propriétaire de ces armoiries surmontée d'une couronne comtale.

François de MONTHOLON est le deuxième fils de François seigneur du Vivier et de Marie LASNIER (mariés en 1625). Il est religieux de l'ordre de Cîteaux. Il devient abbé de Saint-Sulpice et vicaire général de l’Ordre cistercien en Savoie au 17ème siècle. Il participe aux visites des abbayes dépendantes de l'Ordre en Savoie.

Il commence sa visite du 15 décembre 1663 à Aulps (ADS, B1689 ) : Au nom de la tres saincte Trinité et à la gloire de la tres saincte Vierge Marie, patrone et protectrice de l’Ordre de Cisteaux. Nous, frere François de Montholon, abbé de Sainct-Sulpice, vicaire* general dudit Ordre dans les estats de son Altesse royale deça les monts,...

Il est l'auteur d'une dizaine de factum entre 1673 et 1683.

Ce blason se situe au-dessus du linteau de la porte du jardin derrière l'église de Thézillieu. Est-elle une pierre de réemploi venant de l'abbaye de Saint-Sulpice ?

Il manque le dernier chiffre de la date 166?.

Le blason se lit : écartelé, au 1 et 4 de.... à la croix de... , au 2 et 3 de d'azur à un mouton d'or accompagné de trois quintefeuilles d'argent en chef.

Cette pierre comportant la croix de Savoie a été trouvée lors de la rénovation d'une maison de Vieu-en-Valromey.
Récupérée, elle a été nettoyée et placée dans un mur.

Dans l'Ain de nombreuses croix de Savoie ornent des bâtiments, bornes, etc.

Cette maison est une annexe de l'ancienne demeure de la famille de GRENAUD.

Cet écu se trouve près de la chapelle de la famille de CRUES dans le cimetière de la paroisse de Sainte Croix. Il est accompagné d'une couronne comtale.

Il se lit : d'or, à un pal de gueules chargé de trois croisettes d'argent.

Cette famille est connue depuis l'an 1400, Michel est conseiller du Duc de SAVOIE. Guy de CRUES est seigneur de Chiloup vers 1594, puis vers 1630 la descendance possède Sainte-Croix et du Taney.

Cette pierre de réemploi est située au dessus d'une porte d'entrée d'une maison d'Ambronay.

L'écu représente les armes de la famille de LA COUS, seigneur de la Verdatière, de la Vérruquière, Chenavel, Genoud et La Cous.

Claude de LA COUS, né vers 1573 et décédé le 4 février 1614 et prieur de la Boisse, membre du sénat de savoie et juriconsulte à Chambéry. Il est abbé de l'abbaye d'Ambronay, lieu où il repose.

Il porte : d'azur à trois hérissons d'or, 2 et 1.

P.S. cette famille n'a aucun lien avec le village de Lacoux sur le plateau d'hauteville-Lompnes.

Ces armoiries sont situées sur la maison en face de la mairie d'Ambronay.

Les émaux n'étant pas représentés dans la gravure, il peut s'agir de plusieurs familles :
de la BARGE, de BROCES, MARE, de MONTANIER, de VERNEE ou de VIOLLET...
Impossible de les différencier sans réaliser l'histoire de la maison, si ce n'est pas une pierre de réemploi qui fausse tout.
de ... à la bande de .... chargée de trois étoiles de .....

Ces armoiries sont présentes un peu partout dans l'abbaye d'Ambronay.

Etienne MOREL est abbé commendataire d'Ambronay et de Saint-Pierre de Berne, prieur commendataire de La Boisse en Bresse.
Il devient évêque de Maurienne en 1483.

Il décède le 24 juillet 1499 en Bresse.

De sable à trois fusées d'argent posées en  fasce.

Ces armoiries sont sculptées sur le manteau de la cheminée dans le bâtiment contigüe à l'église d'Ambronay.

Malheureusement, il est impossible de donner les propriétaires de cet écu.

Peut-être la famille de JUSSIEU qui porte d'azur à la tour d'argent.

Par manque de représentation gravée des émaux, on blasonne : de .... à la tour de ....

Cet écu se trouve sur la pierre tombale de Jean d'AMBOURNAY, chantre et grand prieur.
Tiercé en mantel, au premier d'azur, à l'étoile d'or ; aux 2 et 3 d'or à un tourteau de gueules
ou
d'or, au chevron de gueules, accompagné de trois tourteaux du même, au franc quartier d'azur chargé d'une étoile d'or.
Cet écu est représenté sur la pierre tombale de frère Amédé GUYOT, décédé en 1486.

Il est réfecturier d'Ambronay et doyen de Jujurieu.


de gueules, à la bande d'argent accompagnée de six besants de même, 3 en chef et 3 en pointe
Cette sculpture est en bas de la pierre tombale d'Amédé GUYOT.
Elle représente les armoiries de la famille GUILLOT de Bourg-en-Bresse. Ces deux familles s'en seraient qu'une.

A gauche celui de GUYOT et à droite celui de GUILLOT
parti de gueules, à la bande d'argent accompagnée de six besants de même, 3 en chef et 3 en pointe, et d'azur à trois quilles d'or, au chef cousu de même
Armoiries sur la sépulture d'Hector de la BALME doyen de Villereversure, à Ambronay.
Il est décédé en 1523

D'or à bande d'azur.

Sur la même pierre tombale, une autre gravure apparait.

Il s'agit des armes de Béatrice de GROSLEE épouse de Jacques de LA BALME, seigneur de Vertrieu.

Parti au un d'or à bande d'azur, au 2 gironné d'or et de sable à huit pièces.
Claude de FOREST, écuyer, prévost de l'Abbaye d'Ambronay, vivant en 1550.
L'écu se retrouve sur les vitraux de l'Hôtel de Ville.


d'or, à trois pal d'azur, au chef d'or, chargé d'un lion passant aussi d'azur.

Le seul écu en couleur dans l'église d'Ambronay, celui de l'abbé Jacques de MAUVOISIN (1425-1439).

Il repose dans un tombeau finement sculpté avec ses armoiries en clé de voute et un peu partout dans l'abbaye.

L'abbaye lui doit beaucoup. Il fit de nombreux travaux dont les vitraux du choeur de l'abbaye. Il est représenté dans celui du milieu à genou, encadré par Sainte Catherine et saint Jacques.

D'or à la fasce ondée de gueules.

Ce vitrail fait parti de quatres superbes armoiries qui ornent une baie située dans le bureau du maire d'Ambronay. Dommage guère peu visible de l'extérieur.

Il représente l'alliance entre les familles BERTHAUD de TALUYERS et BESSON des BLAINS.

Parti d'azur au lion d'or, une fasce de gueules chargée de trois étoiles de sable brochant sur le tout, et de sable au lion léopardé d'or, au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or.
La partie de gauche représente la famille
Claude de FOREST, écuyer, prévost de l'Abbaye d'Ambronay, vivant en 1550.

Ces armoiries sont sur la pierre tombale à l'intérieur de l'église abbatiale.

D'or, à trois pal d'azur, au chef d'or, chargé d'un lion passant aussi d'azur.
Ces armoiries sont celles de la famille de FAY de VILLIERS.
Ils sont de noblesse ardéchoise, je n'ai rien trouvé dans l'Ain les concernant...

De gueules, à la bande, d'or, chargée d'une fouine d'azur.
Armoirie de la famille PASSERAT de LA CHAPELLE.
Rien trouvé la concernant sur Ambronay. Au 17ème siècle, deux mariages sur Jujurieux.

D'azur, à une fasce d'argent chargée d'un lion de gueules et accompagnée en pointe de deux vols d'argent.

L'église de Montréal-la-Cluse est un lieu chargé d'armoiries...

En effet, depuis la porte de la chapelle avec l'écu de la famille des comtes de DOUGLAS avec la date de 1619, les dalles funéraires de ces seigneurs du lieu, tant placées contre le mur près de la porte d'entrée, que dans leur chapelle privée.

Cette dernière est ornée d'un magnifique vitrail représentant Saint Louis, accompagné des armoiries des familles ayany possédées la seigneurie :

DOUGLAS 1755-1789
ALLINGE 1699-1720
LULLINS 1660-1670
MOUXI 1574-1622
LA CHAMBRE 1565-1571
SAVOIE 1400-1553
THOIRE-VILLARS 1200-1400
GORREVOD 1553-1563
MONTFORT 1571-1574
FAUCHER 1670-1699
BUDE 1720-1755
et enfin celles de France .

L'écu des comtes de DOUGLAS, seigneur de Montréal, est sculpté au dessus de la porte de leur chapelle privée.

D'argent,au cœur de gueules couronné d'or, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent.

Cet écu, clé de voute d'une chapelle de l'église de Montréal-la-Cluse, a sûrement été martelé à la Révolution française.

Mais à qui appartenait cette chapelle située à côté de celle des DOUGLAS ?

Peut-être à la famille de LILIA, notaire de Montréal de 1539 à 1800, et alliée avec des familles nobles et bourgeoises du Bugey.

Ils portaient : d'azur, à trois croissants d'or posés 2 et 1.

La famille de MOYRIA était d'une grande et ancienne noblesse, originaire de Cerdon, siège du fief de Moyria.
Une rue du village porte leur nom (avec une faute...).

Ils possédaient de très nombreux biens dans le haut Bugey.

Leurs armoiries se trouvent toujours au sommet du porche d'entrée de leur maison dans ce village.

D'or à la bande d'azur accompagnée de six billettes du même rangées en orle.

   

Cet écu se trouve à l'intérieur de l'église de Flaxieu.

Ces armoiries se rapprochent de celles de la famille de CLERMONT : de gueules à deux clés d'or posées en sautoir.

Elle se divise en plusieurs branches : CLERMONT-TONNERRE, CLERMONT-MONTOISON et CLERMONT-MONT SAINT JEAN.
Jacques Marquis de CLERMONT-MONT SAINT JEAN est présent lors de l'assemblée de la noblesse le 16 mars 1789 à Belley. Il est seigneur de Flaxieu. Charlotte CLERMONT-MONTOISON est l'épouse d'Etienne comte de DREE, dame du marquisat du Valromey.

Plusieurs questions se posent :
- cet écu ne porte pas les bons émaux pour être de CLERMONT. Erreur du dessinateur ? branche cadette ? ;
- la litre funéraire confirme le décès et la cérémonie dans cette église. Je ne trouve pas de décès dans les registres de la commune.



Ces armoiries sont également contre le mur de la nef de l'église de Flaxieu.


Là aussi accompagnées d'une litre funéraire.  C'est un dispositif funéraire consistant en un bandeau noir (composé d’un mélange de noir de fumée et de colle de peau) peint sur le pourtour des murs de l’église et sur lequel figurent les armoiries seigneuriales.

Mais à qui sont ces armes : d'or à deux clés d'argent posées en sautoir ?

L'église Saint Maurice de Flaxieu, construite fin XVème siècle est riche en décoration. Elle comporte 2 écus en clé de voute, deux autres peintes sur les murs et plusieurs grandes peintures.

La plus grande armoriée est classé aux monuments historiques.

Elle se rapporte à la mort de Claude-Roland de MONTFALCON, dernier la lignée, le vendredi 11 mars 1633 à Flaxieu. Il a épousé Jeanne de MOYRIA après 1609.

cette très belle peinture représente les armoiries des époux avec une épitaphe pour Claude Roland.

Apothéose d'illustre Seigneur Messire Claude Roland de MONTFALCON, seigneur est (sic) Baron de Flaxieu la Balme, CR .. et C...
Non il n'est pas mort se....... dont assez a franchi d.... sa belle ame a l'instar du .... flambeau s'esgare dans le ciel X
so.... XI

 


Cet écu est composé des armoiries de MONTFALCON accompagnée de celle de son épouse de MOYRIA.

Claude Roland de MONTFALCON porte : écartelé, aux 1 et 4 d'argent à une aigle éployée de sable, membrée et becquetée d'or ; au 2 et 3 écartelé d'hermine et de gueules.

Jeanne de MOYRIA porte : d'or à la bande d'azur accompagnée de six billettes du même rangées en orle.

Le seigneur de Flaxieu est enseveli dans l'église. Son épouse Jeanne baronne de Flaxieu décède le 22 septembre 1641.

En clé de voute la représentation des armes de la haute et puissante famille de MONTFALCON, seigneur baron de Flaxieu.

L'église de Flaxieu est construite surement par Aymon de MONTFALCON (1443-1517), évêque de Lausane.

Cet autre écu en clé de voûte, n'est pas identifié à ce jour.

Ecartelé au 1 et 4 de .... ; au 2 et 3 écartelé d'argent et d'azur.

Le 2 et 3 pourrait être la famille de BUSSY, possessionnée dans l'Ain à Apremont, Boches, Martignat....
Mais a qui appartient l'autre partie ?

Les armoiries de la famille de MONTFALCON sont partout !

En façade, sous les statues, en décoration, sur les fonds baptismaux, etc...

Les armoiries de la famille de MONTFALCON sont aussi sculptées sur le linteau de la cure de Flaxieu.

Elles ont été martelées à l'époque de la Révolution.

Les armoiries de cette famille figurent aussi sur l'oratoire de la saint fontaine, à l'entrée de Flaxieu.

Elle serait d'origine romaine, mais c'est Aymon de MONTFALCON qui fit construire cet oratoire au 15ème siècle.

Depuis 1926 elle est classée aux monuments historiques.

Cet écu est sculpté sur une pierre tombale.

D'après la tradition il s'agirait de celle d'un abbé de l'abbaye de Saint Sulpice.

d'azur à un chevron de... à deux étoiles de .... en chef accompagné d'un .... de .... en pointe.

Une couronne de marquis, une mitre et une crosse, les deux derniers sont les symboles des abbés.

Cet écu est sculpté sur une pierre tombale.

D'après la tradition il s'agirait de celle d'un abbé de l'abbaye de Saint Sulpice.

Le tailleur de pierre n'a donné aucune signification sur les émaux composant l'écu.

de .... au chevron de .... à deux ..... en chef accompagné d'un .... de ... en pointe 

La mitre et la crosse des abbés accompagne l'écu.

La maison ALLIOD, à Saint Jean le Vieux, avec ses fenêtres du 17ème, sa porte à pieds droits moulurés est surmontée d'un claveau avec moulure.
Richesses touristiques et archéologiques du canton de Poncin donne une signification car un écu ressemblant se trouve à la croisée d'ogive dans le chœur de l'église, mais en couleur :

l'agneau Pascal portant la croix, corps tourné vers la gauche symbolisant le sacrifice du Christ et la tête vers la droite signifiant son triomphe sur la mort.
Etait-ce une maison d'habitation d'un ecclésiastique.
Cet écu se trouve au-dessus de la porte d'entrée d'une des deux chapelle de l'église de Conzieu.
Il est le seul de l'église à ne pas avoir été martelé lors de la Révolution française.

Ces armes appartiennent à la famille de MONTBEL.
Elles se lisent : d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules, à la bande componée d'hermine et de gueules de six pièces, brochante sur le tout.
Cette église date du XIIIème siècle. Elle était partie intégrante du prieuré.
La chapelle, sur la gauche du chœur, a été réalisée par un prieur du nom de MONTBEL en 1536.
 
Cet écu représente les armes de la grande et illustre famille de MOYRIA.

Propriétaire de la seigneurie de Chatillon-de-Cornelle, elle édifia aussi l'église de Boyeux.
Ces armoiries sont sur la droite en rentrant, à la base d'une ogive, près de la statue du saint curé d'Ars.

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