Généalogie
Mais qu'est-ce que la Généalogie ?
Tout le monde en a entendu parler mais souvent très superficiellement.
La généalogie est une science complémentaire à l'Histoire, et depuis peu à la médecine.
Construire sa généalogie ne se limite pas à rechercher et afficher des noms et des dates...un peu rebutant et rébarbatif... combien de fois ai-je entendu je suis arrivé à la Révolution ! La généalogie est une longue quête qui n'a jamais de fin, c'est une porte qui s'ouvre sur une multitude de sciences : l'histoire sociale, histoire de votre maison, la paléographie, l'héraldisme, etc... et sur une quantité de documents : les notaires, les justices seigneuriales puis moderne, l'armée, le cadastre, etc...
Le début commence par écouter, enregistrer ses parents, ses grands-parents, voir arrières grands-parents. Ils connaissent l'Histoire de votre famille, les liens avec les cousins plus ou moins éloignés, de votre village. Sachez que toutes les familles cachent un secret... reste à le découvrir... Vos anciens ne vont en parleront pas. Donc à vos crayons, papiers...
L'arbre commence par ses parents, frères et sœurs, oncles et tantes, ses grands parents. Le coté bénéfique d'Internet : tout ce qui a plus de 100 ans est sur la toile1... Les archives départementales ont numérisé tous les registres des actes de baptêmes, mariages et sépultures avant la révolution, et ceux de naissances, mariages et décès après la révolution ; et bien d'autres archives2. Le début des registres dit d'état-civil commence vers 1660, quelques fois bien avant ou après en fonction des communes. Il peut y avoir des manques. En effet les curés inscrivaient les actes BMS3 dans leur église sur les registres jusqu'à la Révolution française. Après ce sont les maires qui sont chargés de rédiger les actes de NMD4, souvent chez eux, où dans une maison du village. Les registres "navigaient" d'une maison à l'autre en fonction du maire, des conseillers, jusqu'à ce qu'une vraie mairie soit construite ou une maison achetée à cet effet. Des registres se sont donc perdus, ont disparu lors d'incendie, de vols.... ou lors des tris comme les registres de 1616-1619 d'Hauteville-Lompnes retrouvés à Hauteville-sur-Fier.
Les archives départementales conservent la mémoire collective. De nombreuses collectivités publiques ou privées versent leurs archives : les mairies, les notaires, la justice, les hôpitaux, sociétés, etc... tout est collecté, classé, archivé ou détruit... Des familles peuvent également y donner ou déposer leurs archives familiales, cela peut être des familles nobles ou bourgeoises avec des actes remontant à plusieurs siècles, ou comme notre famille qui a légué aux Archives du Rhône, de Lyon et de Villeurbanne, les livrets et cahiers scolaires des cours de l'Ecole Normale ; des photos, carnets de camps scouts de ma belle mère PINGAND née LANDRU Paulette institutrice à Villeurbanne et cheftaine scouts dans les années 40. Mais aussi une carte militaire de l'Afrique, les ordres de missions militaires du grand père capitaine dans l'Infanterie... Comme vous voyez il existe une quantité énorme d'archives à fouiller pour agrémenter sa généalogie.
Pour connaitre la vie de ses ancêtres rien ne vaut les archives notariales pour y dénicher : contrats de mariage, testaments, partage après décès, ventes, baux, travaux...... Tous ces actes se trouvent dans la série 3 E des archives départementales. L'Histoire de nos aïeux passe aussi par l'histoire du village... du seigneur et de la seigneurie, etc... donc par la justice seigneuriale en série B.... mais aussi la justice moderne.... Les fiches matricules des soldats sont aussi une mine d'informations5 sur le conscrit incorporé. Elles sont numérisées et indexées par département. Les recensements sont aussi en ligne pour la plus part.
Il existe également d'autres sites pour étoffer sa généalogie comme mémoire des Hommes, site du services des armées. Le grand Mémorial recense les poilus et renvoie vers Mémoire de Hommes.
Pour vos recherches certains sites sont incontournables, bien sur le site des Archives de France et surtout des départements et leurs millions d'images. Mais aussi les sites de généalogie : Geneanet, filae, le site du ministère de la culture, les décès de l'INSEE depuis 1970, la Revue Française de Généalogie, Gallica le site de la Bibliothèque de France, et bien d'autres que vous trouverez sans problème sur Internet. Attention certaines sociétés de généalogie présentes sur les sites Internet fond appel à des robots ou des sociétés étrangères pour indexer les images d'archives, il y a donc beaucoup de patronymes farfelus avec des erreurs... Sur Geneanet, certains auteurs d'arbres recopient tout ce qui est publié, erreurs y comprises... alors vérifiez toujours par les actes officiels.
En ce qui concerne les applications ou logiciels généalogiques pour réaliser son arbre, il en existe plusieurs comme Heredis, Geneatique, pour les plus connus. Ils vous permettent d'enregistrer, compléter avec des photos, mentionner les sources, etc... de vos généalogies. Certains sont réalisables directement en ligne sur les sites cités plus haut Geneat, Filae...
Pour présenter votre arbre il existe des "roues" toutes imprimées ou vous pouvez les présenter sur des rouleaux de tapisseries, ou les faire imprimer par des spécialistes.
Les tableaux ci dessous vous permettent de repérer vos cousins et de calculer les degrés de cousinage. Il existe deux types de cousinages avec une différence : les cousins de droits civils et le droits canons. En effet pour les mariages le prêtre demande une autorisation à l'évêque si les deux futurs mariés sont parents.
1 Internet est formidable pour effectuer ses recherches, mais attention de ne pas recopier bêtement les arbres généalogiques en ligne, toujours vérifier par les actes véritables, introduire les données de source dans son arbre généalogique.
2 La législation impose plusieurs dates : 100 ans pour l'état-civil sur Internet, 75 ans en salle de lecture (Archives ou mairie), 120 ans pour tout ce qui comporte des données médicales, libre accès pour les actes de décès.
2 Baptêmes, Mariages et Sépultures.
3 Naissances, Mariages, Décès
4 Niveau scolaire, adresse, métier, parents, surtout une description de la personne : age, taille, morphologie du visage, infirmité.....
La famille LYAUDET
Qui ne connait pas un membre de la famille LYAUDET sur le Plateau d'Hauteville-Lompnes ?
Ils sont très nombreux et certains, de part leur travail ou activités sociales, font ou ont fait leur postérité : charpentiers, scieurs, électriciens, Maires, joueurs de boules, etc..., sont très connus.
L'un d'eux m'a déclaré : " l'arbre généalogique des LYAUDET ? il suffit de secouer une branche et y 'en tombe pleins "...
Les familles sont installées sur Cormaranche-en-Bugey, Hauteville-Lompnes, Thézillieu, Longecombe....
J'ai donc décidé de réaliser leur arbre généalogique et de rejoindre tous ces individus...
L'examen des registres paroissiaux et d'état-civil des villages du plateau me permet de dire que l'origine du patronyme est Longecombe, et plus particulièrement le Dergis Michaud.
Les actes m'ont fait voyager vers Saint-Rambert-en-Bugey, Argis, Tenay, mais également en dehors du département comme à Lyon, Paris... Ou encore plus loin : l'Indochine française et la Guyanne !
L'étude des familles n'est pas un long voyage tranquille.... Tous les généalogistes connaissent la complexité des prénoms et des années comme par exemple : trois LYAUDET Jean né en 1657 de trois couples différents dont le curé n'inscrivait que le prénom de la mère...
Attention dans les archives de Lyon, La Guillotière et Venissieux, le patronyme apparait tantôt LIODET, LIAUDET, LYAUDET.... Certaines familles arrivent des Savoie, sans parenté apparentes avec nos LYAUDET du Dergis Michaud.
Par exemple à Longecombe : la bénédiction d'une chapelle de l'église, de la cloche, des 28 croix de la commune dont les Teillières était un hameau...... l'arrivée des reliques des saints, ramenées de Rome par un indigent.
Il est original de constater que les Teillières fait partie de Longecombe, le Genevray est un hameau de Premillieu (annexe d'Armix), dont les sépultures se réalisent soit au cimetière de Prémillieu ou au cimetière de la cy devant abbaye de Saint Sulpice....
L'aventure continue....
Cette famille comporte de grands voyageurs... : en 1871, Jean Louis meurt à l'hôpital militaire de Cherchelle en Algérie ; 1895 l'enlèvement du couple Maurice LYAUDET et de leur fille à Port Wallus sur l'ile de Kébéo en Indochine, famille rendue en octobre de la même année ; des naissances de Louis François et Le Dorze Marguerite à Buenos Aires en 1922 et 1923 ; en 1939 Hippolyte est au consulat de France à Amsterdam ; Georges meurt en 1982 au Chili...
Un mariage spécial en 1830 à Saint Rambert, celui de Jean Louis LYAUDET et de CHATAL Marie Thérèse. Il a 66 ans, veuf, et elle 29 ans... c'est le mariage avec le plus d'écart que j'ai trouvé sur 976 mariages.... Un enfant est né de cette union en 1841 : il a 76 ans et elle 42 !

Page en cours de rédaction. Je suis preneur d'informations si vous en avez....
Cette famille est largement représentée et connue sur le plateau d'Hauteville-Lompnes, mais également dans le Valromey.
D'après mes premières recherches les PESENTI sont originaires de Brembilla en Italie province de Bergame, comme la famille MASNADA.
D'après les recensements, une première famille est arrivée avant 1928 à Bourg-en-Bresse (naissances en 1928-1930), puis déménage sur Corcelles (naissance en 1932). Celle du Valromey est recensée à partir de 1931 sur Hotonnes.
Recensement Hotonnes "le Crêt" 1931

PESENTI Pierre et Marie GAMBA eurent 9 enfants au total.

PESENTI Jean et sa mère Lucie LOCATELLI quittèrent Hotonnes pour Lompnieu. Il se maria avec CONVERT Lucienne. Aucune descendance trouvée pour l'instant.

PESENTI Pierre et Thérèse CARMINATTI aussi à Hotonnes ont eu 4 enfants.
Recensement Corcelles "Cléon-Ferrière" 1936

PESENTI Dominique François et Marie Angèle ZANARDI donnèrent naissance à 12 enfants.
Comme je l'ai précisé dans l'article sur ma généalogie, le plateau d'Hauteville était un lieu privilégié pour le placement des enfants trouvés par les Hôpitaux de la Charité ou de l'Hôtel Dieu de Lyon.
De l'hôtel de la Charité il ne reste que le clocher place Antonin Poncet, et l'Hôtel Dieu, dont Rabelais fut médecin, est devenu un "objet" de luxe.
Les hospices recueillaient les enfants dans le tour, les répertoriaient dans les grands livres des réceptions, avec les précisions sur ses habits et sa découverte, les baptisaient, et les envoyaient en nourrice. Souvent le prénom et le patronyme étaient donnés par le personnel réceptionnaire, sauf si sur l'enfant un billet était trouvé. Quelques fois, un morceau de papier précisait le prénom voulu, le pourquoi de l'abandon, et une moitié d'une carte précisant que la personne voulait le récupérer et donnera l'autre moitié comme preuve.
Dans ces grands registres très bien écrits et lisibles, on peut lire en face remis aux parents, mais cela est très loin d'être la majorité des cas !
La majorité décède lors du transport ou dans les premières années. Ces enfants étaient une ressource financière (et des bras en plus pour la ferme !) car les Hospices payaient et donnaient des vêtements jusqu'aux douze ans de l'enfant. Les Hospices les gardaient en cas d'infirmité où indemnisaient les familles d'accueil jusqu'au décès de l'enfant.
Il arrivait quelques fois que la mère ou les parents connaissent l'endroit du placement de leur enfant. Cela reste des cas rares. Je retrouve ces exemples à Corlier et Belmont, mais il doit en exister d'autres... Dans le texte ci dessous, issu des registres des Hospices Civils1, on s'aperçoit qu'une marchande ambulante a reconnu une enfant ; et une autre a été enlevée de chez ses parents nourriciers ou "patrons".

Le règlement des Hospices obligeait deux employés à surveiller la croissance et le bien être des enfants. Ils rendaient visite une fois l'an et discutaient avec le curé du lieu, la famille d'accueil et l'enfant. Si l'enfant était jugé mal tenu ou maltraité il changeait de famille d'accueil.
Nous savons que lors de la visite du 26 novembre 1823, les rapporteurs se plaignent du mauvais traitement des enfants en ces termes "les montagnes du Bugey, étant surchargées de nos enfants et ne leur offrant aucun avantage après 12 ans, nous croyons qu'il serait nécessaire d'en faire rentrer un plus grand nombre que celui proposer à votre appel". les deux visiteurs expliquent que ces enfants sont un sujet de spéculation du maire et qu'il conviendrait de suspendre tout placement dans cette commune2".
Chaque année un compte rendu des visites, des placements, du nombre de décès, etc. était rédigé. Voici un extrait de celui de 18333.

Voici l'acte de réception et de placement d'une fille prénommée Claudine CHAMPDOR4 Cette petite est réceptionnée le 12 octobre 1784 âgée de 2 jours. Elle est envoyée au Petit Abergement le 14 du même mois chez Philippe BELOD et Marie Jospehte VIVIANT. La pauvre décède le 27 octobre 1784.
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A Champdor par exemple les premiers décès d'enfants nourriciers apparaissent en 1754. Je les ai tous répertoriés entre 1754 et 1859. D'après les études des décès par tranche de 10 ans, de 1754 à 1802, es taux de décès varient de 12,5 à 25.6%.
Ma généalogie possède deux enfants des Hospice : GINGENE Victoire, enfant exposé le 14 décembre 1776, remise à Alexis MACLET de Cormaranche le 12 décembre 1786. Elle s'est mariée en 1806 à TRONCHON Jean Marie.
La deuxième est nommée MARTOURET Claudine née en 1777, placée à Champdor chez Antoine HUGONNET en 1784, unie en 1806 à PONNET Etienne.
Ces deux enfants ont donné naissance à des enfants qui ont permis que j'écrive ces quelques lignes.
Nombres d'anciens des villages ont connu des enfants des Hospices venus "garder les vaches" dans nos villages. Certains ont fondé des familles sur le plateau.
1 Registre des rapports des visites aux enfants placés à la campagne - La Charité Inspection: 1834-1842 (vue 23)
2 Registre des rapports des visites aux enfants placés à la campagne - La Charité Inspection: 1834-1842 (vue 5)
3 extrait de mon livre histoire d'une commune du Bugey Champdor p 136.
4 Livre des placements aux Archives Municipales de Lyon. Sur le site, très bien réalisé et pratique, il est possible de rechercher un enfant trouvé des Hospices en tapant son nom.
Ce nom évoque surement quelque chose pour vous... Allez ! cherchez un peu dans votre mémoire.... pas de triche sur Internet !
un indice .... Benoit pour prénom..... ou bien Joseph.....

D'après mes premières recherches quatre familles CARRARA s'installent avant 1931, comme le prouve le recensement de 1931 Lompnes1.
Antonio Luigi né en 1896, Antonio Igniacio 1889 et Giacomo 1886 et Giovanni en 1884. Chacun arrive avec son épouse et ses enfants, tous nés à Oltre Il Colle, province de Bergame en Italie.
Ils sont carriers, ébancheurs, manoeuvres..
Je ne trouve pas de descendance pour Giovanni.
La généalogie de cette famille est en cours, mais déjà bien avancée. En ce début février 2022, l'arbre est composé de 161 personnes dont 93 porteurs du patronyme.
CARRARA Benoit

CARRARA Antonio Igniacio et son épouse CARRARA Célestine sont les parents de 10 enfants.
Célestine reçoit la médaille d'or de la famille française par décret le 04 mai 1950.
Benoit est baptisé le 07 mai 1926 à Oltre Il Colle, province de Bergame en Italie.
Il grandit à Hauteville-Lompnes, pays de neige. Il se passionne pour le ski de fond et devient un fondeur hors pair.
Malheureusement il n'aura jamais de médaille Olympique malgré sa participation à 4 Olympiades entre 1948 et 1960. Au dernier jeu en 1960 à Squaw Valley il sera le porte drapeau de la France.
Il deviendra entraineur technique pour les J.O de 1968 à Grenoble.
A partir de cet instant son but : faire découvrir cette discipline à tous les écoliers.
Il sera le créateur des foyers de skis. Cette idée sera reprise par des personnes comme Robert BURLET (père de Delphyne championne olympique de Biathlon)....
Il est le premier d'une longue série de fondeur. D'autres suivront sa trace dans les neiges du Bugey : Corinne NIOGRET, Delphyne BURLET, Sandrine BAILLY et maintenant Simon DESTHIEUX.
La relève est assurée !
Les Aindinois colorisés2 en a fait un parfait portrait avec ses résultats.
CARRARA Joseph

Joseph CARRARA, nait le 9 mars 1938 à Hauteville-Lompnes (Ain), fils de Antonio Luigi et de VALLE Giuditta.
Ces parents sont aussi de Oltre Il Colle, province de Bergame en Italie. Antonio Luigi est fils d'Antonio.
Cousin de Benoit ? peut être... Il y a autant de CARRARA dans ce village qu'à Cormaranche-en-Bugey et Hauteville-Lompnes au 20ème siècle...
Il commence la compétition de cyclisme en 1957 en individuel.
Il rentre dans le groupe "Libéria-Hutchinson de 1958/1959 ; puis dans l'équipe "Libéria-Grammont- Wolber" ; puis "Pelfort-Sauvage-Lejeune" jusqu'à la fin de sa carrière.
On peut citer sa participation au Grand Prix Echo du Soir en 1960 ; au critérium d'Oran en 1960 ; au Tour de France en 1962 ; vainqueur d'une étape du Tour d'Italie 1962 ; à la course Paris- Luxembourg en 1964 ; premier au classement général du Tour de Catalogne en 1964 ; etc.
La totalité de sa carrière et ses victoires se trouve sur le site du cyclisme3.
Il mit fin à sa carrière en 1966.
Il vit une retraite paisible à Cormaranche-en-Bugey.
Pierre située à La Praille

CARRARA Joseph

Médaille d'or de Célestine

1 recensement de Lompnes 1931 site des archives départementales de l'Ain
2 https://m-partners.facebook.com/JMBColorisations/photos/a.105118034847889/180532497306442/?type=3&source=54#_=_
3 http://www.siteducyclisme.net/coureurfiche.php?coureurid=767
Quelles sont elles ? d'où viennent elles ?
Ceux qui habitent le plateau d'Hauteville-Lompnes le savent, il y a beaucoup de familles italiennes installées ici : CAPELLI, CARRARA, CORTINOVIS, GHERARDI, GRITTI, PERSICO, TRAÏNI, .....
Il suffit de reprendre, entre autres, les registres de recensements d'Hauteville et de Lompnes pour les retrouver.
Après la première guerre mondiale ils sont des centaines de milliers à quitter l'Italie pour les pays voisins. La France est la première destination, car il y a déjà des italiens établis mais aussi parce que le Piémont, par exemple, a un passé avec les Savoie.
Et d'après un ancien, un recruteur du nom de BRACHET d'Hauteville voyageait très souvent en Italie pour inciter des familles à venir travailler sur Hauteville. Je n'en ai pas du tout la preuve...
Recensement Hauteville 19261
l
Je n'ai pas répertorié toutes les familles présentes dans les recensements des villages du plateau d'Hauteville-Lompnes (site des Archives Déparementales de L'Ain), mais seulement les principales. Des articles spécifiques seront écrits pour certaines familles comme les PERSICO, CARRARA, PESENTI, dans un premier temps.
Ils arrivent de plusieurs provinces Italiennes. Peu de familles sont présentes dans les recensements de 1926 et la plus part sont recensées en 1931. Très souvent ces familles sont parentes par mariage entre elles.
La province de Bergame.
Certaines de ces familles sont du même village, Somedenna, province de Bergame en Italie : GHERARDI, PERSICO, MOSCA, PERNICI.. .
Les PERSICO et GHERARDI sont aussi dans ma famille par mariage avec les TRONCHON et DAVID-NILLET, me voilà donc lancé dans leur généalogie.
Heureusement certaines archives italiennes sont en ligne.... ouf !
Je les retrouve sur Hauteville, Chaley et Bénonces, quelques uns sur Virieu-le-Grand. Ils sont manoeuvres, bûcherons, maçons....
La famille CORTINOVIS est alliée avec ma famille Cormaranchoise par mariage BERTHAUD-CORTINOVIS.
Les CARRARA aussi venus de Oltre Il Colle, comme aussi les ZAMBELLINI, PALAZZI. Ils sont carriers, manoeuvres.... J'ai également commencé la généalogie de la famille CARRARA. D'après mes premières investigations deux couples s'installent chez nous, chacun avec 9 enfants... Un article est prévu spécialement pour cette famille bien connu de chez nous et de France....enfin par les anciens....
les CHIESA sont présents sur Hauteville avant 1926, venant d'Endenna ;
Les TRAÏNI, carriers, d'Endenna également,
Les MICHELLI, maçon, de Frairola, recensés en 1931 ;
Les VITALI, carrier de Clanezzo et Zogno, recensés en 1931 ;
Les ADOBATI de Costa Serina, recensés en 1931 ;
LES CORTINOVIS, maçon, de Piazzo Alto et Costa Serina 1931.
Les MASNADA, PESENTI, LOCATELLI arrivent de Brembilla, province de Bergame, 1931.
La province de Brescia.
Les GERVASONI, ébaucheur et carrier, de San Gallo ;
Les ROSSINI, PACHIANI, de Sedenna, recensés en 1931;
Les MANGINI, manoeuvre, de San Pietro, recensés en 1931 ;
Les SPACAMONTI, de Calino, recensés en 1931 ;
Les GRITTI de Novales, province de Turin, ébaucheur, recensés en 1931 ;
Les ADOBATI de Costa Serina, recensés en 1931.
Autres provinces.
Les PENONCELLO de Salerne, province du même nom ;
LES BARBERO de Turin ;
LES CREVACORI de Véruno province de Novare ;
LES MICHELETTI de Riva-Valdobbia, province du Piémont.
1 Archives départementales de l'Ain : https://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vta9346444659ad28c1/daogrp/0/16
L’histoire généalogique de cette famille a débuté pendant l’écriture de mon premier livre : Histoire d’une commune du Bugey : Champdor, édité en 1999.
Dans mes recherches d’ancêtres sur Champdor, une seule famille de Cambots, nom des habitant du lieu ne faisait pas partie de mon arbre. Mais plusieurs filles originaires des Hospices Civils de Lyon, l’Hôtel Dieu ou la Charité, étaient présentes. Bien évidemment j’ai recherché tous les enfants mis en nourrice sur Champdor et répertoriés tous ces pauvres enfants décédés.
C’est en feuilletant les registres que j’ai découvert Jean PORTELATINE. Et me voilà lancé dans l’aventure.
Qui est l'auteur de la famille PORTELATINE de Champdor, de France et d'ailleurs ?
En ce 06 mai 1756, un enfant est abandonné devant la porte du perruquier sieur FALQUE. BOURDIN, capitaine d'enseigne du quartier de la Platière, le trouve à 22h00. Accompagné par la femme du perruquier il le dépose dans le tour de l'Hôtel Dieu à Lyon. La cloche retentie, le frère ou la soeur, de garde à l'hopital de la Charité de Lyon, tourne la manivelle et le nouveau né apparait. Le personnel le prend en charge, l'enregistre sur le grand livre des enfants trouvés N° 5665, et bien sûr le baptise. Il se nommera Jean PORTELATINE. Est-ce dû à un voyage récent à Rome où il existe une porte Latine ? Personne ne le saura jamais.
Acte de baptême de Jean PORTELATINE1

Comme tous les enfants trouvés, l'Hôtel Dieu, comme la Charité, les placent dans le Bugey, la Bresse, en Isère, etc... C'est en charrette que Jean atteint Corcelles et rejoint la famille de Jean Baptiste CARREL. Cette arrivée est une source de revenus pour la famille car les Hospices payent et fournissent le linge jusqu'à l'âge des 12 ans de l'enfant. Il est vrai que beaucoup meurent, soit en route, soit dans les premiers mois et années qui suivent.
Placement de Jean à Corcelles2

Jean quitte sa famille d'accueil et se met en gage chez M. GUILLOT à Champdor. Il y rencontre sa future femme et se marie le19 avril 1785 avec Justine SIMOND.
Mariage de Jean PORTELATINE3

C'est le début de la famille dont tous les porteurs du patronyme sont issus quelques soient leur lieu d'habitation. Dans mon premier livre Histoire d'une commune du Bugey : Champdor, un chapitre entier leur est entièrement consacré.
En 1997/1998 j'ai écrit à tous les porteurs du nom, 95% m'ont répondu. C'est ainsi que j'ai pu établir leur arbre généalogique presque complet. En 2022, l'arbre est composé de 109 porteurs du patronymes, tous ne sont pas inscrits car encore vivants... Les descendant de Jean ont pu ainsi découvrir leur origine. Quand je dis que la généalogie c'est de l'Histoire... Mon plus beau souvenir concernant cette famille : André PORTELATINE, âgé de 86 ans m'a écrit une page complète recto-verso pour me remercier, tellement heureux de trouver ses origines grâce à moi.. Il était plongeur sous marin et membre de l'équipe du commandant COUSTEAU. Quel fierté de recevoir des courriers comme cela !
Je pense éditer la descendance complète jusqu'à 2023, et pourquoi pas la proposer en vente PDF via mon site... Si des descendants sont intéressés... un petit message...

