Bourgeoisie et noblesse du Bugey
Quand on aime, on ne compte pas... il parait....
Tous les livres sont pleins des titres de vos pères ; Leurs noms sont échappés du naufrage des temps. Nicolas BOILEAU, le marquis Dangeau
Depuis mon écriture sur les six seigneurs et seigneuries du plateau, je collecte tous les documents, blasons, généalogies, etc. des familles nobles ou bourgeoises du Bugey... Il est vrai que je déborde un peu sur nos anciennes provinces voisines qui forment le département de l'Ain... Mon rêve, irréalisable, j'en ai peur ! compléter et faire une suite de l'armorial de GUICHENON... Plusieurs vies me sont nécessaires !
Il faut absolument rétablir une vérité : blason et/ou particule ne veulent pas dire noblesse ! Prenons trois exemples de familles Bugistes.
Voici la maison de la famille DELOMPNES originaire de Virieu-le-Grand. J'ai vu sur certains sites le "de" être séparé afin de "faire plus noble". Cette famille fait partie des 220 que j'étudie. Pour moi elle est "close" car sans descendance directe et j'ai amassé 449 fichiers dans 79 dossiers d'actes notariés et d'état-civils pour en établir la généalogie et l'histoire.
Le premier acte retrouvé date du 05 février 1618, preuve de leur ancienneté, le seigneur marquis d'URFE admodie le battoir à Claude DELOMPNES, châtelain de Virieu-le-Grand. Il est appelé monsieur, ce qui prouve un certain rang, mais la charge de châtelain n'est pas anoblissante. Le long des siècles les mariages se font avec des familles bourgeoises ou proches de la petite noblesse locale, les CYVOCT, les FERRA, DESVIGNES, de LUZINES.... De châtelain, ils devinrent capitaine châtelain jusqu'à Charles né en 1751. Celui-ci quitte Virieu-le-Grand et devient notaire, conseiller du roi sur Lyon, où il se marie avec Claudine MOLLIERE en 1777.. Son frère, Ennemond Marie le rejoint comme apprenti chapelier et loge chez lui. Bien mal leur pris de venir juste avant la Révolution. Ville affranchie se soulève. Ennemond est pris les armes à la main. Emprisonné à Roanne, il est jugé et guillotiné en 1793 malgré deux lettres d'élargissement ! Quant à Charles, il est arrêté en 1793 et considéré comme agent de la contre révolution et principal auteur d'une nouvelle concernant l'arrivée des piémontais sur Lyon.... Il subit le même sort en janvier 1794. Fin de la branche principale des DELOMPNES. Il ne reste que des descendants par les femmes.
Ils ne furent donc jamais nobles malgré la perte de la tête sur la guillotine !
Deuxième exemple, il en est de même pour les écus ou armoiries.
Monsieur J.L FRANCALLET, de Saint-Martin-de-Bavel, édite un fascicule à Nimes en 18621... Il se fait appelé FRANCALLET de BAVEL et se dit descendant du seigneur de BAVEL avec en prime un écu, reproduit ci contre "d'argent, au chevron de gueules accompagné de trois trèfles de sinople" ...
Il écrit lui même n'avoir aucune preuve car "tout aurait brulé dans l'incendie de la maison de son père"...
Or quand on reprend l'état-civil et les actes notariés... pas de FRANCALLET de BAVEL, rien dans les armoriaux de Savoie, de Bourgogne ou de France...
Le blason, qu'il écrit être détenu par sa famille, existe mais au nom de CHEYNEL, famille de Saint-Martin-de Bavel. Je n'ai pas trouvé d'alliance avec les FRANCALLET, ni de contrat ou testament léguant ce dit blason à la famille FRANCALLET. Si quelqu'un le trouve, je suis bien sûr preneur.
Le plus connu est Antoine Joseph FRANCALLET né en 1802 membre d'honneur de l'académie Royale de Madrid et fabricant d'étoffes...
L'écu ne fait pas le noble..
D'autres se prennent pour des descendants de nobles, en s'inventant des mariages... Les SAVARIN de Brénod, viendraient des SAVARIN de MARESTAN, famille de grande noblesse du Languedoc... Bannissement et fortune saisie puisqu'ils (ne) sont (plus que) syndics de Brénod fin 15ème...et comme cela a été mis sur Geneanet, cela est recopié des dizaines de fois et donc la descendance nombreuse... Le mauvais côté d'Internet !
Après cette petite introduction, revenons à nos familles bourgeoises ou nobles des Pays d'Ain et plus particulièrement du Bugey2. Pour les prendre en considération et les étudier, je me suis basé sur l'Histoire du département, des villages, des familles, sur les armoriaux ou généalogies existantes.
Qu'est-ce que la noblesse ?
Le mot "noblesse" concerne toute une famille, filles comprises. Le titre lui désigne une personne. Il existe la noblesse de "robe" et la noblesse d'épée. La première s'acquière pour une charge anoblissante accordée par le Roi. La seconde est centrée sur une carrière militaire ou un lignage ayant possédé une seigneurie sur plusieurs générations.
Il existe aussi ce que l'on appelle la noblesse d'Empire, donc récente, mais le mot "noblesse" ne figure jamais dans la législation du premier Empire.
A ce jour 28 janvier 2022, je totalise 215 dossiers de familles étudiées. Certaines sont complètes comme les CYVOCT de Thézillieu jusqu'en 2018 dont l'histoire est parue en trois articles dans les Cahiers du Dreffia3. D'autres beaucoup moins avancées, cela dépend de mes trouvailles ! Mais surtout du temps que je peux y consacrer ! La dernière en date de CARDON de SANDRANS, baron du dit lieu.
Pour effectuer des recherches, il ne faut oublier que le Bugey étant autrefois dans le royaume de Bourgogne, les archives départementales de Dijon en conservent les archives. Nous y trouvons les comptes de châtellenies, le recueil de PEINCEDE. Ce dernier répertorie les noms de lieux et patronymes avec les cotes des documents dans 60 volumes écrit fin 18ème. Pour les nobles comme pour les villages il faut absolument consulter ces registres. Il existe d'autres archives un peu plus éloignées.... celles de Turin. Nos provinces ont été sous domination savoyarde pendant des siècles.
1 il est consultable sur Gallica, le site de la Bibliothèque Nationnale de France : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5726412p
2 vous ne me verrez jamais écrire ou employer le terme Aindinois, nom voté par des élus en manque de temps pour d'autres choses plus utiles. L'Ain est composé de 4 territoires depuis des siècles : La Bresse, La Dombes, le Bugey et le pays de Gex. Les uns ne vivent pas comme les autres, n'ont pas les mêmes particularités, même si nous sommes tous des Pays d'Ain.
3 Association de sauvegarde du patrimoine du Plateau d'Hauteville.
de LA PORTE
Je trouve plusieurs familles de LA PORTE ou DELAPORTE ou LA PORTE dans l’Ain. Je n’en retiens que deux pour cette recherches : celle d’Ambronay et celle de Lancrans, car les deux ont des charges de châtelains, avocat, etc..
Les deux familles sont elles liées avant le 17ème siècle ? Mystère. En sachant que le prieuré d’Anglefort était sous la domination de l’Abbaye d’Ambronay à cette époque. Pour chacune d’elles j’ai établi la généalogie complète afin de voir si les familles d’Ambronay et Lancrans sont parentes. Il me reste à consulter les registres notariaux pour les testaments, inventaires, contrats de mariage, ventes, achats, etc.
Une autre famille noble existe sur la Bresse mais s’éteint en 1629.
Les de LA PORTE de Lancrans ont quitté l’Ain fin 18ème pour Dijon et ont fini par disparaitre en 1824. Tous les membres de la famille décédés à Lancrans sont ensevelis dans l’église du lieu, où celle de Seyssel au 17ème. Il possède un écu répertorié dans l’armorial de Bourgogne d’HOZIER.
Une branche des de LA PORTE d’Ambronay s’exile vers 1820 sur Rouen et les environs, où la descendance existe toujours en devenant DELAPORTE, une autre branche se déplace sur Saint Jean Le Vieux et se nomme LAPORTE début 18ème. Le patronyme disparait d’Ambronay.
La famille de Lancrans
D’azur, à une tour d'argent, posée sur trois monts d'or
Noble Antoine de LA PORTE est châtelain de Ballon, Vauchy, Léaz et l’Ecluse.
Son frère ainé, noble Claude, vit aussi à Ballon. De Françoise MORAND il a un fils noble Guillaume, décédé en 1692, marié deux fois. Les cinq enfants disparaissent de Lancrans après 1664.
Antoine (+1645) épouse Jacqueline RENDU le 06 avril 1600 à Lancrans. Ils ont 8 enfants dont 5 garçons entre 1601 et 1622.
Leur fils ainé haut et puissant Pierre de LA PORTE (+ après 1690) devient avocat au Séant de Savoie. Il se marie le 14 février 1645 avec CARLET Véronique, qui lui donne 6 enfants dont 3 filles.
François Joseph né le 26 décembre 1647 prend la charge d’avocat au parlement de Bourgogne et sera sans postérité.
Claude Marie (1652-1690), le deuxième garçon, assure la descendance avec Anne BURIN (+21/2/1702) avec 5 enfants entre 1679 et 1687. Il teste le 17 avril 1690 en présence de son père et son épouse à laquelle il lègue tout. Si elle se remarie, ce sont ses fils par ordre de naissance. Il meurt le jour même, et Anne resta veuve jusqu’en 1702.
Pierre Joseph de LA PORTE (1681-+16/02/1744) épouse le 16 mai 1702 Jeanne Louise JACOB. Ils ont 22 enfants ! 11 garçons et 11 filles dont 11 meurent en bas âge. Il est le plus connu de part ses fonctions. Il est avocat à la cour, secrétaire du Roi, receveur des traites foraines, conseiller en élection du Bugey. En 1724, il accède enfin à la noblesse du Bugey. C’est lui qui achète la seigneurie d’Anglefort, avec toutes justices, à la famille de MAILLANS en 1715. Il donne terre et vigne pour construire la nouvelle église d’Anglefort.
François Joseph de LA PORTE d’ANGLEFORT (1713-1783), avocat au parlement de Bourgogne, a 5 enfants de son épouse CARRELY Jacqueline 1727- 1807) épousée le 16 mai 1747. Ils habitent toujours le château qu’il a construit à Anglefort.
Jean François de LA PORTE d’ANGLEFORT (1749-1784), l’aîné, se dit comte alors que la seigneurie, en toutes justices, n’a aucun de titre accordé ni par le Duc de Savoie ni le roi de France ! Jean François est un trépide ! Je le trouve le 19 janvier 1784 à Lyon s’élevant dans les airs dans la machine aérostatique de M. de MONTGOLFIER, et d’autres nobles dont son ami le prince Charles de LIGNE. Il rentre dans les armées en 1767 comme élève. Le 1 juin 1768 il est lieutenant en second au Régiment de Grenoble, puis lieutenant en premier le 11 avril 1770. Il démissionne le 14 mars 1778. Il devient capitaine dans la compagnie d’Artillerie des Colonies à l’Ile de Ré le 18 mars 1780. Il est distingué chevalier de saint Louis en 1780 pour avoir sauvé le Danaé, bateau du roi, à Cancale. Il prit à bras le corps un boulet enflammé tombé sur le pont pour le jeter à la mer. Pour ce fait héroïque il est décoré de la croix de chevalier de saint Louis. Il se distingue également à Jersey, puis à Lorient où il est transpercé de part en part par une baïonnette ennemi. Il obtient le rang de Lieutenant Colonel, et commandant de bataillon d’Orient le 14 avril 1782. Il meurt, sans descendance, en Russie en 1784. Son décès est narré dans le Mercure de France d’août 1784. La première version est que le comte, parti rejoindre son bateau se perd dans les bois. Le seigneur du lieu envoie ses cosaques le rechercher. Les voyants, il prend peur et saute dans le Dniestr, où il se noie. D’après la deuxième version, il serait mort suite à une bagarre avec de nobles polonais.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85092172
Charles Antoine de la PORTE d’ANGLEFORT, lui aussi officier au corps royal d’artillerie, voit le jour à Dijon en 1750, lieu où il décède en 1812. Il y épouse le 04 novembre 1786 BARON Françoise. De cette union nait un fils en 1787 et décède à Wagram en 1809.
La généalogie masculine de la famille de LA PORTE d’Anglefort s’arrête avec Charles Antoine en 1812.
La dernière femme Lucrèce Marie Antoinette de LA PORTE, épouse de Claude François BIZOT, avocat à la cour, s’éteint à Collonges le 30 novembre 1824.

Le château d'Anglefort

Charles Antoine de LA PORTE
La famille de LA PORTE de MACOGNIN

D’argent au coq de sable
Cette famille est établie près de Ceyzérieu, au hameau de la Pierre. Des descendants y portent encore le patronyme de nos jours. Deux stèles existent dans le cimetière : une de LA PORTE et une DELAPORTE. Mais ces personnes descendent des mêmes ancêtres.
L’historien GUICHENON donne une généalogie de la famille de MACOGNIN, ainsi que le comte Amédée de FORAS. Ce dernier conteste celle donnée par GUICHENON, car il donne le titre de chevalier pour une famille de notaires.
Une famille de MACOGNIN ou de LA PIERRE existe aussi dans le Valais. Toutes les preuves sont réunies pour justifier de leur parenté. Leurs armoiries comportent également un coq.
Des de LA PORTE se trouve également à Menthon et Sallanches
Pour ma part, je commence par celui dont les actes à ma disposition me permettent d’être sûr.
François de MACOGNIN, écuyer, épouse Antoinette SEYSSEL de LA CHAMBRE vers 1625, d’où 3 enfants : Sébastien, Claude Antoine, religieux à l’abbaye de Saint Rambert, et Nicole.
Sébastien de MACOGNIN (+1690) épouse Jeanne de SEYSSEL d’ARTEMARE (+1694). 10 enfants naissent de ce mariage un garçon et neuf filles entre 1675 et 1686 et seulement 4 atteignent l’âge adulte.
Certains auteurs pensent qu’il est issu de Lancrans, donc des de LA PORTE d’Anglefort. Ce qui est certains, c’est que les parents de Claude, Pierre de LA PORTE, correcteur en la chambre des comptes, et son épouse Françoise Antoinette d’ANGELIN, sont originaires de Corbelin dans l’Isère. Leur contrat de mariage est du 09 février 1655. En étudiant leur généalogie dans l’armorial du Dauphiné, aucune allusion au Bugey.Claude de LA PORTE (-+1706) quitte donc le Dauphiné pour épouser Claudine de MACOGNIN le 06 décembre 1695 à Bons. Claudine est l’héritière de la maison. De cette union nait 4 enfants, dont seul Jean Louis survivra.
Jean Louis (1700-1742) à 28 ans il a un enfant adultérin avec une jeune du village. Il épouse CARREL Claudine (1704-1785) le 11 octobre 1730. Il est dit écuyer, noble seigneur de la Pierre. Sur 6 enfants une seule décède en abs âge.
Marin (1732-1806) reste célibataire.
Son frère Louis Joseph (1734-1803) s’unit le 14 février 1764 à Marguerite ARNAUD (1740-1788). Un enfant illégitime voit le jour en 1765 et décède en 1766 avec Marie ROLLET.
Du mariage sont issus 9 enfants, dont 4 garçons. Deux seuls forment deux branches. A partir de là tous sont cultivateurs.
Claude (1774-1850) épouse le 20 février 1810 BEARD Euphrasie (1790-1867). Les 2 filles prennent le patronyme LAPORTE. Le frère Jacques de LAPORTE (1811-1862) se marie deux fois : avec Josephte PITTION (1825-1859) sans avoir d’enfants. Une deuxième fois avec Marie Jeanne GUICHON (1840-1915). De cette union nait Marie Louise DELAPORTE (1861-1862) ; la branche s’éteint à cette date.
Louis Joseph de LA PORTE (1782-1856) épouse Jeanne Marie Corinne GUILAND le 01 février 1815. Jacques (1816-1876), qui a 2 sœurs assume la descendance.
De son mariage avec Marie GIROU naissent 3 enfants, là encore un seul garçon.
Jacques Marie de LAPORTE (1856-1911) s’unit à Marie CESAR (1866-1955) le 22 juillet 1893. Là encore 1 garçon et 2 filles. La sépulture de cette famille se trouve dans le cimetière de Ceyzérieu.
Léon Marius (1901-1969) épouse Joséphine Claudine BRUN (1901-1977), d’où 2 garçons et 1 fille.
Jacques Louis (1930-2002) et marc (1935-2007).
La famille MACOGNIN de LA PIERRE
Une étude Suisse, conformément à la généalogie ancienne retrouvée, donne l'origine Bugiste de cette famille de MACOGNIN.
Elle prend le nom de MACOGNIN de LA PIERRE, seigneurie proche de Ceyzérieu.
Jean de MACOGNIN, écuyer, seigneur du lieu, se marie avec Melchionne BALET. De ce mariage nait 6 enfants. Claude garde et assure la continuité dans la seigneurie de La Pierre. Son frère puiné et dernier enfant, Pierre s'expatrie à Saint Maurice en Valais avec son épouse FRANC Pernette. Les syndics et conseillers du roi à Belley, capitale du Bugey, certifient par acte, que cette famille c'est toujours comporté noblement, ainsi que ses père et mère, aieux, trisaieuls.. Pierre, syndics de la ville de Saint Maurice en Valais, est la souche de toute la famille qui y vit encore à ce jour. Henri le frère, religieux, vient en Valais, est devient chanoine abbaye de saint Maurice du Valais, où il décède en 1649 âgé de 74 ans. Pierre, un autre frère, vient les rejoindre en tant que prêtre à la même abbaye.
La famille d’Ambronay
Pas de d’écu pour cette famille.
Vespasien de LA PORTE a trois fils François, Prosper et Claude. Les deux derniers décèdent avant 1666.
François unit avec Nathäelle REVERDY, d’où deux fils au moins Jean Denis et Vespasien (+17 janvier 1677).
Jean Denis décédé le 27 octobre 1667, est cité bourgeois, marchand, fermier général des revenus de l’abbaye d’Ambronay.
Son fils, Pierre (1660-1719), marchand et bourgeois, se marie en 1680 avec MONIN Françoise (?-1729), d’où 8 enfants. Certains sont nommés DELAPORTE d’autres LAPORTE. François (1686 ?-1766) s’expatrie comme chapelier à Saint Jean le Vieux. Le patronyme de toute la descendance devient LAPORTE.
L’autre fils Léonard (1663 ?- 1746) devient maître chirurgien, bourgeois du lieu. Marié en 1691 avec Barbe GUYARD. Ce couple a 13 enfants. Leur fils François devient notaire royal et procureur de justice d’Ambronay. Gabrielle RIVAT, après leur mariage en 1734, lui donne 3 enfants. Gaspard l’ainé, reprend la charge de notaire royal. De son union avec Christine BOUCHACOURT en 1769 à Macon, il a 11 enfants. Seul Joseph Vespasien (1782-1863) aura une descendance de son mariage en 1814 avec Françoise Olympe PERRET (1797-1857). Il quitte Ambronay pour être négociant à Lyon, où naissent 2 de leurs 3 enfants (1816-1819). Ils quittent Lyon pour Rouen, où toute la descendance s’établie jusqu’à nos jours et disparait d’Ambronay. Leur fille, Julie Françoise Olympe DELAPORTE, née à Lyon en 1819, est la dernière du nom à mourir à Saint Jean le Vieux en 1880.

Joseph Vespasien de LAPORTE
Nous trouvons les deux écritures dans les textes anciens.
L'écriture exacte est DOUGLAS ou de DOUGLAS.
Cette famille, originaire d’Ecosse, possède un très long lignage de noblesse depuis, selon la légende, le VIIIème siècle. Les mariages sont nombreux avec les plus hauts dignitaires, dont Marie STUART, Marguerite d'ANGLETERRE, etc. Cette famille a toujours été très proche de la famille royale.
Plusieurs s'illustrèrent dans leur pays d'origine avant qu'une branche s'installe en France.
Je n'en cite que quelques uns...
Jacques, fils de Guillaume, véritable fondateur de cette puissance maison, participe à l’affranchissement de l’Ecosse. Le roi Robert BRUCE le charge de porter son cœur en Palestine lors de son décès. Il part en 1329, accoste en Espagne, et s’engage pour guerroyer contre les Maures. C’est à partir de là que leurs armoiries comportent un cœur sanglant surmonté d’une couronne. Son frère Archibald hérite de ses biens et devient régent du royaume. Il décède dans une bataille en 1333.
L'alliance entre les deux pays, signifiait que lorsque la France était en guerre contre l'Angleterre, les Écossais étaient souvent appelés à aider leur allié. La preuve en est : Sir William Douglas, surnommé la "fleur de la chevalerie", combat pour les Français contre les Anglais lors de la guerre de 100 ans.
Guillaume, fils d'Archibald, négocie son pays avec le roi d'Angleterre, il est assassiné par son cousin en 1354.
Archibald DOUGLAS 4ème comte prend part à la conspiration dans le but d’assassiner le duc héritier du trône d’Ecosse. En 1421, la régente le charge de mener 5000 hommes au roi de France, Charles VII. Arrivée en France avec son beau frère Jean STUART, c'est lui qui forme la branche française de cette illustre famille.
Dans les registres de PEINCEDE, il existe une lettre d'alliance entre Jean duc de Bourgogne et Archebald comte DOUGLAS, seigneur de Galway. Ce dernier promet de servir le duc, défendre le pays, avec 300 hommes d'armes pendant deux mois, à ses frais. La lettre est datée du 02 avril 1412.
Il s'installe en Bretagne et leur vie va se mêler à celle des hauts et puissants du royaume de France, en passant par les champs de batailles et par les plus grandes charges.
La famille du Glas est présente en la paroisse de Laz, Pontpol en Châteauneuf-du-Faou, Pratulo en Cléden-Poher, Ployart et Arrancy en Picardie, puis Montréal en Bugey, est présente entre 1427 et 1562 dans les paroisses de Laz, Châteauneuf et Cléden de l'évêché de Cornouaille. Leurs armoiries sont un écu bleu avec un château à trois tours d'argent, maçonnées en noir.
Extrait des titres de noblesse et généalogie de la famille du Glas, originaire d'Ecosse, dont une branche s'est établie en Bretagne par un cadet nommé Guillaume qui épousa Marguerite de Pratulocq Chasteauneuf, héritière de ladite maison. Leurs descendants porteront les armoiries de la maison de Pratuloch, disposées en quenouille avec les armoiries et le nom des du Glas, comme indiqué ici en 1440. Du Glas de Pratuloc porte un écu bleu avec un château à trois tours doubles en argent, maçonnées en noir (représentant Pratuloc) ; chargé d'argent, un cœur rouge couronné royalement sur un chef bleu portant trois étoiles d'argent (représentant du Glas).
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| DOUGLAS seigneur de Patruloc |
Philippe DOUGLAS seigneur d'Arrancy |
DOUGLAS comte de Montréal |
Le comte du GLAS est nommé connétable de France en 1421. Par lettres patentes du 19 avril 1424, il reçoit le duché de Touraine à tenir en pairie par lui et ses héritiers mâles du corps. Son fils Jacques meurt au siège de Verneuil en 1424, il est enterré dans l'église Sainte-Croix d'Orléans.
Archimbaud se marie en 1440 avec l'héritière de Pratuloc originaire de tous les DUGLAS Ou DOUGLAS de France.
Son petit fils Olivier du GLAS, maître d'hôtel de la duchesse de Guise, gouverneur des places fortes de l'abbaye de Saint-Nicaise de Reims, se marie par contrat le 23 octobre 1530 avec Isabelle de VIGNANCOURT. ils ont 4 garçons et une fille, dont Valentin évêque de Laon mort en 1598.
Louis, l'ainé, marié à Isabelle de MANDY eut trois enfants, dont Louis.
Ce dernier, officier, gouverneur de Soissons, prend pour épouse Catherine d'AUMALE le 21 septembre 1593, dont est issu Antoine.
Le Bugey est une terre lointaine de la Bretagne. Comment est-il arrivé dans le Bugey ? Avec l'Armée ? Par connaissance ? Mystère.
Le linteau au dessus de la porte d'entrée extérieure de la chapelle familiale dans l'église de Montréal-la-Cluse porte l'écusson des DOUGLAS et la date de 1619. Cette date prouve que la famille est installée à cette date dans le village.
Antoine du GLAS (1595-1643) est seigneur de Dortan. Il épouse Françoise RUBAT le 27 février 1619. La dalle funéraire, avec ses armoiries, rappelle qu'il est major au régiment de Thianges à sa mort en 1643.
Leur fils Pierre (1623-1703), écuyer, capitaine au régiment de Bourgogne épouse le 23 juin 1648 Françoise CHARBONNIER (1630-1710). Ce couple a 8 enfants dont 5 garçons.
Charles Joseph (1653-1723), 3ème enfant, se marie le 01 mars 1680 à Lyon avec Catherine SIMONET 1633-1710). Onze enfants sont issus de ce couple. Les filles prennent maris dans les familles nobles comme les MOYRIA de VOLOGNAT, FORCRAND, ...
Charles (1669-1750) écuyer, seigneur de Mépuillat et L'Isle, épouse Marie DELILIA (1692-1713), puis Marianne de RUFFIN (1685-1750). Sept enfants voient le jour de la première union dont 4 garçons.
François Prosper (1725-1781), chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment de Languedoc. Comme militaire, il part au Canada. Il y épouse Charlotte de LA CORNE de CHAPTES (1741-1764) le 13 avril 1757 à Montréal. Il revient en France après le 02 juillet 1760 avec ses 2 garçons nés à Montréal au Canada. Deux autres naissent , l'un à Bridoré en Touraine et le dernier à Auch. Luc Charles Sholto, deuxième mâle, devient abbé à Auch. Vivant à Paris, il refuse de prêter serment. il est massacré à la prison des Carmes en septembre 1792. La légende veut qu'il était dans le secret de la fuite du roi à Varennes et avait recruté des conjurés à cet effet. je n'ai rien trouvé sur Prosper le troisième enfant à part sa naissance. Le dernier né le 09 juin 1762 à Auch à comme parrain Jean François de MONTILLET de GRENAUD né à Champdor (Ain).
Louis Archambaud (1758-1842), conseiller général de l'Ain, député de l'Ain, vicomte, chevalier, se marie avec Anne Victoire Gabrielle d'ESPINEY de LAYE (1760-1797) avec qui il a 5 garçons dont seul un survivra ; et une deuxième fois avec Marie Anne Jacqueline CATALAN (1778-?) avec laquelle il n'a pas de descendance. Il fut le dernier seigneur comte de Montréal ; il fit construire un nouveau château dans la plaine près de la ville. Ce château fut acquis par la municipalité de Montréal-Cluse au cours de l'année 2000.
Charles Joseph Marie Sholto, vicomte, chevalier de Malte, prend pour épouse Guillermine Joséphine JALLIER du MOLLARD (1796-1842), dont 2 garçons et deux filles.
A partir de ce moment, la famille se partage et quitte plus où moins Montréal-la-Cluse et leur château familial.
Louis Archambaud (1814-1889), l'ainé des enfants, se marie dans l'Isere avec Paule Marie GAMAU de MONTVAL (1821-1852) d'où 5 enfants ; et une deuxième fois à Lyon avec Jeanne Marie GOURD.
L'ainé, Louis Archambaud Georges (1843-1872) décède en 1872 à Amanvillers (57) lors de la guerre de 1870 à 27 ans, sans postérité.
Son frère Jacques Théodore Sholto (1844-1925) épouse Yvonne Jeanne Marie LE GENTIL de PAROY le 15 mais 1872 à Paris. Les quatre garçons ont une descendance sur Paris.
Olivier Marie René (1877-1914) a deux enfants de sa première union le 27 juillet 1905 avec Marie Félicie Augustine Marguerite d'AVENE de FONTAINE (1884-1909) et deux autres avec Pauline Marie Anne d'ARESTE de LA CHAVANNE (1885-1939). La mère des deux premier étant décédée les enfants sont recueillis par leur tante et prennent le patronyme de Georges Archimbaud Marie de DOUGLAS de CHAPEL d'ESPINASSOUS et de Marguerite Marie Henriette Yvonne de DOUGLAS de CHAPEL d'ESPINASSOUS. C'est par le mariage de cette dernière que le château de Montréal-la-Cluse arrive dans la famille d'AYGUESVIVES. Ce sont eux qui vendent la demeure à la commune.
César Marie Archambaud (1826-1894) est né à Panossas (38), patrie de sa mère, marié le 02 janvier 1862 avec Marie PEYRET (1829-?). Ont-ils eut descendance ? je n'ai pas la réponse.
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de DOUGLAS 1595-1643 |
de DOUGLAS 1689-1750 |
de DOUGLAS |
de DOUGLAS 1758-1842 |
La famille DOUGLAS ou de DOUGLAS, disparait de Montréal-la-Cluse. Il ne reste que les dalles funéraires dans leur chapelle familiale en l'église du village et ces quelques portraits qui se trouvaient dans le château.
Trois membres de la familles ont été élus dans l'Ain.
de DOUGLAS Charles Joseph Marie Sholto 1736-1846. Elu conseiller d'arrondissement de Nantua de 1828 à 1830.
de DOUGLAS Louis Archambaud 1758-1842. Comte. Malgré une brève détention pendant la Révolution, il est nommé commandant de la milice cantonale le 20 septembre 1789. Il est maire de Montréal de 1802 à 1830 ; conseiller général de 1800 à 1810 ; Président du canton en 1803 ; député de l'Ain de 1815 à 1816.
de DOUGLAS louis Archambaud Georges. Maire de Montréal par arrêté en 1858 jusqu'en 1865 ; conseiller général de 1861 à 1870.
Pendant mes recherches historiques sur les familles de MONTILLET et de MONTILLET de GRENAUD, pour mon premier livre ; puis pour les seigneurs propriétaires d'un château sur le plateau d'Hauteville : de LONGECOMBE, de VILLETTE, de ROUGEMONT, de MICHAUD, de GRENAUD, d'ANGEVILLE, j'ai amassé tout ce que je trouvais sur les familles alliées et les autres....
De feuilleter l'armorial de Bresse, Bugey et Dombes de Samuel GUICHENON, en long et large, celui de Savoie par le Comte de FORAS, mais aussi l'armorial de REVEREND du MESNIL, m'a donné envie compléter toutes ces généalogies des familles nobles ou bourgeoises de l'Ain. GUICHENON a été édité en 1649 ; FORAS en 1899 avec un nouveau volume de complément en 2020.
Mon tableau actuel se compose de 215 patronymes. Pour certains un ou deux documents, un blason, ou le début d'une généalogie, pour d'autres quelques dizaines d'actes et une généalogie presque complète.
Voici une extrait de mon tableau d'étude des familles étudiées. Il comporte le patronyme, le lieu, si je possède le blason, la généalogie, informatisée ou non, les dates de début et fin extrêmes de la généalogie et le nombre d'individus, si le dossier comporte ou non des actes notariaux.
Pour étoffer chaque dossier je collecte tous les actes concernant cette famille. A commencer, bien sûr par les actes notariés, mais d'autres sources peu connues sont très utiles surtout pour les nobles.





